Quand la Blockchain simplifie l’investissement dans le PEA pour la Caisse d’Epargne

Photo d'illustration
Utocat

Photo d'illustration
Utocat
Simplifier, fluidifier, sécuriser : la Blockchain, la technologie de stockage et de transmission d'informations née avec le Bitcoin, présente de nombreux avantages pour certaines procédures encore très papier, en particulier dans la finance. C'est le cas de la souscription de titres non cotés en Bourse, dont l'inscription dans un compte titres, un plan d'épargne en actions (PEA) classique, reste complexe. La Caisse d'Epargne des Hauts-de-France a décidé de recourir à la Blockchain en adoptant la solution dématérialisée de gestion des titres non cotés de la startup de la Fintech lilloise Utocat. En phase d'expérimentation, cette solution baptisée Catalizr a été déployée dans l'ensemble du réseau commercial et a permis de traiter 900.000 euros d'investissements, avec un taux de satisfaction de 10/10. A la clef : gain de temps et certification des échanges sur la Blockchain.
L'ensemble du processus de vie des titres non cotés (achat vente cession) est automatisé. Les chargés d'affaires et banquiers privés « accompagnent l'investisseur, suivent l'avancement et transmettent les instructions ainsi complétées à notre teneur de compte » précise-t-elle, dans un communiqué.
Clément Francomme, le fondateur et directeur général d'Utocat, qui fait valoir que sa solution « facilite le financement de l'économie réelle (TPE, PME, startup) », espère la déployer « dans l'ensemble des agences Caisse d'Epargne en France, pour à terme, gérer 100% de leurs titres non cotés ».
À lire également
Le jeune éditeur de logiciel Blockchain pour la finance travaille déjà avec Caceis (filiale de Crédit Agricole), le CIC, le Crédit Mutuel et Axa, utilisateurs de sa solution de numérisation des titres non cotés, lancée en juin 2017, et également adoptée par la plateforme d'investissement en ligne Raizers.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

La Fintech lilloise a levé 1,6 million d'euros en octobre dernier auprès de plusieurs investisseurs dont Bpifrance, la Métropole européenne de Lille (MEL) et BNP Paribas.