Le président de Generali contraint à la démission

Cesare Geronzi s'en va après des mois de tensions.
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Nommé il y a à peine un an pour remplacer le Français Antoine Bernheim à la présidence de Generali, Cesare Geronzi a remis sa démission mercredi. Acceptée « avec regret », cette décision a été saluée par le conseil d'administration car elle visait à apaiser « le climat au sein de la compagnie ». Avant même que ne commence ce conseil extraordinaire qu'il avait lui même convoqué pour mettre fin aux tensions et aux luttes d'influence qui agitaient le groupe d'assurance depuis plusieurs semaines, l'ancien président de la banque d'affaire Mediobanca savait qu'il avait une majorité contre lui, prête à voter une motion de défiance.

Intérêts politiques

Tout s'est accéléré depuis la dernière réunion du conseil, le 16 mars. Vincent Bolloré , le vice-président du groupe de Trieste, avait refusé de voter la clôture des comptes 2010 en raison de l'alliance nouée entre Generali et PPF, le holding financier du Tchèque Petr Kellner. Les deux alliés ont en effet créé une co-entreprise il y a quatre ans dont Generali détient 51 % et PPF 49 %, avec une option lui permettant de céder ses parts au goupe de Trieste à partir de 2014. Pour Vincent Bolloré , cet engagement aurait dû figurer dans les dettes du bilan de Generali, reprochant à Giovanni Perissinotto, le dirigeant opérationnel de l'assureur, de ne pas l'avoir fait.

Or, derrière la voix de Vincent Bolloré , plusieurs administrateurs ont vu l'expression du président Cesare Geronzi, président non exécutif du groupe. Cette polémique sur PPF s'est d'ailleurs finalement retournée contre ce dernier s'ajoutant aux griefs que lui reprochaient ses détracteurs à commencer par Diego Della Valle administrateur de Generali et par ailleurs patron de Tod's. Il avait en effet violemment critiqué Cesare Geronzi à la suite de ses déclarations en février selon lesquelles Generali pourrait investir dans le capital des banques du pays et soutenir des projets d'infrastructures publiques. Le soutien appuyé du ministre de l'Économie, Giulio Tremonti ,aura finalement desservi Geronzi apparaissant comme porteur d'intérêts politiques plus qu'économiques. Le nom de son successeur n'est pas encore connu.

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Commentaires 2
à écrit le 07/04/2011 à 17:29
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Nous allons sans le dire vers le démantèlement de Générali. Trieste.

à écrit le 07/04/2011 à 11:39
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Quel l'âge moyen des administrateurs de GENERALI? Est-ce une bataille de vieillards?

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