Chine : Alibaba se lance dans la banque en ligne

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Alibaba a décidément choisi de jouer sur tous les tableaux. L'entreprise chinoise, déjà présente sur internet avec ses plateformes de paiements et de ventes au détail, son moteur de recherche et ses services de cloud computing, a récemment investit dans le prochain Mission Impossible, et dans une application mobile de services de proximité.
Alibaba a décidément choisi de jouer sur tous les tableaux. L'entreprise chinoise, déjà présente sur internet avec ses plateformes de paiements et de ventes au détail, son moteur de recherche et ses services de "cloud computing", a récemment investit dans le prochain "Mission Impossible", et dans une application mobile de services de proximité. (Crédits : Reuters)
Le géant chinois de l'e-commerce met un pied dans le secteur bancaire avec MyBank, une application destinée aux particuliers et aux petites entreprises qui ont difficilement accès aux banques traditionnelles. Ceux-ci pourront obtenir un crédit grâce à leur historique d'achat et de vente sur les sites du groupe.

Le géant chinois de l'internet Alibaba et la société financière qui exploite son système de paiement en ligne, Ant Financial, ont désormais les pieds dans le secteur bancaire chinois. Ils lancent ce jeudi le service de banque en ligne "MyBank", qui servira uniquement aux particuliers et aux petites entreprises.

A l'instar d'une banque traditionnelle, MyBank propose l'ouverture de compte courant et l'octroi de prêts pouvant aller jusqu'à 5 millions de yuans (environ 805.000 dollars). Mais la différence, tant avant-gardiste que déconcertante, réside dans la distribution de ces prêts : ils seront liés aux transactions des clients Alibaba.

Pour mieux comprendre, au lieu de demander des garanties auprès de ses débiteurs, MyBank examine les données financières - tant sur les achats que sur les ventes - que les particuliers et les petites entreprises ont accumulés sur Alipay, le service de paiement sur internet d'Alibaba Group, particulièrement utilisé sur Taobao et Tmall, les principaux sites de vente en ligne chinois.

Des microcrédits pour les zones rurales

Initialement, les prêts seront le seul service que MyBank fournira, mais la banque en ligne vise toutefois un service de compte courant et de lignes de crédit pour ses clients. La compagnie a indiqué que les particuliers et les PME étaient ses principales cibles, et plus particulièrement en direction des populations rurales chinoises :

"Dans beaucoup de zones rurales, les consommateurs ont moins accès aux services bancaires", assure une porte-parole de Ant Financial. MyBank n'a pas de succursales et fonctionne en ligne, "nous pouvons donc atteindre toutes les zones rurales à condition que vous ayez un téléphone portable. De plus, le seuil minimum pour une demande de prêt sera beaucoup plus faible que celui d'une banque traditionnelle", a-t-elle ajoutée.

5 millions d'entreprises déjà concernées

Ant financial détient une participation de 30% dans le capital du service de banque en ligne. Les autres principaux actionnaires sont Fosun International, Wanxiang Sannong, et Ningbo Jinrunn Int, trois conglomérats chinois possédant des actions dans les domaines de l'agriculture, des assurances, et de nombreuses autres industries. L'investissement initial des fondateurs de MyBank est évalué à près de 4 milliards de yuans, soit environ 645 millions de dollars.

MyBank se servira donc du réseau d'Alibaba, en ciblant notamment les petites et moyennes entreprises de e-commerce présentes sur Taobao. Elles seraient d'ailleurs plus de 5 millions à vendre sur leur site phare de commerce en ligne.

Prêts bancaires: la Chine favorise les PME

MyBank suit les traces de son prochain rival, Tencent Holdings, qui a récemment lancé "Webank", la première des banque en ligne chinoise en janvier dernier.

Une bonne niche pour Alibaba, puisque les prêts bancaires aux micros et petites entreprises ont augmenté de 17% au premier trimestre de cette année, grimpant jusqu'à 3,5 milles milliards de dollars, selon la CRBC (Commission de Régulation Bancaire de Chine), qui, au demeurant, trouve que ce n'est toujours pas assez.

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Commentaires
a écrit le 26/06/2015 à 7:29 :
On en parle aux taxis ? Le président va t il l interdire ?

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