La dette est trop élevée à l'échelle mondiale, selon la banque des banques centrales

 |   |  840  mots
Le marché des prêts à effet de levier (bancaires ou obligations high yield) a doublé depuis la crise de 2007-2008, tiré par la demande des investisseurs en quête de rendement.
Le marché des prêts à effet de levier (bancaires ou obligations high yield) a doublé depuis la crise de 2007-2008, tiré par la demande des investisseurs en quête de rendement. (Crédits : BRI)
Dans son état des lieux des marchés financiers, la Banque des règlements internationaux (BRI) s'inquiète des valorisations excessives des marchés et des conditions de crédit trop souples. L'ensemble de la dette, privée et publique, est maintenant "considérablement plus élevée qu'avant la crise" et les prêts à risque sont en plein essor.

La Banque des règlements internationaux (BRI) tire à sa manière la sonnette d'alarme. Cette institution internationale, qui se décrit comme « la banque des banques centrales », dresse un état des lieux passablement préoccupant des marchés financiers et bancaires. Dans son rapport trimestriel publié ce dimanche 23 septembre, la BRI s'inquiète de plusieurs phénomènes, en particulier des évolutions très divergentes des marchés, entre les émergents qui ont fortement pâti de la vigueur du dollar et les marchés américains qui volent de record en record.

Aux yeux de Claudio Borio, le chef du département monétaire et économique de la BRI, de nouvelles turbulences risquent de se produire « probablement à un moment donné car les marchés des économies avancées affichent des valorisations excessives, les conditions financières sont trop souples et la dette, à l'échelle mondiale, est trop élevée » indique l'institution de Bâle.

« Les taux d'intérêt demeurant inhabituellement faibles et les bilans des banques, enflés comme jamais, il reste peu de traitements à disposition pour aider le patient à se rétablir, ou le soigner s'il rechute », met en garde Claudio Borio.

Lire aussi : La BCE sonne la fin de la "morphine monétaire"

Le spectre de la crise des subprimes

En présentant son rapport, l'économiste a souligné qu'aux Etats-Unis, « le marché des prêts à effet de levier a été brûlant. Les volumes ont été élevés, les banques s'étant déchargées de leurs prêts auprès d'une base d'investisseurs très demandeurs. Certains [...] via des Collateralised Loan Obligations [CLO, produits dérivés de crédits issus de la titrisation d'un portefeuille de prêts commerciaux de même niveau de risque, ndlr], proches cousins des tristement célèbres titres de créance adossés à des prêts hypothécaires (CDO) de la crise financière mondiale », provoquée par l'effondrement du marché des subprimes (prêts immobiliers à risque) en 2007-2008.

Dix ans après la chute de Lehman Brothers, ce « bond du financement bancaire à destination des emprunteurs très endettés » (ou en catégorie hautement spéculative) « peut créer des fragilités. »

Dans une étude détaillée sur le marché des financements à effet de levier, un autre économiste de la BRI, Tirupam Goel, souligne que l'ensemble de la dette à effet de levier (y compris les obligations "high yield", à haut rendement) à haut rendement) a « doublé en taille depuis la crise financière mondiale ». Il excède désormais 2.600 milliards de dollars, dont l'essentiel aux Etats-Unis. Pour la première fois depuis une décennie, les prêts à effet de levier ont dépassé celui des obligations "high yield" et le cap des 1.000 milliards de dollars depuis fin avril.

Dette levier monde BRI

[Cliquez sur l'image pour l'agrandir1.Graphique de gauche : en jaune, les prêts à effet de levier aux États-Unis, en rose les obligations high yield aux États-Unis, en violet les prêts à effet de levier en Europe, en bleu clair les obligations high yield en Europe. 2.Graphique du milieu : la part des prêts aux clauses allégées (cov lite) augmente, montrant le rapport de force en faveur des emprunteurs. 3.Graphique de droite : les Collateralised Loan Obligations en plein essor surtout aux États-Unis. Crédits : BRI]

Attention à la rechute

Malgré ces « développements inquiétants », ce sont les marchés émergents qui ont connu de fortes turbulences, touchés par le raffermissement du dollar, l'escalade des tensions commerciales et les signes de ralentissement de la croissance chinoise. Les effets de contagion sont restés limités. La zone euro a subi quelques secousses, en partie du fait de la chute de la livre turque, à la périphérie, et des incertitudes en Italie.

Le chef du département monétaire et économique de la BRI estime que les vulnérabilités qui apparaissent aujourd'hui sont « des symptômes d'un malaise plus général » et reflètent « le rétablissement hautement déséquilibré » intervenu après la crise, à coups de politique monétaire ultra-accommodante.

