Taxe systémique : Christian Noyer "comprend l'inquiétude des banques françaises"

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Ces contraintes auront des conséquences sur le coût et l'offre de crédit si rien n'est fait, met en garde Christian Noyer.
Ces contraintes auront "des conséquences sur le coût et l'offre de crédit" si rien n'est fait, met en garde Christian Noyer. (Crédits : reuters.com)
Selon le gouverneur de la Banque de France, interrogé par Les Echos, les banques françaises ne peuvent pas cumuler le double poids d'une taxe systémique désormais non déductible et une contribution "surdimensionnée" au fonds de résolution unique européen.

Les banques françaises, qui craignent que la multiplication des nouvelles contributions et taxes systémiques ne pèsent sur leur capacité à financer l'économie, ont le soutien du gouverneur de la Banque de France. Interrogé par Les Echos dans le cadre d'une interview publiée vendredi 14 novembre, Christian Noyer l'a affirmé clairement:

"Je comprends l'inquiétude des banques françaises face à l'accumulation de contraintes domestiques et internationales qui risquent de peser sur leur activité", a-t-il déclaré.

Et d'expliquer:

"Elles ne peuvent notamment pas cumuler une contribution surdimensionnée au fonds de résolution unique européen et une taxe systémique, qui plus est désormais non déductible."

Une contribution au fonds de résolution unique européen "surdimensionnée"

Le ministre des Finances Michel Sapin a en effet fait état début novembre d'un accord franco-allemand pour que les banques des deux pays participent chacune de leur côté à hauteur de 15 milliards d'euros à ce fonds, soit l'équivalent de 30% de son montant, alors que, en terme d'actifs, les banques françaises représentent moins de 25% du total européen.

Les banques françaises sont en outre soumises à une "taxe systémique" nationale dont le projet de loi de finances rectificative présenté cette semaine prévoit qu'elle ne pourra être déductible de l'impôt sur les sociétés.

"Il faut faire des choix et vite"

La Fédération bancaire française (FBF) a notamment demandé mercredi 12 novembre au gouvernement de renoncer à la non déductibilité de cette taxe sur le risque systémique, estimant que la mesure accroîtrait la charge fiscale des banques françaises de 900 millions d'euros sur trois ans.

Le gouverneur n'a pas hésité à presser le gouvernement de faire rapidement des choix sur le sujet.

"Il faut faire des choix et vite, sinon tout ceci aura des conséquences sur le coût et l'offre de crédit", a-t-il souligné.

