Banques et fintech : après la concurrence, le temps des alliances
JULIETTE RAYNAL
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économie, chiffres, statistiques, banque
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Coopérer plutôt que concurrencer. C'est la stratégie vers laquelle se tournent de plus en plus de fintech, ces startups qui entendent réinventer la finance à l'aide des technologies. Lors de leur émergence, il y a une petite dizaine d'années, beaucoup d'entre elles ont développé des produits destinés au grand public. C'est le cas, par exemple, de l'appli d'agrégation de comptes Bankin', qui permet à ses 2,9 millions d'utilisateurs d'avoir une vision globale de leurs avoirs pour mieux gérer leur budget, de la startup Lydia, qui facilite le paiement entre particuliers, ou encore des robots conseillers comme Yomoni et Nalo, qui proposent des solutions d'épargne en ligne.
Malgré le caractère innovant des services proposés, ces nouveaux entrants doivent faire face à un écueil majeur : leur déficit de notoriété. Encore aujourd'hui, seuls 12% des Français ont déjà entendu parler des fintech. Parmi eux, une infime partie (4%) sait précisément de quoi il s'agit, selon une étude réalisée par le cabinet Mazars et OpinionWay en janvier dernier. Un inconvénient de taille dans un univers où la notion de confiance est centrale. À cela s'ajoutent l'absence d'un réseau de distribution et une difficile monétisation des services proposés.
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Pour faire connaître leur marque au plus grand nombre et séduire de nouveaux utilisateurs, de surcroît très fidèles à leur banque (selon un sondage de l'association UFC-Que Choisir, sept particuliers sur dix sont clients de leur banque traditionnelle depuis plus de vingt ans), les fintech, surtout les néobanques, sont contraintes d'investir des sommes colossales dans le marketing. Des dépenses forcées, qui expliquent les méga-levées de fonds du secteur. En moins d'un an, la néobanque allemande N26 a levé 460 millions de dollars. Sa concurrente britannique, Revolut, en a levé 250 millions. Toutes les deux visent 100 millions d'utilisateurs.
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