« Le puissant médicament des taux inhabituellement bas de façon persistante a servi à dynamiser l'activité économique mais des effets secondaires sont inévitables » a pointé Claudio Borio, faisant le parallèle entre les sursauts des marchés et les réactions d'un patient au sevrage.

Quelle sera la gravité de ces effets collatéraux ? « Le patient continuera-t-il de guérir ou y aura-t-il une rechute ? » s'interroge l'économiste, convaincu que le rétablissement complet ne sera pas calme et tranquille.

« Sur le plan financier, les choses semblent plutôt fragiles. Les marchés des économies avancées sont encore survalorisés et les conditions financières encore trop faciles. Surtout, il y a trop de dettes : par rapport au PIB, dans le monde, l'ensemble de la dette (privée et publique) est maintenant considérablement plus élevée qu'avant la crise » martèle-t-il.

Heureusement, les banques ont réduit le levier dans leur bilan, se rassure l'économiste de la BRI...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 26/09/2018 à 12:29 :
Il y a une erreur dans votre annonce de bas de page " 10000 startups". Ce n'est pas 2018, mais 2019.
a écrit le 25/09/2018 à 18:44 :
et si on s’échangeait nos dettes pour diminuer nos dettes extérieurs ?
a écrit le 25/09/2018 à 11:58 :
On ne remerciera jamais assez Bill CLINTON et sa gestion non populiste de la réglementation financière.
Réponse de le 26/09/2018 à 8:50 :
Et on remerciera jamais assez GWB d'avoir achevé le processus et à l'actuel locataire de Maison Blanche d'avoir intégralement démoli en deux ans les quelques gardes fous péniblement mit sous Obama.
a écrit le 25/09/2018 à 8:43 :
achetez du sucre , des pates ,des conserves et planquez vos lingots en suisse ....!!
a écrit le 25/09/2018 à 0:49 :
La BRI " tire la sonnette d'alarme " ! à part ça, à quoi sert elle? En tant que banque des banques, elle n'a pas averti ses collègues, les banques centrales, d'arrêter de balancer du crédit à tout va, lequel ne sert qu'à l'achat d'actions ( pour que des entreprises distribuent des dividendes) et non à faire tourner l'économie réelle . Elle participe à une manipulation planétaire de la monnaie au profit d'intérêts privés. L'économiste Gaël Giraud rappelle que la dette privée - entreprises et ménages - est plus importante que la dette publique. Le totem de la stabilité des prix et du maintien de l'inflation proche de 2% donne une fonction régulatrice d'apparence pour ces banques, qui n'empêche pas le déclin économique et la paupérisation des peuples. Dans l'UE, les états n'ont aucune souveraineté monétaire. Elle n'est qu'un rouage du libre échange généralisé .
a écrit le 24/09/2018 à 16:49 :
Bah alors ? kenenanafoot ? J'ai emprunté auprès des chinois du fbi, j'les rembourse pas c'est tout !
a écrit le 24/09/2018 à 16:30 :
C'est pas bien grave suffira d'aller prendre l'argent qui manquera dans les paradis fiscaux et autres comptes offshore, avec des dizaine de milliers de milliards de dollars on pourra même éradiquer la faim dans le monde si on veut en passant comme ça !

Ben quoi ? Elle est où la faille dans mon raisonnement là ? Il n'y en a pas, la faille elle est seulement dans notre système oligarchique qui détruit notre monde.

"L’ordre de la dette. Enquête sur les infortunes de l’État et la prospérité du marché" https://www.monde-diplomatique.fr/2017/01/LEDER/57018
Réponse de le 25/09/2018 à 15:12 :
dans les paradis fiscaux ,les capitaux sont aussi reinvesti tcomme ailleur ,ce qui gonfle encore plus le dette ....donc le choc seras encore plus dur qu on imagine ...!!
Réponse de le 27/09/2018 à 11:17 :
@ multipseudos:

Calmez vous et expliquez vous. En attendant je vous ai signalé bien évidemment.
a écrit le 24/09/2018 à 13:51 :
Tres demandeur de CLO...tu m’étonnes...générateur de com bien juteuses et risque pour le client final....essayez d’en faire autant dans la vraie vie
a écrit le 24/09/2018 à 13:17 :
Entre risque de spéculation financière et risque de spéculation populiste.
Les taux excessivement bas ne sont ils pas la conséquence de la crise précédente, celle des subprimes = produits dérivés.
De toute façon on ne pouvait faire autrement et heureusement que des organes de régulation ont maintenu l’équilibre (voir politique de la BCE de quantitative easing : https://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/pourquoi-la-bce-depense-des-milliards-chaque-mois-sur-les-marches-761621.html) Cette politique ne pouvant durer, va se terminer fin 2018 (https://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRKBN1JA29I-OFRBS)
Concernant les banques, théoriquement les accords et dispositifs de Bale 3 devaient réduire les risques (https://www.bis.org/bcbs/basel3_fr.htm), à condition que le risque soit correctement évalué. Le problème étant, d’après un rapport OCDE: « Les risques ont migré du système bancaire vers d’autres institutions financières et intermédiaires de crédit ».( https://www.oecd.org/fr/eco/perspectives/la-resilience-dans-un-contexte-d%E2%80%99endettement-eleve-perspectives-economiques-ocde-novembre-2017.pdf)

