La LMDE veut être placée sous sauvegarde en attendant un repreneur

 |   |  427  mots
La mutuelle étudiante est confrontée à de nouvelles difficultés financières.
La mutuelle étudiante est confrontée à de nouvelles difficultés financières. (Crédits : reuters.com)
La mutuelle étudiante estime ne plus être en mesure d'assurer son financement au delà des 12 prochains mois. La polémique sur l'existence de ces sociétés privées détentrices d'une délégation de service public est relancée.

La Mutuelle des étudiants (LMDE), qui connait de très grandes difficultés financières, a demandé au tribunal son placement sous sauvegarde de justice, et espère la nomination d'un administrateur judiciaire avant de trouver un repreneur, a appris l'AFP mercredi auprès de l'organisation.

Déjà sous administration provisoire

Une ardoise qui s'élève à 35 millions d'euros, des frais de gestion exorbitants, des délais de remboursement qui s'allongent pour les étudiants, des cartes vitales envoyées de plus en plus tardivement: les griefs sont nombreux contre la première mutuelle étudiante, née sur les cendres de la MNEF, et placée sous administration provisoire depuis juillet.

Saisi fin janvier, le tribunal de Créteil rendra sa décision lundi sur la demande de mise sous sauvegarde de justice.

"La sauvegarde permettrait le gel des dettes antérieures" à 2015 et "la nomination d'un administrateur judiciaire", pour prendre les décisions les plus importantes, en vue d'un plan de sauvetage, a précisé à l'AFP l'administratrice provisoire Anne-Marie Cozien.

Les remboursements de soins continueront

Les grandes difficultés que traverse la mutuelle peuvent l'entraîner vers une "cessation de paiement d'ici la fin de l'année si rien n'est fait", selon elle. Pour autant, l'administratrice se veut rassurante: "Tous les étudiants seront remboursés de leurs frais de santé".

Pour ce faire, "soit les dépenses antérieures seront considérées comme des dépenses sociales" par le tribunal, soit "la caisse nationale d'assurance maladie avancera les remboursements, que la LMDE remboursera par la suite", a-t-elle précisé.

La Sécurité sociale des étudiants est déléguée à deux organismes, la LMDE et le réseau de mutuelles régionales EmeVia (dont la Smerep fait partie). Elles remboursent les dépenses de soins d'un peu plus de 1,7 million d'étudiants et ont perçu à ce titre 93 millions d'euros de l'Etat.

Polémique sur les mutuelles étudiantes

Plusieurs organisations étudiantes et parlementaires demandent la fin de cette délégation de service public et l'intégration des étudiants au régime général de sécurité sociale.

Une enquête publiée en septembre de la Fage, deuxième organisation étudiante, et de l'UFC-Que choisir pointait du doigt de graves dysfonctionnements dans la gestion des mutuelles. La Cour des comptes avait elle aussi épinglé la sécurité sociale étudiante en septembre 2013 pour "sa qualité de service très insuffisante" ou "ses coûts de gestion élevés".

Lire aussi: Après Que Choisir et le Sénat, la Cour des Comptes épingle les mutuelles étudiantes

