Crédit Agricole rebondit grâce à ses résultats solides au deuxième trimestre
Estelle Nguyen et Gabrielle Thin

Jacques ripoll (santander) prend la tete de credit agricole cib
Charles Platiau
Estelle Nguyen et Gabrielle Thin

Jacques ripoll (santander) prend la tete de credit agricole cib
Charles Platiau
Le deuxième trimestre du Crédit Agricole SA (CASA) est encore marqué par les records : si le deuxième trimestre 2017 avait été le meilleur depuis 2011, celui de 2018 affiche son résultat net le plus élevé depuis sa cotation en décembre 2001. L'entité cotée en bourse du Crédit Agricole, a dégagé un résultat net sous-jacent (ajusté des éléments spécifiques comme l'impact positif de la cession de la participation dans Eurazeo) de 1,44 milliard d'euros contre 1,35 milliard sur la même période en 2017, soit une hausse de 6,4% sur un an et de 4% au premier semestre. C'est donc très nettement au-dessus du consensus réalisé par Inquiry Financial pour Reuters, qui tablait sur 1,04 milliard d'euros.
Le résultat brut d'exploitation a augmenté pour sa part de 15,3% pour atteindre 2,19 milliards d'euros et son produit net bancaire (l'équivalent du chiffre d'affaires) est ressorti à 5,17 milliards d'euros, en croissance de 9,8%.
La Bourse a accueilli chaleureusement ces résultats : l'action, qui avait grimpé de 3,4% à l'ouverture, poursuivait sa hausse à 3,7% à 15 h.
La bonne synergie des métiers du groupe, diversifiés et rentables, a permis de dépasser les attentes. Parmi les meilleurs élèves de la classe, c'est surtout la banque de financement et d'investissement qui se distingue : son revenu a augmenté de 12,2% hors effet de change, dopé par la remontée des cours du pétrole, une forte activité dans les financements structurés et l'accompagnement de grosses opérations de fusion-acquisition. La division de grande clientèle (activités de marché, services financiers aux grands investisseurs et gestion de fortune) a également tiré l'ensemble vers le haut, avec un bénéfice net en hausse de 35% sur un an.
Des acquisitions et de nouveaux partenariats ont aussi contribué à ces perspectives encourageantes, en Espagne avec le projet de coentreprise avec le groupe bancaire Bankia ou en Italie avec l'acquisition de la banque privée Banca Leonardo. Crédit Agricole Assurances a également poursuivi sa stratégie d'expansion en nouant un partenariat exclusif d'assurance-vie avec la banque lombarde Credito Valtinese. La banque au carré vert a cependant réaffirmé miser en priorité sur la croissance organique pour son développement.
En outre, la diversité des métiers et des produits de CASA lui a permis de profiter de ventes croisées entre ses métiers et les banques de proximité du groupe, notamment des Caisses Régionales. Ajoutées à la baisse du coût du risque de crédit déjà très bas, inférieur de 9 points de base au niveau du deuxième trimestre 2017 et à la hausse du ratio de couverture, les conditions ont été réunies pour permettre au Crédit Agricole SA de signer une performance record.
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Les résultats sont bons dans toutes les autres divisions, sauf pour LCL. En effet, le réseau de détail en France a fait état d'une baisse de 4% de ses recettes et de 13% de son bénéfice net, due à un effet de base défavorable. La banque justifie cette déception par les performances du deuxième trimestre 2017 artificiellement gonflées par une reprise de provision en épargne-logement. Hors reprise de provision, son produit net bancaire progresse de 2% et son bénéfice net de 6%. Le coût du risque de crédit de la banque de détail reste stable, à un niveau bas (-2 points de base sur un an).
Les objectifs sont maintenus pour LCL, malgré un contexte pénalisant de taux bas pour les activités de détail l'année dernière et qui semble se poursuivre :
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Au total, au deuxième trimestre 2018, le groupe Crédit Agricole, qui regroupe CASA et les Caisses Régionales, affiche un bénéfice en baisse de 1,4% à 2,1 milliards d'euros pour un produit net bancaire en hausse de 6% à 8,43 milliards d'euros.
Estelle Nguyen et Gabrielle Thin
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