Les banques européennes ont durci leurs conditions de crédits aux entreprises

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(Crédits : KAI PFAFFENBACH)
Les prêts aux entreprises ne sont plus octroyés si facilement, selon une étude menée par la BCE en décembre. La tendance est surtout présente en France et dans deux autres pays de la zone euro. L'institution est d'ailleurs attendue au tournant pour venir assouplir ces nouvelles tensions.

Les conditions d'octroi de crédits bancaires au secteur privé ont continué à se détériorer au quatrième trimestre 2020, le développement de la pandémie affectant le profil de risque des emprunteurs, indique mardi la Banque centrale européenne.

Les conditions de crédit définies par les banques pour prêter aux entreprises se sont surtout durcies en France, en Espagne et en Allemagne, tandis qu'elles sont restées stables en Italie, détaille une étude trimestrielle de la BCE.

Les normes de crédit aux ménages, pour accéder au logement ou à des biens de consommation, se sont également tendues, mais à un rythme moindre qu'au troisième trimestre, ajoute le document.

Lire aussi : Pour aider les entreprises fragilisées, les banques réactivent les moratoires de crédit

La BCE attendue comme rempart

Cette tendance s'inscrit dans un contexte de "détérioration des perspectives économiques générales", d'"augmentation du risque de crédit des emprunteurs" et d'une "tolérance au risque plus faible" au moment où les impayés augmentent, selon l'enquête réalisée courant décembre auprès de 143 établissements.

L'étude paraît alors que jeudi, l'institut de Francfort devrait confirmer les mesures d'assouplissement monétaire prises en décembre pour permettre aux entreprises et aux ménages de continuer à trouver des financements dans de bonnes conditions et soutenir ainsi l'économie.

D'octobre à décembre dernier, les conditions réelles appliquées pour les prêts aux entreprises et aux ménages se sont détériorées, ajoute l'étude.

Après avoir atteint un niveau historique au deuxième trimestre, la demande nette de crédits s'est elle aussi contractée, surtout côté entreprises où des matelas de liquidités avaient été constitués lors des trimestres précédent.

Côté ménages, la demande nette de crédit au logement a continué à remonter, poursuivant un effet de rattrapage après la levée des mesures de confinement du printemps, tandis qu'elle a légèrement reflué pour les crédits à la consommation.

Les banques s'attendent à de nouveau à resserrer les normes de crédit au premier trimestre de 2021 et ce alors que les garanties publiques entourant les prêts liés à l'impact économique du Covid-19 continueront de s'appliquer.

Dans le même temps, la demande nette de prêts devrait progresser, à l'exception de celle concernant les prêts au logement.

Lire aussi : La BCE donne un feu vert sous conditions aux dividendes des banques

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Commentaires
a écrit le 19/01/2021 à 18:30 :
Les banques gagnent de l'argent en prêtant de l'argent qu'elles n'ont pas, qui leur cout rien (électronique) c'est extravagant !
a écrit le 19/01/2021 à 16:05 :
Très bien et tant mieux cela fera un bon nombre d'entrepreneurs courageux qui ne tomberont pas dans leurs pièges des crédits à savoir prêter pas assez pour qu'ils bossent comme des chiens pour couler et que les banques puissent tout récupérer après.

Il est anormal que ce soit les gens dynamiques qui dépendent de crétins sans idée demeurés par leur pathologique cupidité, sans vitalité. Tout profite toujours aux banques en néolibéralisme, laissons les se vautrer dans leur triomphe oligarchique, rira bien qui rira le dernier.

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