LA TRIBUNE - Klarna est-elle une solution de paiement ou une galerie marchande ?
ERIC PETITFILS - Klarna est davantage une solution de shopping qui inclut des services de paiement dans la solution de shopping. C'est la possibilité pour un client d'avoir de l'inspiration sur les produits qu'il souhaite acheter, de planifier ses achats avec la possibilité de sauvegarder les produits qui l'intéresse et attendre, le cas échéant, une promotion, et enfin, lui offrir, au moment de l'achat, tous les services associés, notamment le paiement en trois fois, et demain, le paiement en différé ou immédiat en France. Mais Klarna, c'est également tout le service après-vente, le suivi des livraisons, la gestion des retours et des remboursements et la possibilité, pour le client, de se reconnecter avec ses marchands favoris et de repartir dans un cycle d'achat. Nous offrons aux marchands cette possibilité de communiquer avec nos clients communs, dans l'application Klarna, alors qu'un relevé bancaire classique propose, en règle générale, qu'une information sur l'acte de paiement.
Le marchand ne risque-t-il pas de se voir confisquer par Klarna sa relation avec le client ?
Nous n'avons pas vocation à devenir une marketplace. Notre vocation est de donner des opportunités de connexions d'un marchand avec son client. Lorsque ce dernier est dans son espace Klarna avec son relevé, il peut visualiser son marchand, sa marque et son écosystème, le tout en restant dans l'application. Klarna vient simplement se superposer entre le site du marchand et le consommateur pour apporter tous ses services avant, pendant et après l'achat. Sur le site du marchand, il y a juste deux propositions additionnelles de Klarna : payer avec Klarna et mettre ce produit dans sa liste de souhaits.
Klarna a fondé jusqu'ici sa croissance dans des pays qui disposent de bureaux de crédit et de fichiers de crédit positifs, qui n'existent pas en France. Comment allez-vous dès lors gérer votre scoring sur le marché français ?