London Stock Exchange : prédateur hier, proie aujourd'hui ?

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L'action de l'opérateur des Bourses de Londres et de Milan s'est envolée de près de 11% ce jeudi. Selon le Wall Street Journal, Nasdaq OMX évaluerait, de manière très préliminaire, l'opportunité de revenir à l'assaut d'un groupe déjà convoité par le passé.

Ce n'est pas de la déception que le marché a affichée à la nouvelle (tombée mercredi soir) de l'abandon du projet de fusion défendu depuis le mois de février dernier par Xavier Rolet et Thomas Kloet, les patrons du London Stock Exchange et de TMX Group, l'opérateur des bourses de Toronto et de Montréal. Bien au contraire. Ce jeudi, l'action LSE s'est envolée de 10,98% en Bourse de Londres, atteignant les 10,61 livres sterling. Le titre n'avait pas connu un tel niveau depuis le mois de mai 2008.

Car si le groupe, qui gère les bourses de Londres, de Milan et la plate-forme alternative Turquoise, n'est plus prédateur, il pourrait bien redevenir la cible d'offres d'achat, comme par le passé. Selon Bloomberg, les analystes financiers d'UBS ont placé le titre dans leur liste de surveillance sur la thématique fusions acquisitions. Pour le bureau de recherche, Nasdaq OMX pourrait ainsi être intéressé et pourrait offrir jusqu'à 11,50 livres pour une action LSE. Et selon le Wall Street Journal en ligne, Robert Greifeld, le patron de Nasdaq OMX, évaluerait effectivement, « de manière très préliminaire », l'opportunité de racheter l'opérateur européen.

Nasdaq OMX, comme le London Stock Exchange, a vu ses plans contrecarrés. Au 1er avril dernier, Nasdaq OMX était parvenu à s'allier à l'IntercontinentalExchange (ICE) pour tenter de briser le rapprochement Nyse Euronext-Deutsche Börse. Mais l'avis du Département américain de la Justice, un mariage Nasdaq OMX-Nyse Euronext signifiait des positions dominantes pour la cotation des sociétés et dans la vente de données de marché. Du coup, Nasdaq OMX et l'ICE ont jeté l'éponge à la mi-mai.

De fait, Robert Greifeld pourrait être tenter de revenir vers ses premières amours. Nasdaq a en effet déjà tenté de ravir le London Stock Exchange par le passé, en mars et novembre 2006. Sans grand succès.

De son côté, le rival du LSE pour la reprise de TMX Group, le consortium de caisses de retraites et d'établissements financiers canadiens Maple a indiqué souhaiter l'ouverture de négociation pour que son offre perdre son caractère non sollicitée.
 

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