MH17, AH5017... le coût de l'assurance aviation risque de grimper en flèche

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La série de catastrophes aériennes survenue cette année - un Boeing perdu par Malaysia Airlines, un autre abattu en Ukraine, un crash à Taiwan et un autre au Mali en moins d'une semaine... - pourrait également déboucher sur une hausse des prix des polices d'assurance.
La série de catastrophes aériennes survenue cette année - un Boeing "perdu par Malaysia Airlines, un autre abattu en Ukraine, un crash à Taiwan et un autre au Mali en moins d'une semaine... - pourrait également déboucher sur une hausse des prix des polices d'assurance. (Crédits : reuters.com)
Le surcoût des polices d'assurance pour les compagnies aériennes risquerait de dépasser celui de 2001, évalué à 2 milliards de dollars.

2014 s'annonce pire que 2001 pour les assureurs. Cette année-là, après les attentats survenus à New York et Washington, les tarifs pratiqués par les compagnies d'assurance sur certains risques (notamment de guerre) s'étaient envolés. L'Association internationale du transport aérien (Iata) chiffre le surcoût à 2 milliards de dollars (1,5 milliard d'euros environ selon le taux de conversion actuel).

Le prix des polices "risque de guerre" flambe

La série de catastrophes aériennes survenues cette année - un Boeing "perdu par Malaysia Airlines, un autre abattu en Ukraine, un crash à Taiwan sans compter celui du Mali en moins d'une semaine... - pourrait également déboucher sur une hausse des prix des polices d'assurance. C'est du moins ce que plusieurs sources dans le secteur ont signalé au Financial Times.

Certaines compagnies réfléchissent même à supprimer totalement leurs couvertures pour des vols dont le trajet passe au-dessus de zones de guerre comme au Moyen-Orient ou en Afrique, affirme le quotidien financier. Sont en particulier concernées les polices d'assurance "risque de guerre". 

Des garanties publiques

Habituellement, les compagnies assurant le secteur de l'aérien s'en tireraient pour environ 600 millions de dollars de coûts annuels, indique le FT. Cette année, l'addition devrait donc être bien plus élevée. Cependant, elle ne devrait pas être connue avant longtemps : si l'évaluation des dommages physiques peut être relativement rapide, son règlement, lui, peut durer des années.  

L'association française des assureurs, rappelle sur son site internet, qu'après les attentats du 11 septembre, des dispositifs d'aide publique ont été mis en place pour pallier le manque éventuel de couverture en cas de "risque de guerre" (actes de terrorisme compris) concernant la responsabilité civile envers les tiers non transportés. En Europe, ces dispositifs ont été supprimés en 2002.

Pour aller plus loin :

>> MH17 : des indemnisations plus élevées si "l'Ukraine est déclarée en état de guerre"

>> 11 Septembre : l'aérien a payé un lourd tribut aux restructurations

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Commentaires
a écrit le 28/07/2014 à 18:48 :
Il faudra payer plus cher pour se faire tuer ?

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