La BCE abaisse (un peu) les prévisions de croissance de la zone euro

BCE Draghi septembre 2018
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BCE Draghi septembre 2018
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Les économistes s'y attendaient. La Banque centrale européenne (BCE) a légèrement abaissé sa prévision de croissance dans la zone euro pour cette année et la suivante, sans toucher à celle de l'inflation. Elle table désormais sur une hausse de 2% du PIB de la zone cette année, contre 2,1% prévu en juin dernier, et de 1,8% l'année prochaine, contre 1,9%, du fait d'une demande extérieure plus faible, tout en maintenant sa projection de 1,7% en 2020. L'institut de Francfort, qui s'est fixé pour objectif un taux d'inflation légèrement inférieur à 2% à moyen terme, a maintenu inchangées ses prévisions d'inflation, à 1,7% cette année, en 2019 et en 2020.
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[Les modifications de projections macro-économiques des équipes de la BCE pour le taux d'inflation et la croissance économique. Crédits : BCE]
La BCE n'a pas modifié sa politique monétaire, ses taux directeurs restant inchangés, à -0,40% pour les dépôts (les réserves excédentaires des banques sont "taxées" à 0,40%) et 0,25% pour le taux de prêt marginal. Le Conseil des gouverneurs prévoit que les taux d'intérêt directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels "au moins jusqu'à l'été 2019."
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Le programme d'achat de dettes sera maintenu au rythme actuel de 30 milliards d'euros par mois jusqu'à la fin du mois de septembre et sera réduit à 15 milliards par mois jusqu'à fin décembre, et s'arrêtera ensuite, comme annoncé en juin dernier. La politique accommodante (quantitative easing) ne cesse pas d'un coup : la BCE va réinvestir la dette arrivant à échéance "pendant une période prolongée" après la fin des achats nets, a-t-elle martelé avec la même formulation qu'en juin, "aussi longtemps que nécessaire pour maintenir des conditions de liquidité favorables et un degré élevé de soutien monétaire."