La Société Générale achète la startup de paiement Treezor

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La startup Treezor se présente comme une plateforme Bank-as-a-service, des services de paiement pour en marque blanche, utilisés par exemple par Lydia et Qonto.
La startup Treezor se présente comme une plateforme "Bank-as-a-service", des services de paiement pour en marque blanche, utilisés par exemple par Lydia et Qonto. (Crédits : Treezor)
La plateforme de services bancaires pour entreprises, utilisée par de nombreuses startups de la Fintech come Lydia, entre dans l'escarcelle de la Soc Gen. La banque de La Défense réalise sa deuxième acquisition d'une Fintech après celle de Lumo en juin.

La Société Générale veut montrer qu'elle croit fermement à l'Open Banking et qu'elle veut se saisir pleinement des opportunités offertes par la directive européenne sur les paiements DSP2. La banque de La Défense a annoncé ce jeudi 27 septembre l'acquisition de la startup parisienne Treezor, qui se présente comme une plateforme "Bank-as-a- service" pour les Fintech, les autres jeunes pousses de la finance. Disposant d'un agrément d'établissement de monnaie électronique avec services de paiement auprès de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR, adossée à la Banque de France), Treezor fournit des services d'ouverture de compte, de paiements, d'identification des clients (KYC) et des programmes de cartes de paiement personnalisés, le tout en marque blanche, pour des entreprises n'ayant pas forcément de licences, les néobanques, des e-commerçants, des plateformes collaboratives, etc.

Si la startup elle-même est peu connue du grand public, elle compte parmi sa trentaine de clients plusieurs marques déjà bien établies de la Fintech à l'image de l'application de paiement entre amis Lydia, son premier client historiquement, et de la néobanque pour PME Qonto, ainsi que Shine, Lunchr et Anytime, mais aussi des acteurs du secteur bancaire et de la grande distribution.

Cette acquisition « place Société Générale comme l'un des fournisseurs majeurs de solutions à destination des Fintech et néo-banques », souligne la banque dans son communiqué.

Open innovation

Fondée en 2015 par Grégoire Bourdin, Éric Lassus et Xavier Labouret, la startup emploie 30 personnes. Les fondateurs avaient créé en 2005 un site de cagnottes en ligne (pour les mariages notamment), accompagnées de cartes, Ameliste, dont ils ont transformé l'activité et fait pivoter le modèle. Ils avaient indiqué être en quête d'investisseurs pour une levée de fonds. Ce sera finalement une sortie industrielle.

Membre principal du réseau Mastercard, raccordée au réseau SEPA, elle affirme avoir émis 300.000 cartes de paiement et géré des volumes atteignant 3 milliards d'euros par an.

« Cette acquisition s'inscrit dans notre approche d'open innovation et de collaboration entre les Fintech et les banques. Le modèle de plateforme de Treezor permettra au groupe d'accompagner le développement des Fintech clientes de Treezor et à nos métiers de s'ouvrir aux acteurs externes de l'écosystème Fintech pour continuer de satisfaire nos clients en leur apportant rapidement des services innovants », a commenté Claire Calmejane, la nouvelle directrice de l'Innovation du groupe Société Générale, citée dans le communiqué.

L'opération reste soumise à l'accord de l'ACPR.

La banque indique qu'elle apportera à Treezor « son expertise et ses capacités industrielles afin de compléter la gamme de services proposée par Treezor (BtoBtoC) en matière de services de paiements, de change et de crédit ». Elle compte également soutenir son développement à l'international.

Il s'agit de sa deuxième acquisition d'une Fintech après celle de Lumo, une plateforme de financement participatif dans les énergies renouvelables en juin dernier.

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