Moscovici demande aux banques de reprendre les salariés du CIF

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Pierre Moscovici s'est dit préoccupé par le sort des salariés du CIF, lors de la conférence de présentation du projet de loi sur la réforme bancaire le mercredi 19 décembre.

"J'ai deux préoccupations: que l'activité du CIF soit reprise -je pense à la Banque Postale- et que les salariés ne restent pas sur le carreau", a déclaré le ministre de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici mercredi 19 décembre à l'occasion de la conférence de presse de présentation du projet de loi de réforme bancaire.

La Banque Postale et les autres

"La Banque Postale a déjà fait un effort considérable. Je demande aux autres banques de bien vouloir, dans les embauches qu'elles prévoient, penser à ces salariés qui sont jeunes et bien formés, qui n'ont pas démérité et n'ont pas à pâtir des défaillances du management passé" du CIF, a ajouté le ministre. 

Le Crédit Immobilier de France (CIF) a fait l'objet début septembre d'un sauvetage par l'Etat. Il a depuis lors cessé d'accorder de nouveaux prêts. Il avait été contraint de demander de l'aide après la dégradation de sa note de solidité financière par l'agence Moody's ce qui avait rendu quasiment impossible le refinancement de l'établissement sur les marchés. Or comme il n'avait pas de base de dépôts, le CIF dépendait de ce refinancement pour poursuivre son activité de crédit immobilier aux ménages modestes.

La Banque Postale a annoncé sa volonté de développer l'activité de crédit d'accession à la propriété pour les particuliers modestes en élargissant son portefeuille. Pour ce faire, l'établissement s'est dit prêt à reprendre jusqu'à 300 des 2500 salariés du CIF. Les autres banques n'ont pas pris d'engagement de réembauche.

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Commentaires
a écrit le 21/12/2012 à 21:06 :
Merci Pierre, François, et la petite bande de la rose, d'avoir fait le maximum pour empêcher la création d'une nouvelle forme d'activité pour le CIF et ainsi aider son copain de promotion directeur de la banque Postale. On y croit vraiment à ton truc, les autres banques vont reprendre les salariés du CIF faut pas réver !! Pour La banque Postale plutôt 30 salariés comme elle a fait pour Dexia. Il faudra encore que l'Europe approuve votre magouille pour qu'on soit complètement condamné.
a écrit le 21/12/2012 à 11:16 :
Le seul Plan social en France dont personne ne parle ....
Et l'Elysée qui ferme sa porte et annule un rendez-vous de travail, pas un mot dans la presse.
Le mépris du Gouvernement à commencer par le premier d'entre eux et celui des journalistes est une honte dont on se relèvera difficilement.
a écrit le 21/12/2012 à 8:33 :
2500 personnes dont tout le monde se font : Bercy, nos actionnaires, la presse.
a écrit le 21/12/2012 à 8:16 :
Tout le monde se rejette la responsabilité du naufrage et personne ne veut prendre l initiative d annoncer un pse de 2 500 personnes. Alors on fait croire aux salariés qu'on va les récaser dans les autres banques ou qu' on va monter une nouvelle société : avec quel actionnaire ?
a écrit le 19/12/2012 à 21:29 :
Entièrement d'accord avec le commentaire précédent, aucun média ne parle du CIF, 5 fois plus gros que nos chers sidérurgistes de Florange qui occupent l'espace médiatique à eux tous seuls. Devant les journalistes, M. Moscovici se sent touché par le sort des salariés du CIF, alors qu'il n'en a rien, mais vraiment rien à fiche pour rester poli ! Je pense que le retour d'ascenseur qu'il aura plus tard, ou qu'il offre à son cher camarade Philippe WHAL est bien plus important que les 2500 salariés du CIF qui comprendront que, bien qu'officiellement de gauche, ce personnage ne pense qu'à sa carrière. Qui aurait pu croire que ce serait la gauche qui liquide l'accession sociale et 2500 salariés alors qu'il ont les moyens de rattraper cette histoire, et d'en ressortir grandi ! Coluche aurait fait un carton avec cette histoire. Messieurs les médias, faites sortir mon commentaire en bonne place dans vos journaux, cela changera un peu des communiqués distillés hypocrites de ce que l'on vous fais croire impunément !
Le journalisme, ce n'est pas que reprendre des informations diffusées par l'AFP ou par les autorités, c'est chercher pourquoi les choses arrivent ou bien n'arrivent pas, qui a des intérêts ou pas pour enfin comprendre les choses et les expliquer aux lecteurs. Cherchez un peu le fond de l'histoire, je suis sûr qu'en nous l'expliquant, nous, le peuple, nous arriverons à comprendre tous les rouages et les engrenages qui font qu'aujourd'hui une société bénéficiaire de près de 100 millions d'euros par an, et qui a joué un rôle dans la société d'aujourd'hui, est condamné par notre ministre de l'économie et les autres acteurs : les banques et les technocrates de Bercy (M. Ramon FERNANDEZ par exemple).
Mr Ramon FERNANDEZ, directeur du Trésor, déclarait : "si c'était si rentable, pourquoi personne n'en veut aujourd'hui ?" La réponse est simple : parce que c'est moins rentable que les autres banques qui, elles, redistribuent des dividendes à leurs actionnaires qui s'engraissent et investissent sur des valeurs loin de l'hexagone, et qui prennent des personnages influents (que l'on retrouve ensuite au gouvernement) dans leur conseil d'administration afin de les manipuler un jour. Parce que, aussi, faire du social, ce n'est pas le rôle d'une banque, mais de l'état sur la base des impôts levés au détriment du contribuable (et pas des entreprises). On peut rappeler que les dividendes du CIF allaient aux missions sociales, sans rien couter au contribuable. Zéro euro.
Voilà pourquoi personne n'en veut, une banque philanthrope, cela n'intéresse pas les usuriers et les rentiers. Quand au peuple, on a qu'à lui montrer autre chose à la TV, et lui faire croire ce que l'on veut par une communication bien huilée, et bien relayée.

M. MOSCOVICI, soit vous manquez d'honnêteté, soit vous êtes faible, et dans ce cas là, partez ! Laissez la place à quelqu'un qui aura de la poigne sur les banques qui nous emmené dans ce marasme économique. Vous sciez la branche sur laquelle vous êtes assis. Comprenez y, M. MOSCOVICI, votre électorat.

Patrick
a écrit le 19/12/2012 à 18:50 :
C'est honteux, absolument honteux. Jeudi dernier, le cabinet de ce même Moscovici a déclaré à l'Intersyndicale du CIF qu'il n'y avait pas d'autres scénario que l'extinction, que les liens était rompus avec la Banque Postale. Aujourd'hui il nargue les salariés en disant que sa "préoccupation" et vous autres journalistes, reprenaient bien en coeur ses dires. Pourquoi ne dites vous pas la vérité sur notre sort, pourquoi ne pas assumer que le gouvernent NE VEUT PAS sauver le CIF. Tout cela est du flan, il peut demander aux banques ce qu'il veut, elles feront ce qu'elles voudront.
ET TOUT LE MONDE S'EN FOUT : 2500 salariés menés en bateau par un capitaine de pédalo.
SCAN-DA-LEUX !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

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