Baudouin Prot succèdera à Michel Pébereau le 1er décembre 2011

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Michel Pébereau a propulsé la Banque nationale de Paris (BNP), qu'il a rejointe en 1993, parmi les plus grandes banques internationales.

Le calendrier de succession à la tête de BNP Paribas a été précisé. La banque française a annoncé ce mercredi, jour de son assemblée générale, que Baudouin Prot, l'actuel directeur général, succèdera à Michel Pébereau le 1er décembre prochain à la présidence. Jean-Laurent Bonnafé, directeur général délégué et en charge des activités de détail au niveau mondial, prendra la suite de Baudouin Prot. "J'ai consacré dix-huit ans de ma vie à BNP Paribas, dont dix en tant que président-directeur général et huit en tant que président. Diriger les équipes dans la transformation et le développement de l'entreprise, servir ses clients et l'économie des pays où elle est implantée, créer de la valeur pour ses actionnaires ont constitué pour moi une aventure exceptionnelle. J'ai toujours été particulièrement attentif à assurer la relève des générations. Ma conviction est qu'avec les deux dirigeants de très grande qualité que sont Baudouin Prot et Jean-Laurent Bonnafé, l'avenir de BNP Paribas est parfaitement assuré", a déclaré Michel Pébereau.

Conseiller de l'ombre

Très influent dans le milieu des affaires français et conseiller de l'ombre du gouvernement, Michel Pébereau a propulsé la Banque nationale de Paris (BNP), qu'il a rejointe en 1993, parmi les plus grandes banques internationales. En lançant son raid sur Paribas en 1999, d'abord, puis en menant, aux côtés de Baudouin Prot, une campagne d'acquisitions en Europe et aux Etats-Unis, avec les rachats de BancWest, de BNL et de Fortis. Seul Société Générale, convoité à deux reprises, en 1999 et 2008, aura échappé à son appétit.

BNP Paribas est la troisième plus grosse banque européenne par la capitalisation boursière et par ses bénéfices, après l'espagnole Santander et la britannique HSBC. Aujourd'hui, le réseau d'agences de BNP Paribas s'étend de l'Europe aux Etats-Unis en passant par le Maghreb et abrite plus de 200.000 collaborateurs. En 2010, BNP Paribas a réalisé un bénéfice historique, de près de 8 milliards d'euros.

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Commentaires
a écrit le 12/05/2011 à 14:14 :
Si l'on considère le chiffre d'affaire (référence Forbes 2011) la BNP se place à quasi égalité avec Bank of America, qui perd 2 $milliards, aux premiers rangs mondiaux des banques avec plus de 130 $b.n et le classement général de rang 11 en multicritères contre 375 pour son homologue américain. Seuls ING si l'on tient la société pour une banque et Fannie Mae, agence de la Fed qui perd 14 $milliards, sont devant avec respectivement 149 et 154 $b.n de chiffre. La petite banque française sera certainement à la première place l'année prochaine, suivie de près par nos autres banques nationales. Bigre, l'art de ne faire de crédit qu'aux grands!
a écrit le 12/05/2011 à 6:35 :
Beaucoup de retenue dans ce commentaire et hélàs, beaucoup de vérité.
a écrit le 11/05/2011 à 15:00 :
Je suis zemu...la releve des generations a vus ppartir nombre de gens anciens dans l'entreprise, loyaux a son egard et sacrifie sur l'autel des fusions pour faire la place aux nouveaux venus. Ils avaient pourtant concouru a batir les conditions propres a ces acquisitions qui n'ont finalement profite qu'aux grands d'en haut dont on ne peut nier les merites mais qui ont perdu le contact avec les "troupes" et se sont deshumanises. Dommage...
Réponse de le 12/05/2011 à 10:57 :
c est clair et c est vrai dans tout le secteur bancaire c est plus une perte de contact de la realité du terrain c est un gouffre qui s est creusé avec derriere que des discours de bonnes intentions sans suivit Dans ce secteur comme dans bcp d autres les lignes de front sont épuisées et démoralisées
Réponse de le 12/05/2011 à 11:43 :
Il se passe aujourd'hui dans les grands groupes la réalité de la Formule 1. Peu importe qui a conçu le moteur et la voiture, il faut des résultats à chaque tour de piste. Et pour celà, on a recruté des cadres sans histoire, sans passé, et souvent sans savoir faire. Peu importe, les stats priment sur tout. Le problème est que les êtres humains, ne sont ni des moteurs, ni des voitures. Et puis que tant que l'élastique résiste, il faut lui tirer dessus, n'est-ce pas ?.

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