... 24 et explique pourquoi il s'élève contre les programmes de rachat d'actions de TotalEnergies.
La saison des assemblées générales a débuté cette semaine. Avec la promesse pour les actionnaires d'être à nouveau choyés par les grandes entreprises qui ont dégagé d'excellents résultats en 2023 et affichent des perspectives plutôt rassurantes. L'an dernier, au titre de l'exercice 2022, les entreprises du CAC 40 avaient versé un montant historique de 97 milliards d'euros aux actionnaires, dont 30 milliards sous la forme de rachats d'actions.
La question de la redistribution aux actionnaires sera donc scrutée avec intérêt, tout comme les questions, devenues récurrentes, liées à la rémunération des dirigeants ou à la politique climat. Entretien avec Olivier de Guerre, président de Phitrust, une société de gestion qui s'est construit vingt ans une solide réputation en matière d'engagement actionnarial.
LA TRIBUNE - Pourquoi souhaitez-vous déposer une résolution pour la prochaine assemblée générale de TotalEnergies, visant à empêcher le rachat d'actions suivi d'une annulation des titres ?
OLIVIER DE GUERRE - Nous sommes contre les rachats d'actions en vue d'annulation lorsqu'ils représentent des montants colossaux. L'an dernier, TotalEnergies a racheté pour plus de 9 milliards d'euros de ses propres actions et a investi quelque 5 milliards d'euros dans les énergies renouvelables. Cela peut soulever des quelques interrogations, non sur le principe, mais sur l'ampleur d'un tel programme.