Le résultat net du groupe d’assurance mutualiste a été divisé par deux en 2020. C’est le prix des efforts de solidarité déployés par le groupe, qui s’élève à 363 millions d’euros. Covéa souhaite passer en revue ses risques dans le cadre de son nouveau plan stratégique 2022-2024. Et reste toujours intéressé par une diversification stratégique dans la réassurance.
La solidarité a un prix. Pour le groupe Covéa, qui regroupe les mutuelles MMA, GMF et MAAF, les mesures exceptionnelles liées au Covid s'élèvent, en 2020, à 457 millions d'euros, dont 363 millions d'indemnités (231 millions) ou de remises de primes (107 millions), et 93 millions de contributions aux efforts de solidarité de place (taxe santé comprise !). Par ailleurs, le groupe supporte un montant de sinistres net de réassurance de 456 millions d'euros, essentiellement en pertes d'exploitation.
Au total, le résultat net du groupe a été divisé par deux l'an dernier à 415 millions d'euros, contre 858 millions d'euros en 2018. L'intégralité des résultats provient des résultats financiers, le résultat technique des activités non vie étant en perte, avec un ratio combiné de 100,8%.
Le chiffre d'affaires a reculé, de son côté, de 4,5% à 16,6 milliards d'euros, dont près de 90% est réalisé en France. Malgré cette année difficile, le groupe a réussi à maintenir son ratio de solvabilité à un niveau élevé (394%), ainsi que ses fonds propres comptables à 14 milliards d'euros.
Le groupe conserve donc les moyens financiers de ses ambitions, après avoir renoncé, au printemps dernier, au rachat du réassureur PartnerRe, sur une question de prix, en pleine crise sanitaire. De fait, le holding italien Exor a réduit la "fair value" de sa filiale de réassurance de 8 % à 8,25 milliards de dollars dans ses comptes 2020.
La réassurance reste un objectif de diversification
Mais Covéa est toujours intéressé par une diversification de ses activités dans la réassurance. « Notre objectif est bien cette articulation de notre exposition sur les différentes chaînes de valeur et la réassurance est très clairement un segment qui nous intéresse », rappelle Paul Esmein, directeur général adjoint.
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Mais, selon, le numéro deux du groupe, cela ne passe pas forcément par la croissance externe, mais aussi, « par la croissance organique en France ou des expositions au travers de partenariats, comme les investissements que nous avons conclus avec Exor et ParnerRe ».