Crédit immobilier : la hausse des taux commence à ralentir
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La production de crédit immobilier recule de 40 % en avril, en glissement trimestriel.
Reuters
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La production de crédit immobilier recule de 40 % en avril, en glissement trimestriel.
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Le taux moyen des crédits immobiliers (hors assurances et frais) poursuit sa hausse en avril, pour atteindre 3,15%, soit 11 points de base de plus, selon les derniers chiffres de l'Observatoire du Crédit Logement. La revalorisation du taux d'usure chaque mois (jusqu'en juillet), continue de permettre aux banques d'ajuster plus rapidement les taux au coût du refinancement. Le taux d'usure (assurances comprises) est d'ailleurs passé à 4,52% au 1er mai pour un crédit sur 20 ans.
Cependant, souligne l'Observatoire, la hausse est moins importante en avril qu'en mars. Au premier trimestre, la hausse moyenne constatée chaque mois était de l'ordre de 20 points de base. En deux ans, le taux moyen des crédits immobiliers a été quasiment multiplié par trois.
Pour l'Observatoire, la marge des banques sur le crédit immobilier ne n'est pas rétablie, mais si la situation s'améliore pour les nouveaux crédits. La Banque centrale européenne (BCE) devrait à nouveau relever ses taux directeurs de 25 points de base demain jeudi, après avoir porté son principal taux, celui du refinancement, à 3,5% en mars dernier.
« La dégradation de la solvabilité de la demande provoquée par l'augmentation du taux des crédits a eu un impact négatif certain », avance l'Observatoire. Selon ses estimations, la production recule toujours fortement à la fin avril, avec une chute de 40% de la production en niveau trimestriel glissant « Cette chute revêt un caractère inédit dans le sens où elle n'épargne aucun des secteurs de l'immobilier résidentiel », souligne la note. De son côté, les prévisions du groupe BPCE table sur une production de crédits immobiliers de 190 milliards d'euros en 2023, en recul de 20% rapport à 2022, soit le niveau le plus bas depuis 2018.
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De fait, les conditions d'accès au crédit s'avèrent de plus en plus compliquées pour tous les ménages, et ce d'autant que certains réseaux bancaires freinent sur la production, compte tenu de sa faible profitabilité. Un durcissement des conditions qui se retrouvent d'ailleurs partout en Europe, comme le souligne une étude récente de la BCE.
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