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Commentaires
a écrit le 16/11/2014 à 4:30 :
je ne comprend pas les commentaires anti banque en france. Nos banques ont remboursé avec interets l'aide de l'etat, elles sont peu cheres par rapport aux banques a l'etranger (allez vivre a l etranger vous allez rapidement vous en apercevoir), selon moi elles iriguent correctement l'economie (c'est normal qu'elles refusent des prets ad elles pensent qu il y a une bulle immobilieres, sinon on aurait le meme probleme qu'en espagne), et elles emploient enormement de personnes en france. Si vous voulez plus de chomage et qu elles soit non competitives alors oui augmentez leur impots.
a écrit le 15/11/2014 à 9:11 :
La taxe systémique représente peu en rapport des pénalités infligées à une seule banque , par les états unis. Il faudrait garder l'ordre des grandeurs et ne pas invoquer sans cesse des difficultés que sont qu'un refus de la politique Européenne envisagée par les poiotiques.
a écrit le 14/11/2014 à 20:31 :
Comprend-il cet individu que les banques ont mis à plat sans vergogne la population mondial et qu'avant de les pleurer il serait bon qu'elles la respectent un peu, elle qui les a renflouer, en jouant leur rôle citoyen et d'animation de l'économie plutôt que de s'exiler dans les paradis fiscaux pour développer leur spéculation masquée qui finira par les écrouler à la prochaine crise où elles pleureront de nouveau pour que nous, pauvres péquins, continuons à les financer jusqu'à ce qu'elles puissent recommencer leur cinéma ?
Réponse de le 15/11/2014 à 17:01 :
Vous aussi, vous êtes ennemi de la finance ?
a écrit le 14/11/2014 à 14:57 :
Faut-il que la classe moyenne mette la main à sa poche pour sauver nos banques qui spéculent et même trafiquent les indices pour s'enrichir toujours plus? 900 millions d'euros sur trois ans qu'est-ce Elles préfèrent une amende de 8 milliards bien négociée?? Il Y en vraiment marre.
Réponse de le 16/11/2014 à 14:18 :
Qu'attendez-vous pour retirer vos avoirs des banques qui ne méritent pas votre confiance?
a écrit le 14/11/2014 à 13:47 :
Noyer le poisson en criant après des mesurettes à côté des profits phénoménaux du secteur en une telle période interminable de crise est une façon d'écarter les regards des tonnes de liquidités saumâtres répandues, qui font leurs bénéfices.
a écrit le 14/11/2014 à 11:13 :
Mr Noyer s'inquiète pour les impôts des banques mais pas sur leur "leverage" scandaleusement élevé. Apparemment , il ne s'inquiète pas pour les comptes des clients des banques.
Un leverage devrait se limiter à ne pas dépasser 10 . Je vous invite à regarder le leverage de votre banque dans son bilan financier (attention à ce que la banque considère comme fond propre) .
Réponse de le 14/11/2014 à 13:54 :
@ecirtap: n'existe-t-il pas de mot français pour "leverage", par exemple "endettement" ? Ou cherches-tu à nous en mettre plein la vue avec des remes anglais dont tu ne connais pas la signification ... ce qui serait monnaie courante comme on dit dans la finance :-)
Réponse de le 14/11/2014 à 23:27 :
@Patrickb : si ça vous fait plaisir . L'endettement en LBO c'est quand on a perdu au.. casino .Euh des "remes anglais...c'est quoi ?
Réponse de le 16/11/2014 à 14:32 :
@Patrickb

La signification du terme "leverage" n'a aucun rapport avec le terme "endettement" mais plutôt "levier", néanmoins dans le contexte économique cela pourrait se traduire par l'expression "effet levier" ou "facteur multiplicatif" à la hausse ou à la baisse des variations de cours des produits financiers.
a écrit le 14/11/2014 à 10:41 :
Ce gars est scandaleux et ses commentaires sont des insanités
a écrit le 14/11/2014 à 9:50 :
On reve debout. Les banques sont a l'origine de la crise, on etait sauvees par de l'argent public, sont a l'origine de mille et un derives, parfois sanctionnees lourdement, se trouvent aujourd'hui dans une situation ou elles present plus qu'elles ne supportent l'economie, et le pb serait les contraintes des banques!!!
a écrit le 14/11/2014 à 9:25 :
Je pleure avec Mr Noyer sur les sort de ces pauvres banquiers...Qu'ils commencent d'abord par rapatrier les fonds qu'ils ont dans les paradis fiscaux et paient les impôts.
a écrit le 14/11/2014 à 8:25 :
L'argument du coût du crédit est bidon : il n'a jamais été aussi peu cher. Il est même anormalement pas cher. Et ce n'est pas le manque d'argent qui freine l'économie, c'est le manque de projets, et le manque d'enthousiasme.
Un coût de 900 millions d'euros sur trois ans entre toutes les banques françaises, c'est une goutte d'eau dans l'océan.
Nos gentils banquiers doivent trouver autre chose....
Réponse de le 14/11/2014 à 19:27 :
Elle est bonne celle la, alors demain on vous augmente les impôts de 1 000 € et on vous dit bon écoutez vous gagnez 30 000 € / an, il vous reste 29 000 € c'est bien assez pour vivre...qu'allez vous faire ? eh bien la plupart des gens vont économiser..et s'exciter
a écrit le 14/11/2014 à 8:20 :
C'est logique, pourtant : la banque universelle, c'est faire tous les métiers bancaires à la fois, et c'est donc aussi avoir toutes les contraintes à la fois. Où est le problème ?

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