Pour la majorité des pays, dont la France, les taux bas, parfois négatifs, ont servi à soutenir une croissance atone et aussi à financer la dette plus qu’à réduire les déficits.
On constate actuellement à quel point il est difficile de faire la moindre réforme, d’autant dans un contexte exploité par les populismes. Un manque de confiance dans les perspectives d’avenir les auto-alimentant, quasi de manière spéculative.

Reste tout de même à essayer de respecter les ratios dette/croissance afin de ne pas se retrouver sans aucune marge de manœuvre dans le cas d’une nouvelle crise, ou de l’augmentation des taux d’intérêt.
Côté déficits, la situation la pire parait être celle du Japon à 236 % du PIB, mais serait en trompe l’œil car détenue par les Japonais, alors que celle des USA semble sur une mauvaise pente en proportions et en tendances. Voir effets à retardement de la réforme fiscale, conjuguée à la remontée des taux et donc à une augmentation des charges d’intérêts et autres dépenses. https://www.usgovernmentspending.com/united_states_total_spending_pie_chart. D’autant qu’aux USA la croissance est à présent maintenue artificiellement par des prises de risques. Sans compter l’hasardeuse remise en question d’accords ou d’équilibres multilatéraux (« Pourquoi Trump est un danger pour l'économie mondiale », par Nouriel Roubini).
On peut comparer la répartition des dépenses publiques à celles de la France : https://www.performance-publique.budget.gouv.fr/actualites/2018/direction-budget-a-publie-edition-2018-budget-etat-vote-en-quelques-chiffres.
On peut aussi comparer les déficits des administrations publiques et se rendre compte que qu’il y a pire que la France. https://data.oecd.org/fr/gga/deficit-des-administrations-publiques.htm#indicator-chart.

Côté entreprises : l’endettement et le risque sont surtout sectoriels, plus que par pays (http://www.eulerhermes.fr/mediacenter/actualites/Pages/etude-dette-entreprises-monde-2018.aspx). A savoir si la dette finance la croissance externe, les dividendes, ou l’outil de production ? (https://www.afep.com/wp-content/uploads/2018/09/2018_Flash-%C3%A9co-Afep-11-Septembre-2018_Dette-des-agents-non-financiers-priv%C3%A9s.pdf).

