L'assurance de la jeunesse... a de l'avenir en ligne

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En assurance auto, les moins de 25 ans ont un problème spécifique, celui du coût exorbitant de leur prime annuelle. C'est en réponse à cette problématique que Direct Assurance (filiale d'Axa) a mis en place un contrat qui leur est plus particulièrement destiné, avec YouDrive, une assurance connectée.
En assurance auto, les moins de 25 ans ont un problème spécifique, celui du coût exorbitant de leur prime annuelle. C'est en réponse à cette problématique que Direct Assurance (filiale d'Axa) a mis en place un contrat qui leur est plus particulièrement destiné, avec YouDrive, une assurance connectée. (Crédits : DR)
Les moins de 30 ans ont une conscience aiguë de leur précarité financière. D'où une volonté d'épargner, ce dont pourraient profiter les assureurs, s'ils savent s'adapter aux modes de consommation de cette clientèle.

Qui a dit que les moins de 30 ans se moquaient de l'assurance, qu'ils avaient autre chose en tête ? Bien au contraire ! Qu'il s'agisse de leur épargne ou de leur auto, les "Millennials" se montrent très préoccupés par ces sujets, mais abordent le monde de l'assurance avec leur prisme.

L'épargne ? On pourrait penser que les moins de 30 ans s'en moquent. C'est tout le contraire, comme le démontre une étude européenne de Towers Watson. Certes, les 18-24 ans n'ont pas vraiment les moyens de mettre de l'argent de côté. Mais la tranche d'âge des 25-34 ans est celle qui cherche le plus fréquemment à épargner chaque mois, plus que toutes les autres catégories d'âge. Sous l'effet de la crise, le sentiment d'une grande incertitude économique et financière est beaucoup plus présent que pour les générations précédentes, d'où une volonté de mettre de côté. Il y a là bien sûr un enjeu pour les assureurs. En France comme dans les autres pays européens, les banques ont pris une large part du marché de l'assurance-vie (un peu moins des deux tiers). Mais les assureurs résistent, et ils ont pour atout l'habitude, très française, d'aller directement voir un assureur (alors qu'ailleurs en Europe, un intermédiaire s'interpose le plus souvent). Ils peuvent tirer leur épingle du jeu à condition d'adapter leur mode de distribution. Sans surprise, les jeunes privilégient le numérique, et s'attachent beaucoup moins que leurs aînés à une marque. Ils vont chercher beaucoup d'informations en ligne. Sur les comparateurs, notamment.

« Les moins de 35 ans sont les premiers à faire le succès de notre site » souligne Hamid Benamara, directeur général du site de comparaison d'assurances les Furets. Comme les plus âgés, les moins de 30 ans ne souscrivent pas nécessairement en ligne - ils le font tout de même plus souvent -, mais ils se renseignent beaucoup plus via Internet.

Une offre en ligne encore souvent pauvre

Le principal défi, pour les assureurs, est d'adapter leur canal de ventes digitales, mais aussi leur offre. Certains mutualistes présentent encore sur leur site un « parcours client » daté, connoté années 1990, et surtout l'offre en ligne reste pauvre, notamment en matière financière. Alors que les jeunes pourraient acheter des produits d'épargne en ligne qui soient adaptés à leur demande. C'est ce que souligne Guillaume Beneteau, responsable du département assurance-vie de Towers Watson France :

« Si les compagnies d'assurance mettaient en place les bonnes technologies de distribution digitale, elles seraient en mesure de répondre aux besoins émergents des consommateurs, en leur permettant de comparer et de choisir plus facilement des produits financiers conçus en fonction de leurs préférences ».

En assurance auto, les moins de 25 ans ont un problème spécifique, celui du coût exorbitant de leur prime annuelle. C'est en réponse à cette problématique que Direct Assurance (filiale d'Axa) a mis en place un contrat qui leur est plus particulièrement destiné, avec YouDrive, une assurance connectée. Si la conduite est prudente, le coût de l'assurance peut être réduit mois après mois, sans atteindre treize ans de conduite ! (le délai habituel pour obtenir un bonus à 50%).

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Commentaires
a écrit le 11/05/2016 à 21:41 :
La précarité financière des jeunes...que ne connaissaient pas les générations précédentes. Encore la manipulation et la guerre des générations.
Nous n'avions ni voiture, ni TV, ni téléphone, ni ordinateur et les vacances se passaient à la maison, à la remettre en état. 50% du budget pour le logement dans une chambre de bonne, 50% pour l'alimentation.
La soi-disant précarité des jeunes ayant des assurances automobiles à payer, des forfaits internet et mobile, se précipitant sur les routes, créant des embouteillages monstres pour aller skier, est une situation de personnes à l'aise, et non précaires.
Un minimum d'honnêteté serait la bienvenue

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