La solidité financière d’Axa résiste à la crise
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Pour Thomas Burberl, directeur général d'Axa, "la trajectoire est positive pour 2021".
PASCAL ROSSIGNOL
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Pour Thomas Burberl, directeur général d'Axa, "la trajectoire est positive pour 2021".
PASCAL ROSSIGNOL
« Nous avons très bien résisté à la crise », résume Thomas Burberl, directeur général d'Axa, lors de la présentation des résultats annuels du groupe d'assurance. Un avis partagé par le marché, où le titre gagne plus de 2% en matinée. Une hausse également soutenue par l'annonce du versement d'un dividende de 1,43 euro en 2021, soit un rendement de 7% aux cours actuels.
Malgré les appels à la modération des régulateurs européen (EIOPA) et français (ACPR), les deux assureurs français cotés, Axa et Scor, ont malgré tout décidé de revenir à une politique généreuse de redistribution aux actionnaires. Mais il est vrai que les recommandations des régulateurs en matière de dividende sont moins contraignantes dans l'univers de l'assurance que dans celui de la banque.
Les résultats d'Axa en 2020 sont globalement en ligne avec les attentes des analystes financiers. Le chiffre d'affaires (primes) reste stable (-1%) à 97 milliards d'euros et le résultat opérationnel, en recul de 34% à 4,3 milliards d'euros, est affecté, comme prévu, par la crise sanitaire.
La facture du Covid, sur l'année 2020, est conforme aux prévisions du groupe de juin dernier, soit 1,5 milliard d'euros, pour l'essentiel portée par Axa XL, la filiale grands risques du groupe. Au second semestre, le groupe a constaté une hausse des pertes liées au Covid mais cette hausse a été compensée par la baisse de sinistralité en assurance de particuliers, plus forte que prévu.
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Au total, Axa XL affiche une perte opérationnelle de 1,4 milliard d'euros en 2020 mais le groupe confirme son objectif de retour à la profitabilité de sa filiale en visant un résultat opérationnel de 1,2 milliard en 2021. Pour parvenir à ce résultat, le groupe compte sur sa nouvelle politique de souscription, plus restrictive, la réduction de son exposition aux risques de catastrophes naturelles et la mise en place d'une couverture de réassurance spécifique sur certains risques, notamment les sinistres de responsabilité civile aux Etats-Unis.
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