Assurance : 80% des Millennials tentés par les Gafa et les startups

Etude Bain & Company - assurance gafa tech
Bain & Company

Etude Bain & Company - assurance gafa tech
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Un comparateur d'assurance auto signé Google (arrêté en 2016), des contrats d'assurances proposés en partenariat sur le site d'Amazon : les Gafa et autres entreprises de la Tech s'intéressent depuis un moment au marché de l'assurance. Cet intérêt semble désormais partagé, puisque 52% des assurés français se disent ouverts à l'idée de souscrire une assurance auprès d'un nouvel entrant, ne venant pas forcément du secteur, selon le rapport 2018 réalisée par le cabinet Bain & Company sur les comportements et la loyauté des clients dans l'assurance. Parmi les différents profils d'assuré, une catégorie montre encore plus d'appétence : celle des Millenials (au sens large : le cabinet parle des clients de 18 à 34 ans).
L'étude montre que 80% des Millennials seraient prêts à se tourner vers les Google, Amazon, Facebook, Apple, ou plus largement de nouveaux entrants, tels que les Insurtech (startups de l'assurance) pour souscrire ce type de produits. Un niveau plus élevé qu'en Allemagne et aux Pays-Bas notamment.
Selon le cabinet de conseil, ce crédit grandissant accordé aux nouveaux entrants se fait avant tout dans un contexte d'accélération digitale, mais aussi parce que les assurés, notamment les Millenials, sont à la recherche d'acteurs qui pourraient satisfaire leurs attentes.
Mais pour l'heure, que ce soit chez les assureurs traditionnels ou les nouveaux entrants, « seule une poignée d'acteurs satisfait aujourd'hui les éléments fondamentaux auxquels les assurés attachent le plus d'importance », considère Bain & Co dans son étude, ajoutant même qu'aucun ne répond aux attentes des Millennials.
D'après l'étude, moins de la moitié des assurés français estime que leur assureur leur délivre un niveau élevé de qualité de service. En effet, seuls 40% des sondés leur attribuent une note supérieure ou égale à 8 sur 10. Juste après la qualité, les anti-tracas en assurances dommages et l'information en assurance vie, sont les éléments qui comptent le plus pour les assurés. Or, moins de 30% des assurés attribuent une note élevée sur ces deux points.
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| Lire l'intégralité de l'étude mondiale de Bain & Company (en anglais)
Le cabinet, qui relève que « depuis 2014, la part des assurés actifs sur les canaux digitaux a considérablement augmenté », a également tenu à souligner la nécessité pour les assureurs de poursuivre leurs efforts vers la digitalisation pour satisfaire leurs clients et se conformer aux changement des usages digitaux.
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Or le cabinet de conseil constate que les canaux digitaux sont loin d'être plébiscités : ils recueillent un très mauvais score de recommandation (le "net promoter score" ou NPS, moyenne des détracteurs et des "promoteurs"), négatif, de -15, lorsque les assurés ont des interactions 100% digitales dans un dossier de dommage. Le NPS est également négatif (-1) pour des demandes basiques traitées par une interface numérique quand il est de +19 chez les assurés passés par les canaux traditionnels (face à face ou par téléphone).