La Bourse de Paris, empêtrée dans la crise sanitaire, perd 1,39% à l'ouverture

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(Crédits : CHARLES PLATIAU)
Sur les marchés européens, un constat se généralise : "Les investisseurs cessent d'ignorer la hausse des infections au coronavirus et les nouvelles restrictions. "

La Bourse de Paris chutait de 1,39% jeudi à l'ouverture, déprimée par le durcissement des restrictions à travers l'Europe en raison de la résurgence du Covid-19 et par le blocage américain au sujet d'un plan de relance de l'économie.

Vers 9H00 (7H00 GMT), l'indice CAC 40 perdait 68,63 points à 4.873,03 points. Il s'était replié la veille de 0,12% à la clôture.

Concernant le plan de relance américain attendu depuis des semaines, "c'est la procrastination sans fin, de part de d'autre", réagit Michael Hewson, analyste marchés en chef pour CMC Markets UK.

Le gouvernement de Donald Trump et l'opposition démocrate ont des positions "très éloignées" sur plusieurs pans du nouveau plan de soutien, a indiqué mercredi le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin lors d'une conférence.

L'inquiétude est de plus en plus grande sur le fait que ce plan tant attendu par les investisseurs puisse voir le jour avant l'élection présidentielle américaine du 3 novembre.

De plus, outre la décision française d'imposer dès samedi un couvre-feu dans plusieurs métropoles dont Paris pour lutter contre le Covid-19, de fortes restrictions ont été instaurées en Irlande du Nord, en Irlande, en Catalogne, aux Pays-Bas et en Allemagne.

Lire aussi : Après le choc de l'annonce des couvre-feux, les professionnels plongés dans de nouvelles incertitudes

"Entre le pessimisme sur un plan de relance américain, la hausse des infections et les restrictions à travers l'Europe, et les attentes de vaccins pour au mieux l'été prochain, il n'est pas surprenant que le marchés soit pris de convulsions", analyse Michael Hewson.

Même constat en Allemagne. La Bourse de Francfort a ouvert en baisse, le Dax perdant 1,56% et passant sous la barre symbolique des 13.000 points, sur un marché inquiet face à l'aggravation de la crise sanitaire en Europe.

"Les investisseurs cessent d'ignorer la hausse des infections au coronavirus et les nouvelles restrictions. Ce n'était qu'une question de temps", commente Milan Cutcovic, analyste pour AxiTrader.

FOCUS : les valeurs à suivre à Paris

ADP. Le trafic des aéroports parisiens a atteint en septembre 25% de son niveau d'un an plus tôt, avec un impact encore plus important sur les liaisons internationales en raison des restrictions de circulation liées à la crise du coronavirus.

La FRANCAISE DES JEUX (FdJ) a renoué avec la croissance au troisième trimestre, engrangeant 4,4 milliards d'euros de mises (+6%) grâce à une activité soutenue cet été, et prévoit un recul limité à 6% pour toute l'année 2020.

UNIBAIL-RODAMCO-WESTFIELD (URW). Un consortium d'investisseurs, mené par l'entrepreneur Xavier Niel et l'ancien PDG de la foncière Léon Bressler, et détenant 4,1% du capital, a annoncé jeudi s'opposer à la stratégie menée par la direction, qui veut notamment lancer une augmentation de capital de 3,5 milliards d'euros.

PUBLICIS a fait état jeudi de résultats trimestriels meilleurs que prévu, profitant pour le deuxième trimestre consécutif d'un recul moins marqué qu'attendu de son activité dans le contexte de la crise sanitaire liée au COVID-19.

CRÉDIT AGRICOLE SA et la banque italienne Banco BPM ont signé un accord de confidentialité en vue de discussions formelles sur un éventuel rapprochement, rapporte jeudi le quotidien Il Messaggero. De source proche de BPM, on précise étudier toutes les options et que les récents contacts avec le groupe français portaient sur leur partenariat dans le crédit à la consommation.

ACCOR, ELIOR pourraient être pénalisés par l'instauration d'un couvre-feu en Ile-de-France et dans 8 autres métropoles entre 21h et 6h à partir de samedi et pour une durée de quatre semaines, des mesures qui interviennent dans le cadre de la lutte contre la propagation du nouveau coronavirus.

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Commentaires
a écrit le 15/10/2020 à 9:55 :
"Les investisseurs cessent d'ignorer la hausse des infections au coronavirus et les nouvelles restrictions. Ce n'était qu'une question de temps"

Ben oui mais il faut dire aussi que les deux neurones dont sont dotés les membres de notre classe dirigeante mettent beaucoup plus de temps à comprendre que nos 10000 milliards chacun !

Mais oui mais c'est que nous on en a besoin.

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