Les ONG en ordre de bataille pour la COP21

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En marge de la COP21, la Coalition Climat 21 représente la voix de la société civile et veut peser sur les débats. Cette coalition a vu le jour en 2014, à l'initiative, notamment, du Réseau Action climat, qui regroupe des associations françaises spécialisées dans les questions climatiques et représente le Climate Action Network International (CAN-I). Elle rassemble 130 associations, syndicats et organisations religieuses, une diversité qui constitue une première dans le monde associatif.
En marge de la COP21, la Coalition Climat 21 représente la voix de la société civile et veut peser sur les débats. Cette coalition a vu le jour en 2014, à l'initiative, notamment, du Réseau Action climat, qui regroupe des associations françaises spécialisées dans les questions climatiques et représente le Climate Action Network International (CAN-I). Elle rassemble 130 associations, syndicats et organisations religieuses, une diversité qui constitue une première dans le monde associatif. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
Quelles sont les ONG qui constituent la Coalition Climat 21, cette voix de la société civile qui cherche à faire entendre ses propositions -et ses protestations- par dessus la clameur de la manifestation officielle de la COP21, initiée et pilotée par les Etats. En lien avec cet article, un diaporama intitulé "COP21 : les 10 ONG en première ligne".

[Associé à cet article, voir le diaporama : "COP21 : les 10 ONG en première ligne"]

Nécessaires, mais pas suffisantes. Convaincues que les négociations de la COP21 ne pourront à elles seules sauver le climat, les ONG françaises, réunies au sein de la Coalition Climat 21, misent sur cette caisse de résonance politique et médiatique pour mobiliser largement les citoyens et lancer un mouvement pérenne pour la justice climatique.

Cette coalition a vu le jour en 2014, à l'initiative, notamment, du Réseau Action climat, qui regroupe des associations françaises spécialisées dans les questions climatiques et représente le Climate Action Network International (CAN-I). Elle rassemble 130 associations, syndicats et organisations religieuses, une diversité qui constitue une première dans le monde associatif. Pas grand-chose de commun entre Attac, vent debout contre le capitalisme « climaticide », et la Fondation Nicolas-Hulot ou le WWF, partenaires de nombreuses entreprises. D'une façon générale, on distingue les adeptes de la réforme et celles qui veulent la révolution. Mais, pour l'occasion, chacune a mis un léger voile sur sa posture historique pour parler d'une même voix.

Sur le fond, toutes s'accordent sur le lien entre justice sociale et climatique et sur la nécessité de faire évoluer drastiquement le système actuel pour permettre l'avènement d'une société bas carbone.

Contre les entreprises "écoblanchisseuses"

Toutes regrettent l'absence totale de remise en cause des modèles, aussi bien du côté des pouvoirs publics que des entreprises. Elles déplorent que l'énergie soit absente du projet de texte, et n'ont de cesse d'appeler à la suppression des subventions aux énergies fossiles et au développement des renouvelables, avec, en ligne de mire, l'objectif de 100 % renouvelables en 2050.

Autre conviction partagée au sein du mouvement : la nécessité pour chacun de s'approprier le sujet en dehors des négociations onusiennes, et de mettre en avant, à tous les niveaux, les solutions déjà expérimentées. Mais pas n'importe lesquelles...

Les ONG dénoncent ainsi les énergies fossiles plus « propres » ou l'agriculture industrielle, « fausses solutions » qui se sont glissées dans l'« agenda positif » cher à Laurent Fabius. Les entreprises, qui profitent de la COP pour vanter haut et fort leurs technologies, prêtent d'autant plus le flanc aux accusations d'écoblanchiment (ou "greenwashing").

Contre les gros mensonges, des prix Pinocchio du climat

Plusieurs d'entre elles sont d'ailleurs nominées pour les prix Pinocchio remis le 3 décembre, dont les françaises BNP Paribas, Avril (agro-diesel), Total, EDF ou Engie. Globalement bienveillantes face aux déclarations de bonnes intentions et aux initiatives annoncées en ouverture, les ONG promettent la plus grande vigilance jusqu'au dernier jour des négociations.

En outre, elles n'entendent pas faire de cadeau au gouvernement français s'il persévère dans la divergence entre ses paroles et ses actes. Le développement des renouvelables, sa position d'actionnaire dans les énergéticiens français, le montant de l'aide à l'adaptation climatique, Notre-Dame-des-Landes, etc. Autant de sujets qui pourraient les occuper bien au-delà de la COP.

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En lien avec cet article, voir le diaporama qui présente ces 10 ONG : Avaaz, Attac, 350.org, Fondation Nicolas Hulot, Oxfam, Les Amis de la Terre, Greepeace, WWF, APE et FNE.

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