Compte-à-rebours pour les banques françaises sur les paradis fiscaux

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Les banques françaises ont jusqu'à cette fin mars pour se retirer des paradis fiscaux afin de respecter les engagements pris par Paris après la crise financière dans la foulée des réunions du G20.

Il ne reste plus que quelques heures aux banques françaises pour se retirer des paradis fiscaux afin de respecter les engagements pris par Paris après la crise financière dans la foulée des réunions du G20.

La "deadline" avait été fixée à fin mars. Elles doivent respecter une liste établie par la France, différente de celle de l'OCDE qui, comme le reconnaissait ce mardi matin sur BFM Radio, partenaire de La Tribune, le délégué français à la lutte contre les paradis fiscaux, François d'Aubert, se vide peu à peu de son contenu au fur et à mesure des accors bilatéraux signés parfois avec des pays mineurs par les paradis fiscaux supposés. François d'Aubert souligne que les paradis fiscaux abritent quelque 10.000 milliards de dollars de transactions financières.

Selon les informations dévoilées ce mardi par BFM Radio, le Crédit Agricole se serait mis déjà en conformité avec cette exigence. BNP Paribas se serait retirée du Costa Rica et des Bahamas et devrait encore le faire du Panama. La Société Générale hésiterait encore sur ses implantations au Panama, aux Philippines, à Brunei dans l'attente de précision et de clarification sur la définition du paradis fiscal".

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Commentaires
a écrit le 06/04/2010 à 9:08 :
si je comprends bien, seules les banques françaises doivent impérativement cesser toutes activités avec les paradis fiscaux.Pour les autres organismes financiers des autres pays, rien de changé, ça continue comme s'il ne s'était rien passé.Toujours les mèmes qui payent les pots cassés.Bravo quelle Hypocrisie !
a écrit le 30/03/2010 à 11:59 :
Alors que les banques ont pris des risques démesurés et inconsidérés menaçant même la stabilité du système financier dans son ensemble, elles ne devraient subir aucune contrainte. Quelque chose m'échappe...

La paupérisation des états est surtout accentuée par ce phénomène, et non par une mauvaise gestion des finances publiques.
a écrit le 30/03/2010 à 5:09 :
Malheureux juristes d'entreprises, qui vont devoir trouver le TRUC pour contourner d'absurdes digues légales! On aimerait que les professeurs de morale qui nous gouvernent prennent conscience qu'ils vivent dans les dorures - à l'or fin! (sic) - des palais de la république (ex d'Ancien Régime) et et redressent les finances de l'Etat mises à mal depuis 1980 en appliquant à leurs dépenses, y compris personnelles, la modestie qu'ils nous imposent. Les grandes croisades, c'est fini!

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