EADS-BAE : la fusion compromise par des réticences américaines et françaises ?

Les obstacles s'amoncellent face au projet de fusion entre le groupe franco-allemand EADS et le britannique BAE Systems,
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)

La présence de la France dans EADS fera-t-elle capoter le projet de fusion avec BAE Systems ? Le groupe britannique aurait affirmé qu'il était prêt à abandonner le projet si cette fusion le privait de ses contrats avec le Pentagone, affirme le Financial Times qui cite des sources proches du dossier. Or, Washington voit d'un mauvais ?il la participation des Etats français et allemands dans EADS.

1,4 milliard de chiffre d'affaires

Selon des avocats proches du dossier, cités par le quotidien financier, les Etats-Unis refuseraient,dès lors, à BAE de poursuivre leurs relations commerciales avantageuses. Ils opteraient, au mieux, pour un nouveau contrat plus proche de celui qui a déjà été conclu avec EADS. Le groupe britannique réalise outre-Atlantique quelque 1,4 milliard de chiffre d'affaires annuel.

Réticences françaises?

Par ailleurs, la France serait, de son côté, réticente à réduire sa participation dans EADS, affirme le quotidien allemand Handelsbatt, qui cite des sources de l'Elysée, dans son édition de lundi. Or, les Britanniques souhaitent également un retrait du capital des Etats français et allemands. Toutefois, la France pourrait réduire sa participation, croit savoir le quotidien, mais pas en dessous de 9%. Une rencontre entre Angela Merkel et François Hollande, ce week-end en Allemagne, pour évoquer cette fusion, n'a débouché sur aucune annonce particulière.
 

En direct - Transition Forum 2022

Sujets les + lus

|

Sujets les + commentés

Commentaires 6
à écrit le 24/09/2012 à 14:14
Signaler
Le salut d'EADS pourrait bien venir de Paris et Washington... Comme quoi, le problème anglais est (très) loin d'être résolu. Le général avait encore vu juste.

à écrit le 24/09/2012 à 14:14
Signaler
Le salut d'EADS pourrait bien venir de Paris et Washington... Comme quoi, le problème anglais est (très) loin d'être résolu. Le général avait encore vu juste.

à écrit le 24/09/2012 à 14:06
Signaler
les USA ferons tous leurs possible pour torpiller la naissance d'un concurrent de Boeing ou de Lockheed sur le territoire européen.

à écrit le 24/09/2012 à 11:59
Signaler
Il est vrai que BAE Systems a intérêt à évoluer dans un groupe EADS entièrement privé où il serait premier actionnaire et de loin avec 40 pour cent. Il pourrait ainsi agir à sa guise voire prendre le pouvoir et pourquoi pas transférer le siège à Lond...

à écrit le 24/09/2012 à 11:12
Signaler
la réduction de la participation de l'état français sera MECANIQUEMENT ramené à 9%, puisque diluée ! Quand aux réticencex américainex, il est clair que BOEING et Lookheed feront tout pour faire capoter l'opération !!!

le 24/09/2012 à 18:05
Signaler
Tant mieux pour EADS, la précipitation n'a jamais été bonne conseillère !!! Dans 2 ans ils pourront racheter BAE pour une bouché de pain !

Votre email ne sera pas affiché publiquement.
Tous les champs sont obligatoires.

-

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.