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 05/02/2015 à 12:44 :
Que la Sécurité Sociale reprenne la gestion est une décision qui s'impose depuis des années mais qu'aucun Gouvernement n'a eu le courage de prendre.
Que les Gouvernements socialistes ne l'aient pas fait s'explique car on ne supprime pas une école de formation d'apparatchiks dévoués à ses couleurs.
Réponse de le 11/02/2015 à 19:18 :
Cédons la mutuelle au PS, à charge pour lui de recapitaliser la LMDE avant de la céder pour 1 euro symbolique à la Sécu...
Pour une fois, le PS servira à quelque chose !
a écrit le 05/02/2015 à 12:18 :
de l'irresponsabilité et de la mauvaise gestion des socialistes français, et on ne fera pas la liste, souvenons nous des banques nationalisées comme le Crédit Lyonnais, de l'épargne miraculeuse comme les actions Eurotunnel etc...
Réponse de le 05/02/2015 à 12:43 :
Rien à voir avec quelque partie que ce soit! Les problèmes étaient existants avant.
Le problème réel est la vision court terme de nos politiciens, quelque soit le point de vue politique.
Il est important de souligner que nos politiques n'ont aucune continuité (contrairement aux Etats-Unis où quelque soit le parti politique, la vision est plutôt à long terme malgré quelques aménagements personnels). Ils veulent mettre leur empreint, sans ce soucier du bien fondé à long terme (ex: sociétés d'autoroute vendu par un memebre du parti de droite, ou plus recemment un partie de gauche qui veut interdire et/ou créer un impôt indirect sur une certine catégorie de véhicule).
Si nos politiques voyaient plus loin que leur nez alors nous seriont dans une meilleure situation.
bref, il faut réformer à long terme. Mais ni les politiques, ni les français électeurs, n'en sont capables. Et oui, on pense d'abord à son confort immédiat, plus qu'à son confort à long terme. Mais après on rale!!
ex. : le découpage des région qui fait polémique. On veut garder son identité régionale, mais on se plaint de payer cher nos administrations par sa multiplication notamment. Par ce regroupement, on pourrait réduire le nombre de représentants, le nombre d'établissement avec le coût de fonctionnement que cela engendre, le nombre de strate administratif, .... Mais non, nous sommes français (et toute la signification que cela a derrière)!!
a écrit le 05/02/2015 à 10:23 :
C'est étonnant. Si j'écoute ce que disent les mutuelles, ce sont des sociétés de bienfaisance qui ne font pas de bénéfices mais sont toutes entières dédiées au bien être de leurs adhérents.
Si une mutuelle ne fait pas de bénéfices, comment peut elle faire des pertes ?
Et surtout, une mutuelle n'a pas comme actionnaires des méchants capitalistes mais des gentils coopérateurs.
Qui sera le repreneur ? Une autre mutuelle ? MGEN ? MGP ? MGPTT ? Avec quel argernt ? l'argnet des mutualistes ?
Réponse de le 05/02/2015 à 11:45 :
Parce que ce sont des technocrates qui gèrent, et comme disait Coluche "Les technocrates si on leur donnait le Sahara, dans cinq ans il faudrait qu'ils achètent du sable ailleurs (L'étudiant))
Réponse de le 05/02/2015 à 12:27 :
@Pepe12 : Vous vous trompez, la LMDE n'est pas une mutuelle classique, elle jouit de son quasi-monopole (avec la SMEBA) au profit des étudiants, qui bien souvent finissent par se résigner.
Et pour cause, chaque remboursement est un combat, chaque appel est un scandale, alors que l'adhésion est obligatoire ; je n'ose même pas parler des multiples scandales concernant les directions (détournements de fonds, abus de biens sociaux, ...)
Il est improbable que cet organisme se targue de l'appellation "mutuelle", le terme mafia serait plus approprié ; il suffit de voir les milliers de litige à son propos sur la toile.
Réponse de le 05/02/2015 à 12:30 :
Tout s'explique :
Si on vous dit qu'elle n'est pas là pour faire des bénéfices, cela peut s'expliquer par la redisitribution de ces derniers dans le coût de la mutuelle. Ce qui reste à vérifier, mais n'est pas la norme!
En faite tout dépend de son coût du risque. En règle générale, les assureurs compensent la perte dans cette branche par les autres assurances ( de biens ou de personnes). Ce que ne peut pas faire la LMDE!
Par contre, la perte s'explique encore plus facilement. Tout est question, comme en haut, du cout de son risque. Pour faire simple, les primes (cotisations d'assurances) sont moins importantes que les remboursements effectués à ses adhérents sociétaires.
Certes, d'autres paramètres entrent en jeu. Ce que nous parle l'article : le coût de fonctionnement de l'assureur. Dans le cas de la LMDE, si ses frais de fonctionnement étaient moins élevés, peut être que son problème seraient vite résolu. Mais allez dire cela à une "administration"
On peut transposer cette réflexion à notre Sécurité Sociale. En extrapolant légèrement à nos divers administratons, nous sommes dans le même cas : les coûts de fonctionnement sont élevés, les recettes (impôts) insuffisantes.
La solution pour un entrepreneur privé est, dans ce cas, de diminuer ses coûts de fonctionnements (ce que l'on appelle la compétitivité) par une diminution de sa masse salariale, des charges fixes, de ses charges variables.... L'augmentation des prix lui est impossible à cause de la concurrence.
Dans nos services administratifs, il devrait en etre fait de même. Mais nos politiques, ne réfléchissent pas pareil! La seule solution (en vision électoraliste) qu'ils trouvent à chaque fois est d'augmenter les impôts, alors qu'il faudrait réduire les coûts de fonctionnement. Heureusement qu'ils ne vivent pas dans un monde concurrentiel!
Bref, si la LMDE veut s'en sortir définitivement, elle n'a qu'une seule possibilité : se réformer de l'ntérieur!
a écrit le 05/02/2015 à 9:27 :
Il faut bien entendu, supprimer ces assurances privées déléguées, qui sont obligatoires pour les étudiants et les laisser bénéficiaires avec le compte de la couverture du régime de leurs parents, en place depuis de trop nombreuses années cette escroquerie doit cesser c'est une réforme à faire rapidement, Etudiant à raison sur les plan politique aussi.
a écrit le 05/02/2015 à 8:07 :
Il faut supprimer la LMDE et rattacher les étudiants au régime général de la sécurité sociale.
La LMDE ne sert à rien sinon à caser tous les dirigeants de l'UNEF et autres jeunes pousses du PS aux frais des étudiants comme jadis avec le scandale de la MNEF. La gabegie socialiste cela suffit !
Réponse de le 05/02/2015 à 9:29 :
Bravo aux dirigeants de cette mutuelle en quasi-monopole (oligopole en tout cas) qui ont réussi à l'envoyer à la faillite !
Ce sont les impôts des compétents qui vont encore boucher les trous...
Les dirigeants mutualistes sont fin prêts pour devenir ministres socialistes !
Réponse de le 05/02/2015 à 12:48 :
C'est tellement vrai!que des profiteurs qui s'en mette plein les poches au détriment des étudiant et indirectement de certains parents qui peuvent aider leurs enfants. Les dirigeants devraient être poursuivis en justice plutôt que de trouver des planqués au parti socialiste.
Réponse de le 10/02/2015 à 7:45 :
C'est tellement vrai que la SMEBA a été créée pour contrecarrer la mutuelle socialiste MNEF, j'y était.
De tout temps , les mutuelles ont servi de vivier aux jeunes politiques, socialo, communiste. Il n'est donc pas étonnant qu'il y ait défaillance.
J'espère que les médecins résisteront et ne se livreront pas aux dictats du relais politique que sont les mutuelles.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :