Les profits du CAC 40 en baisse mais pas pour tout le monde

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(Crédits : Charles Platiau)
Les entreprises faisant partie de l'indice phare de la Bourse de Paris ont dégagé au total 88 milliards d'euros de bénéfices, en repli de 8%. La finance reste le premier contributeur malgré des performances contrastées. Total a profité du rebond du pétrole et les valeurs du luxe d'une activité soutenue. Carrefour et TechnipFMC sont les deux seuls groupes en pertes.

L'entrée de Hermès dans le CAC 40 en juin dernier n'a pas inversé la tendance : malgré le bénéfice net de 1,4 milliard d'euros, en hausse de 15%, annoncé ce mercredi 20 mars par le célèbre maroquinier de la rue du Faubourg-Saint-Honoré, dernier à publier ses chiffres, les profits cumulés de l'ensemble des membres de l'indice phare de la Bourse de Paris s'affichent en recul  au titre de 2018, à 88,37 milliards d'euros (-de 8,46%), selon un décompte réalisé par l'AFP.  Alors que certains prévisionnistes espéraient dépasser le cap symbolique des 100 milliards d'euros, la tendance observée au premier semestre (-2%) s'est amplifiée, sur fond de ralentissement de la croissance mondiale et de guerre commerciale.

Le plus gros bénéfice revient au numéro deux des poids lourds du CAC 40, Total (à la capitalisation boursière de 133 milliards d'euros) avec 9,7 milliards d'euros, dopé par la remontée des prix du pétrole. Au deuxième rang, BNP Paribas (valorisé 55 milliards) dont le résultat net a reculé de 3% à 7,5 milliards d'euros. A la troisième place figure la première capitalisation française, le groupe LVMH (160 milliards d'euros), avec un profit de 6,4 milliards d'euros, en croissance de 18%.

Deux groupes ont accusé des pertes, pour la deuxième année consécutive : Carrefour (561 millions d'euros) et TechnipFMC (1,6 milliard d'euros).

Comme l'an passé, le secteur de la finance (banques et assurances) est resté l'un des plus gros contributeurs aux bénéfices de l'indice, malgré des performances contrastées, avec un total de 17,9 milliards d'euros, en incluant Crédit Agricole (4,4 milliards, en hausse de 20,6%), Société Générale (3,8 milliards, en hausse de 37,7%), Axa (2,14 milliards en recul de 66%, du fait de l'amortissement d'écart d'acquisition de ses actifs américains Axa Equitable).

La finance est désormais talonnée par le luxe. Avec LVMH, Hermès et Kering (Gucci), don le bénéfice a plus que doublé à 3,7 milliards d'euros, le secteur a connu une année faste et affiche un cumul de 15,4 milliards d'euros de profits.

Le chiffre d'affaires cumulé des 40 plus grandes valeurs de la cote parisienne a, en revanche, augmenté de plus de 4% à 1.345 milliards d'euros. Il s'agit "du chiffre d'affaires le plus élevé du CAC 40 depuis 2007" a déclaré aux Echos Marc Lefèvre, du cabinet EY.

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 21/03/2019 à 16:03 :
Et dire qu'une grande partie de ce magot versée en dividendes iront vers des poches étrangères, car le Français aura rempli de ses économies ses livrets A et autres comptes ne rapportant pas un kopec.
a écrit le 21/03/2019 à 9:48 :
Oui on favorise les très gros, preuve que nos LREM sont bien là au nom de qui on sait.

Légitimité ? Zéro.

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