La cession de Dexia Banque Belgique tire les fusions-acquisitions vers le haut
Mathias Thépot
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Les fusions-acquisitions dans la finance européenne ont connu un regain de forme fin 2011. Les dégâts provoqués par la crise de l?été dernier sur les marchés ont en effet poussé certaines banques et compagnies d?assurance à céder certaines entités en fin d?année, ce qui a tiré le marché des fusions-acquisitions dans le secteur financier européen vers le haut. Selon une étude du cabinet PricewaterhouseCoopers (PwC), l'activité de fusions-acquisitions dans le secteur des services financiers en Europe s?est accrue de? 330 % lors des trois derniers mois de l?année, pour passer de 5 milliards d?euros au troisième trimestre 2011 à 16,5 milliards d?euros au quatrième trimestre.
La cession de Dexia Banque Belgique pour 4 milliards d'euros
La plus fameuse transaction de cette fin d?année 2011 est l?intervention de l?Etat belge, qui a nationalisé Dexia Banque Belgique pour 4 milliards d?euros, suite à la déconfiture financière de la banque franco-belge Dexia. Selon PwC, cette nationalisation « est la première transaction majeure conduite par les pouvoirs publics depuis la nationalisation d'Allied Irish Banks en décembre 2010 ». Dexia a également vendu en décembre sa filiale luxembourgeoise Dexia Banque Internationale au fonds qatarien Précision Capital pour 730 millions d?euros. Le quatrième trimestre 2011 a également été marqué par la cession de Northern Rock, une des banques symbole de la crise, par le gouvernement du Royaume-Uni pour 931 millions d'euros. Au titre du seul quatrième trimestre, dix opérations ont dépassé les 500 millions d?euros et cinq ont dépassé le million.
Une année 2011 morose
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Néanmoins, malgré la hausse de fin d'année, la valeur annuelle totale des transactions en 2011 a diminué de 25 % par rapport à 2010. Elle atteint d?ailleurs selon le cabinet PwC son plus bas niveau annuel depuis 2003, soit 37,9 milliards d?euros. L'année avait pourtant démarré sur de bonnes bases avec 9,8 milliards d?euros de transactions au premier trimestre. Mais la crise la zone euro s?est ensuite accentuée et les incertitudes sur la situation macroéconomique se sont accrues. La plupart des entreprises financières ont donc préféré adopter une position d?attente et le montant des transactions s'est réduit à 6,7 milliards d?euros au deuxième trimestre et à 5 milliards au troisième.
Mathias Thépot
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