La BCE abaisse (un peu) les prévisions de croissance de la zone euro

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Les risques liés à la montée du protectionnisme, les vulnérabilités des marchés émergents et la volatilité des marchés financiers ont gagné en importance récemment, a relevé Mario Draghi, le président de la BCE, ce jeudi 13 septembre.
"Les risques liés à la montée du protectionnisme, les vulnérabilités des marchés émergents et la volatilité des marchés financiers ont gagné en importance récemment", a relevé Mario Draghi, le président de la BCE, ce jeudi 13 septembre. (Crédits : BCE)
La Banque centrale européenne table désormais sur 2% de croissance du PIB cette année et 1,8% l'an prochain, soit 0,1 point de moins. Elle prévoit toujours un taux d'inflation annuel de 1,7% d'ici à 2020. Sa politique monétaire accommodante va être graduellement arrêtée.

Les économistes s'y attendaient. La Banque centrale européenne (BCE) a légèrement abaissé sa prévision de croissance dans la zone euro pour cette année et la suivante, sans toucher à celle de l'inflation. Elle table désormais sur une hausse de 2% du PIB de la zone cette année, contre 2,1% prévu en juin dernier, et de 1,8% l'année prochaine, contre 1,9%, du fait d'une demande extérieure plus faible, tout en maintenant sa projection de 1,7% en 2020. L'institut de Francfort, qui s'est fixé pour objectif un taux d'inflation légèrement inférieur à 2% à moyen terme, a maintenu inchangées ses prévisions d'inflation, à 1,7% cette année, en 2019 et en 2020.

"Les risques entourant les perspectives de croissance de la zone euro peuvent toujours être évalués comme étant globalement équilibrés", a déclaré le président de la BCE, Mario Draghi, lors d'une conférence de presse ce jeudi 13 septembre.

"Dans le même temps, les risques liés à la montée du protectionnisme, les vulnérabilités des marchés émergents et la volatilité des marchés financiers ont gagné en importance récemment."

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BCE prévisions inflation croissance PIB

[Les modifications de projections macro-économiques des équipes de la BCE pour le taux d'inflation et la croissance économique. Crédits : BCE]

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Vers la fin progressive du "quantitative easing"

La BCE n'a pas modifié sa politique monétaire, ses taux directeurs restant inchangés, à -0,40% pour les dépôts (les réserves excédentaires des banques sont "taxées" à 0,40%) et 0,25% pour le taux de prêt marginal. Le Conseil des gouverneurs prévoit que les taux d'intérêt directeurs de la BCE resteront à leurs niveaux actuels "au moins jusqu'à l'été 2019."

Le programme d'achat de dettes sera maintenu au rythme actuel de 30 milliards d'euros par mois jusqu'à la fin du mois de septembre et sera réduit à 15 milliards par mois jusqu'à fin décembre, et s'arrêtera ensuite, comme annoncé en juin dernier. La politique accommodante (quantitative easing) ne cesse pas d'un coup : la BCE va réinvestir la dette arrivant à échéance "pendant une période prolongée" après la fin des achats nets, a-t-elle martelé avec la même formulation qu'en juin, "aussi longtemps que nécessaire pour maintenir des conditions de liquidité favorables et un degré élevé de soutien monétaire."

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Commentaires
a écrit le 14/09/2018 à 9:46 :
L'UERSS: "Tout va bien !"
a écrit le 13/09/2018 à 21:33 :
Quel optimisme dans l'euro! On sent qu'avec cette monnaie on est invincible et que cela repose sur quelque chose de solide, contrairement au monnaie nationale qui ne représentait que l'économie locale! Je plaisante bien sur!
a écrit le 13/09/2018 à 17:48 :
esperons que c'est pas un ballon d'essai pour expliquer qu'ils ne vont pas remonter les taux, parce qu'a la prochaine crise, ca risque de manquer d'outils!
et en plus la france va croire qu'elle peut atteindre sa limite ( 3% de deficit quand ca va, 6 quand ca va moins), avec de l'argent gratuit qui vient de nulle part

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