La Banque de France s'installe à Singapour pour se brancher sur l'Asie

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CHARLES PLATIAU

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Cap à l'Est. La Banque de France a annoncé, ce mardi 12 novembre, l'ouverture début 2020 d'un bureau à Singapour, sa deuxième implantation à l'étranger depuis New York en 2010. "Reflétant la place croissante de l'Asie au sein de l'économie et des marchés financiers, la Banque de France développe sa présence dans la région", indique l'institution dans un communiqué, "ce qui est extrêmement important dans le contexte actuel de mondialisation", a souligné le gouverneur, François Villeroy de Galhau. L'objectif est "[d']assurer un suivi renforcé des économies et des systèmes financiers asiatiques" depuis la cité-État d'Asie du Sud-Est, une des principales places financières de la région, à la réputation de dynamisme en matière d'innovation.
La Banque de France va même ouvrir une salle des marchés sur place "afin d'augmenter sa capacité opérationnelle pour mieux accompagner les entités du secteur officiel international sur les fuseaux horaires asiatiques." En effet, l'institution a aussi une activité plus commerciale de services de gestion des réserves de change : elle "offre son expertise et son savoir-faire à sa clientèle institutionnelle" (banques centrales, États fonds souverains, etc) "en effectuant des opérations de change sur le marché pour le compte de ses clients", explique-t-elle dans son rapport annuel. Le bureau de Singapour comprendra initialement une dizaine d'économistes et d'opérateurs de marché.
Cette annonce se double d'un accord de coopération dans la cybersécurité avec la Monetary Authority of Singapore (MAS) et l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR, adossée à la Banque de France). Cet accord
vise le "partage régulier d'informations concernant les cyber-incidents et les renseignements relatifs aux menaces" et permettra aussi "des échanges de personnel".Ravi Menon avait été reçu à la Banque de France à Paris en mai dernier lors d'une conférence sur le thème "opportunités et challenges pour les banques de l'émergence des Fintech : bigtech et les risques cyber liés à ces évolutions". Il avait plaidé pour une approche proportionnée, par type d'activité : "On ne peut pas ne pas réguler, ce ne serait pas sûr, mais on ne peut pas surcharger de régulation non plus", avait-il souligné. "Si on régule des Fintech comme des banques, elles mourront", avait-il estimé.
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Cet accord a été signé en marge du Singapore FinTech Festival organisé par la MAS, qui se tient du 11 au 15 novembre, et où s'est rendue une délégation de startups françaises du secteur, emmenée par Bpifrance.
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