La Banque d'Angleterre n'exclut pas de faire marcher la planche à billets
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Andrew Bailey a pris les commandes lundi de la Banque d'Angleterre.
POOL New
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Andrew Bailey a pris les commandes lundi de la Banque d'Angleterre.
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Le nouveau gouverneur de la Banque d'Angleterre, Andrew Bailey, a qualifié la pandémie du coronavirus d'"urgence économique" sans précédent et a répété que l'institut monétaire dont il a pris les commandes lundi était prêt à tout pour soutenir l'activité.
Interrogé par Sky News sur la possibilité de baisser ses taux à zéro, alors que la BoE les a déjà coupés de 0,5 point de pourcentage la semaine dernière de manière impromptue pour tenter de juguler la panique des marchés, M. Bailey a souligné que "tout est sur la table".
Il n'a pas non plus exclu des mesures radicales comme le fait de faire marcher la planche à billets en envoyant directement des chèques aux habitants du Royaume-Uni ou de nouvelles mesures d'assouplissement quantitatif qui s'assimileraient à de la création monétaire. L'inflation est actuellement contenue au Royaume-Uni à 1,8%, ce qui donne un peu de marge à la BoE.
La pandémie de coronavirus qui a entraîné une paralysie de l'économie mondiale, une fermeture de frontières et un effondrement du trafic aérien, est "évidemment une urgence, c'est une situation très sérieuse", a estimé M. Bailey.
"Nous vivons une période sans équivalent" et il faut s'attendre à "un très fort ralentissement" de l'économie, a-t-il ajouté, tout en martelant que le gouvernement comme les autorités monétaires britanniques feraient "tout ce qui sera nécessaire pour l'économie et le peuple de ce pays".
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Des propos qui n'ont pas rassuré les marchés. Vers 14H45 GMT, l'indice FTSE 100 rassemblant les principales valeurs de la Bourse de Londres chutait de 5% tandis que la livre plongeait de 2%, à 1,1808 dollar, au plus bas depuis 1985.
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