EADS-BAE Systems : les négociations sur la parité sont terminées

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Alors que la parité envisagée pour une fusion de 60 %-40 % en faveur d'EADS fait grincer des dents, elle ne bougera pas. Le PDG d'EADS, Tom Enders, la juge "équitable"

Que la parité 60-40 en faveur d?EADS ne plait pas à tout le monde, qu?elle soit jugée trop généreuse pour les actionnaires de BAE Systems, notamment en Allemagne, elle ne bougera pas. "Les négociations sont terminées. C?est le point d?équilibre. Le conseil d?administration a été informé bien avant la fuite le 12 septembre (des négociations sur le projet de fusion, ndlr). Il n?y a pas eu de levée de boucliers de la part de Daimler", explique un proche du dossier. Et d?argumenter : "pendant les mois de négociations, la parité a tout le temps avoisiné autour de 64 %-65 %. Nous l?avons abaissé à 60-40 car c?est EADS qui prend le contrôle de BAE Systems. Cela constitue ainsi une prime de contrôle de 13 %, qui exprime le fait que les actionnaires de EADS auront 60 % des droits économiques et de vote, qu?ils seront mieux représentés au conseil d?administration et qu'ils auront la majorité dans le management? ».

Quels critères ?

"Effectivement en prenant en compte les chiffres d?affaires, la parité est plutôt de 70-30. Mais en prenant comme critère la rentabilité (elle est de 10 % pour BAE Systems, et de 5 % pour EADS), ou le cash flow, on est plus vers 50-50", explique la même source. En réponse à ceux qui disent que les perspectives de génération de cash sont supérieures chez EADS que chez BAE, EADS rappelle que l?on "ne peut pas prendre les perspectives pour une parité". Trop aléatoire. Mardi, à la sortie d'une rencontre avec des députés allemands, mercredi à Berlin, le président d'EADS, Tom Enders, a jugé "très équitable" la parité de 60 %-40 %.  Avec BAE Systems, EADS ne veut pas se retrouver dans la situation de 2007, un moment où l?entreprise rencontrait des problèmes de cash. BAE Systems, même si les budgets défense américains et britanniques ont baissé (ce qui a fait baisser le cours de BAE Systems), apporte des contrats de services récurrents avec les forces armées américaines et britanniques.


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Commentaires
a écrit le 26/09/2012 à 16:36 :
C'est vrai que l'on ne comprend pas les motivations de ce rapprochement pour EADS.
a écrit le 26/09/2012 à 15:03 :
Après qu'une majorité de groupes industriels français sont passés à Londres, la coopération franco-allemande est presque éteinte. Washington a rompu un très grand nombre de liens intra-européens et les a remplacés par des rapports de soumission bilatéraux à son avantage, quitte à confectionner ensuite un nouveau traité européen pour une Europe dévitalisée. Nous avons ici un nouvel exemple flagrant d'un transfert des moyens de capitalisation et du pouvoir de décision y compris politique à Londres. Déjà chancelante et dissolue suite aux attaques des financiers de Wall Street, l'Europe s'affaiblit davantage. Des négociations aussi défavorables ne peuvent résulter que d'une volonté imposée par un pouvoir militaire. Ce projet de fusion sert un seul objectif - la main-mise de Washington sur un marché européen de la défense dissolu et privé de pouvoir politique. Il eut mieux valu resserrer notre coopération simplement et naturellement avec les Britanniques.
Réponse de le 26/09/2012 à 15:32 :
ON NE COMPREND PAS LA FAIBLESSE DES REACTIONS FRANCAISES , face à ce coup de force !
Réponse de le 26/09/2012 à 16:40 :
@TRT - Une sorte de changement de régime basé sur un revirement radical de la classe dirigeante entre 2005-2007 rend l?action du gouvernement encore plus difficile. Le gouvernement est paralysé, privé de moyens à cause de la dette, menacé par une nouvelle dégradation de la note, l'instabilité dans le pourtour méditerranéen (qui a déclenché ce processus?) sans compter un possible lynchage médiatique (qui sont les actionnaires de certains médias?) qui ajoutent à la pression en montant en épingle certains faits au moment voulu comme la "forte chute de la popularité" à laquelle un politique est particulièrement sensible, l'insécurité, etc. Nous subissons encore et toujours les conséquences du plan Bush qui a provoqué la crise financière et l'instabilité géopolitique. Avant ce plan, l'Europe se portait très (trop?) bien, sa croissance pacifique rayonnait dans le monde. Aujourd'hui elle inspire la répulsion, et tout le danger est pour nous. Prudence.

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