Ledger, étoile montante française des cryptomonnaies, lève 61 millions d'euros

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Le Nano S, qui ressemble à une simple clé USB mais est un portefeuille matériel de cryptomonnaies qui permet de stocker ses clés d'accès, est le produit phare de Ledger, qui en a écoulé plus d'un million d'exemplaires (à 95 euros l'unité).
Le Nano S, qui ressemble à une simple clé USB mais est un portefeuille matériel de cryptomonnaies qui permet de stocker ses clés d'accès, est le produit phare de Ledger, qui en a écoulé plus d'un million d'exemplaires (à 95 euros l'unité). (Crédits : Ledger)
La startup parisienne, créée par le fondateur de La Maison du bitcoin, est soutenue par les fonds de capital-risque Draper Esprit, FirstMark Capital, Cathay Innovation et Korelya Capital. Rentable, elle a vendu un million de portefeuilles sécurisés pour bitcoins.

C'est une des startups les plus prometteuses de l'univers des monnaies virtuelles et de la Blockchain et elle est déjà rentable : la jeune pousse française Ledger annonce ce jeudi avoir levé 75 millions de dollars (61 millions d'euros) auprès de fonds de capital-risque, Draper Esprit, FirstMark Capital, Cathay Innovation et Korelya Capital, le fonds de Fleur Pellerin qui siègera au conseil d'administration.

Créée en 2014 par le fondateur de La Maison du bitcoin, Eric Larchevêque, aux côtés d'entrepreneurs dont un ancien d'Oberthur et un ex de Criteo, Ledger s'est spécialisée dans la sécurisation des cryptomonnaies et la technologie Blockchain. Elle avait levé 7 millions d'euros en mars dernier dans un tour de table mené par Maif Avenir, accompagné notamment par Xange et Kima Ventures (Xavier Niel).

"Il s'agit à ce jour d'une des plus importantes Serie B dans l'univers de la Blockchain et des cryptomonnaies (hors ICO) [ces levées de fonds en jetons échangeables en monnaies virtuelles]", se félicite la société dans un communiqué.

L'entreprise a son siège à Paris, un centre de fabrication à Vierzon et un bureau à San Francisco ; elle emploie 82 personnes, des développeurs, des spécialistes de la sécurité, et un ancien d'Euronext, Jean-Michel Pailhon, responsable du développement et de la stratégie.

Un coffre-fort pour les actifs en cryptomonnaies

Depuis le lancement en juin 2016, Ledger a écoulé "plus d'un million d'exemplaires dans 165 pays" du Nano S, son produit phare, qui ressemble à une simple clé USB mais est un portefeuille matériel de cryptomonnaies permettant de stocker ses clés d'accès, vendu à 95 euros l'unité. Si la technologie Blockchain des monnaies cryptographiques est réputée inviolable, les piratages sont possibles (il y a quelques exemples très médiatisés sur des plateformes d'échanges) lorsqu'on accède à son portefeuille : il faut donc sécuriser sa clé d'accès dans une sorte de coffre-fort.

"Ces fonds seront utilisés pour investir considérablement dans la R&D et pour élargir nos activités en déployant nos équipes à l'international", indique Eric Larchevêque.

Ledger vient aussi de lancer un produit pour les professionnels, le Ledger Vault (coffre-fort), une solution destinée aux institutions financières, banques, hedge funds et family offices, leur permettant de gérer leurs actifs en cryptomonnaies.

"La Blockchain, comme en témoignent les actifs en cryptomonnaies, est une technologie révolutionnaire. La sécurité sera indispensable à son succès et nous sommes convaincus que Ledger a construit la meilleure plateforme de sécurité au monde pour gérer les clés privées de toutes les applications associées à la Blockchain et aux cryptomonnaies", commente Simon Cook, le directeur général de Draper Esprit.

L'investisseur chinois Ming-Po Cai, le président de Cathay Capital, estime de son côté que

"Ledger est le parfait exemple d'une startup qui a un potentiel mondial grâce à une vision forte et une technologie de pointe."

La jeune pousse française a aussi signé des partenariats technologiques avec de grandes entreprises technologiques, dont Intel et Gemalto, "dans le but de développer un dispositif de haute sécurité pour les applications associées aux cryptomonnaies".

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Commentaires
a écrit le 18/01/2018 à 13:50 :
Il n'y a pas de "centre de fabrication" à Vierzon, mais un centre de logistique qui réceptionne et réexpédie les clés produites en Chine. Ce n'est pas vraiment la même chose...
a écrit le 18/01/2018 à 12:27 :
quand le bitcoin vaudra 0, les coffres fort vaudront la meme chose
Réponse de le 18/01/2018 à 17:08 :
Un esprit éclairé creuse et se renseigne avant de porter un jugement : les fondateurs de cette entreprise ne sont pas des joueurs...
Réponse de le 19/01/2018 à 9:44 :
Pendant la ruée vers l'or, les marchands de pelles ont plus surement fait fortune que les chercheurs d'or.

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