Idem pour l’endettement quel qu’il soit, à savoir si c’est un investissement ou bien une simple dépense. Des les relais de croissance existent, à condition que l’UE joue collectif, en premier lieu pour essayer de parer un autre risque de crise et d’autre part pour conforter un espace économique suffisamment grand pour assurer un développement à long terme. Reste aussi à faire émerger un projet d’avenir, autre que celui quelque peu simpliste et restrictif qui consisterait à se focaliser sur les restrictions envers quelques malheureux immigrés, qui ne sont pour rien dans nos choix économiques et nos problèmes d’harmonisations sociales et fiscales. Investissons dans les technologies numériques, robotiques et environnementales, car la dette environnementale n’apparait nulle part dans les graphiques, mais elle existe bel et bien.
Réponse de le 24/09/2018 à 16:02 :
Si seulement l'analyse était fondée!
Mais on ne peut pas oublier l'évasion fiscale: le déficit public est du à l'évasion fiscale. On demande du civisme et des sacrifices soit à ceux qui paient leurs impôts, soit à ceux qui reçoivent des prestations sociales. Ceux qui paient leurs impôts demandent juste à ceux qui s'évadent fiscalement de contribuer. Ceux qui reçoivent des prestations sociales demandent juste à ceux qui délocalisent les usines de les ramener ici afin de pouvoir vivre d'autre chose que des prestations sociales. Cela ne peut se faire qu'en changeant l'orientation qu'à prise l'Europe ou, le cas échéant, en la démantelant.
Enfin, sur le fait de ne pas faire payer au pauvre immigré quoi que ce soit: il n'y a qu'une seule humanité, on est d'accord. Mais il y a différentes mœurs et différentes religions. Ce n'est pas du tout anodin dans la vie de tous les jours et pour être franc, il y a longtemps que les bornes sont enfoncées. Nous n'avons pas honte de notre mode de vie ni de nos choix de vie. Ceux-ci sont confrontés et interrogés tous les jours, parfois violemment. C'est insupportable de ne plus se sentir chez sois alors que l'on a rien demandé. Donc, non, la question de l'immigration ne peux plus être traité par dessus la jambe comme vous le laissez entendre.
Enfin, pour le stock de dettes... On sait tous comment ce type de situation se termine quand le banquier exagère la part qui lui revient. En d'autres temps, inflation, en d'autre temps encore... Il n'y a qu'a regarder l'histoire.
a écrit le 24/09/2018 à 12:21 :
Voila DES années que O Delamarche alerte tout le monde , sur ces evidents problemes . La station media de BFM BUSINESS en a profite pour l'eliminer de ses entennes , car il ne faisait pas des analyses en accord avec la pensée unique lénifiante des pseudo journalistes economiques !!! .
Seul un "banque run" partiel et mondial sauvera le systeme bancaire .
Réponse de le 24/09/2018 à 13:46 :
C’est clair que delamarche apportait le seul son de cloche different et toujours parfaitement clair,chiffres a l’appui....j’ai arrete tres vite de regarder l’emission malgres les efforts des presentateurs,surtout un a qui delamarche a l’air de manquer car il essait de coincer les intervenants....mais rien a faire ils servent toujours le meme plat unique...soporifique
a écrit le 24/09/2018 à 10:24 :
A ce tableau inquiétant- auquel on pourrait ajouter entre autres les massifs rachats d'action pour profiter des taux voisins de zéro, voire négatifs- il ne faut pas oublier que ces dettes privées et publiques sont de plus en plus sous forme de produits négociables sur les marchés, c'est-à-dire négociables en temps réel, de façon mondialisée, susceptibles d'énormes baisses instantanées de cours. Baisses qui influencent même indirectement l'appréciation implicite des crédits restés dans les portefeuilles bancaires. Les techniques de couverture deviennent alors inopérantes, la défiance se généralise et la liquidité s'évanouit sur les marchés comme entre les banques. Et les fonds propres des banques - surtout des plus grandes très mondialisées- pourtant bien renforcés depuis le crise de 2007/2008 peuvent ne pas suffire pour rassurer leurs contreparties et les faire échapper à la tourmente. Ce sont alors les économies qui en subissent les conséquences.
Réponse de le 24/09/2018 à 11:07 :
@Michel Castel 24/09/2018 10:24
Merci pour votre contribution: la situation est, en effet, très préoccupante, surtout quand on constate le taux du 10 ans des EU.
Toutefois, je ne comprends pas cette phrase:
"Les techniques de couverture deviennent alors inopérantes"
Cordialement
a écrit le 24/09/2018 à 9:47 :
Petite parenthèse, la dette est aussi un bizness qui génère du profit et de l activité. Maintenant la hausse des marchés et l explosion des ratios de valorisation est aussi du a l injection massive de liquidité des bques de centrales, il faut bien que ce cash aille quelque part. Tant que la fiscalité ne nous fera pas sortir d une ste de rentier, le mouvement ne s inversera pas. Pour donner un exemple de l absurdité, Je ne critique pas la réussite de Bill Gate et ne prône pas la confiscation mais il faut ce demander si une seule personne possédant une épargne de + 100 Mds est aussi productive que 1000 ko personnes possédant cette même somme ?
a écrit le 24/09/2018 à 9:22 :
Dans la nature, le surplus de création de richesse est épargné puis prêté. Les abeilles stockent le miel et ce le partagent l'hiver, les écueils épargnent leurs noix, les fourmis épargnent leur stock de nourriture... Ce système n’entraîne pas de surconsommation des ressources naturelles et préserve notre environnement. Contrairement à notre système financier qui créé une richesse virtuelle permettant de surconsommer nos ressources avec tous les dégâts qui vont avec.
a écrit le 24/09/2018 à 8:36 :
Les banquiers continuent de s'enrichir de manière éhontée. Quand ça craquera une nouvelle fois, il sera alors temps de faire payer les pots cassés de la dette au citoyen lambda pour relancer le manège une nouvelle fois.
La stratégie est simplissime: phase 1 je maximise mes gains par tous les moyens, phase 2, je mutualise mes pertes.
a écrit le 24/09/2018 à 8:33 :
Une crise financière est attendue entre fin 2018 et 2010. Plus probablement 1e semestre 2019. C'est en effet possible. Donc attention pour les détenteurs d'actions et d'obligations, il va falloir commencer à acheter des fonds "bear" (reverse) qui montent quand les marchés baissent.
Réponse de le 24/09/2018 à 17:28 :
@Luc 24/09/2018 8:33
Je crois que vous avez raison. Certains marchés financiers sont a des niveaux stratosphériques. Le problème est le taux du 10 ans des EU qui ne cesse de grimper lentement mais surement. Ceci étant écrit, le système financier est plus robuste qu'en 2006/07.
Cordialement

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :