EXCLUSIF. Selon nos informations, la Banque postale s'apprête à commercialiser des dépôts à terme (DAT) verts ou sociaux pour les associations, les bailleurs sociaux ainsi que pour les entreprises publiques locales. A la manière du Crédit Coopératif ou de la Caisse d'Epargne, la filiale du bancassureur s'appuie sur son expérience en matière de prêts verts et sociaux. Reste encore à trouver des projets. Explications.Avec le livret A, le livret d'épargne populaire (LEP) et le plan d'épargne logement (PEL), le livret de développement durable (LLDS) fait partie de la famille de l'épargne réglementée des ménages. Dans le cadre de ce livret distribué par toutes les banques, une partie des capitaux collectés sert à « financer des projets contribuant à la transition énergétique ou à la réduction de l'empreinte climatique ».
C'est du moins la définition qu'en donne la Fédération bancaire française. Parmi les produits moins connus des épargnants, figure aussi le dépôt à terme (DAT) dont la vocation consiste à « soutenir financièrement des initiatives locales et/ou innovantes », et particulièrement des projets « en faveur de la protection de l'environnement ou de la lutte contre le réchauffement climatique ».
Des comptes qui ne s'adressent pas encore aux particuliers
Et pour cause : ces comptes ne s'adressent pas encore aux particuliers, à la différence des entreprises qui peuvent ouvrir des comptes à terme (CAT). A la manière de la Caisse d'Epargne, le Crédit Coopératif, par exemple, commercialise ainsi un CAT vert sur 2, 3 ou 5 ans, dont « les encours sont tracés vers des projets responsables favorisant la transition environnementale ». Un virage que vient de prendre, selon nos informations, la Banque postale.
La filiale du bancassureur, qui revendique 20 millions de clients publics et privés, s'apprête en effet à commercialiser des dépôts à terme (DAT) verts ou sociaux. Ces placements d'une durée de 1 mois à 10 ans, moyennant un ticket d'entrée de 1 million d'euros, viennent compléter les initiatives déjà lancées pour financer des projets à impact positif, confirme à La Tribune Pascale Moreau, directrice générale adjointe de la banque de financement et d'investissement.