Comment Paris va prendre l'initiative de relancer l'Europe de la défense

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L'A400M, le programme emblématique de la coopération européenne en matière d'armement Copyright Reuters
L'A400M, le programme emblématique de la coopération européenne en matière d'armement Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La France réunit ce jeudi à Paris les ministres des Affaires étrangères et de la Défense de cinq pays (Allemagne, Pologne, Italie, Espagne et France) dans le cadre du projet Weimar Plus. Les dossiers opérationnel, capacitaire et industriel seront à l'ordre du jour. Les cinq pays veulent relancer l'Europe de la défense par des projets concrets.

L'Europe de la défense est l'une des priorités de Jean-Yves Le Drian. Et le ministre de la Défense mouille son maillot pour tenter de convaincre de la pertinence de sa vision. C'est dans cet esprit qu'il co-organise avec le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, l'initiative spectaculaire de réunir les cinq ministres de la Défense et les cinq ministres des Affaires étrangères de la structure "Weimar Plus" (France, Allemagne, Italie, Pologne et Espagne). Les pays de "Weimar Plus" se sont accordés "sur l'objectif de relancer l'Europe de la Défense sur des projets concrets", explique-t-on de source proche du dossier à "latribune.fr". Un texte dont la nature reste encore à définir sera très certainement publié à cette occasion afin de ranimer cette ambition.

Une intervention au Mali fin décembre ?

Trois volets seront à l'ordre du jour de cette réunion: un volet opérationnel, un volet capacitaire et un volet industriel. "Il n'y aura pas le 15 novembre de décisions sur tel ou tel projet", précise-t-on, à l'exception du volet opérationnel pour lequel les cinq pays pourraient s'engager sur une mission européenne d'entraînement des forces africaines au Mali, qui pourrait mobiliser 200 militaires. Mais au-delà du Mali, les cinq pays vont réfléchir sur comment l'Europe dans son environnement actuel peut coopérer plus étroitement sur le plan opérationnel. Cela vaut aussi bien sur la lutte contre la piraterie que sur de futurs conflits.

Le ministre de la Défense s'est personnellement impliqué dans le dossier du Mali. Il s'est le 27 septembre à la réunion des ministres de la Défense de l'Union européenne, pour demander l'organisation d'un dispositif de soutien européen, "dans lequel la France jouerait un rôle majeur pour des raisons tenant à l'histoire comme à son positionnement actuel". Cette proposition avait été retenue. Pour des raisons climatiques, les opérations doivent se dérouler "avant le début du mois de janvier prochain, sous peine d'être repoussées à l'automne suivant, ce qui laisserait toute latitude aux groupes fondamentalistes pour descendre plus bas encore. Le calendrier est donc serré", avait expliqué, début octobre, le ministre de la Défense.

Pourquoi "Weimar plus" ?

Le format  "Weimar Plus" est "un bon moyen d'afficher une masse critique susceptible de rallier sur la question de la relance de la politique de sécurité et de défense commune (PSDC) d'autres nations européennes, comme la Suède ou la Finlande", estime le directeur chargé des affaires stratégiques (DAS) du ministère de la défense, Michel Miraillet. Et de préciser que ces "deux derniers pays, comme l'Italie, sont aujourd'hui des promoteurs fervents de la relance européenne même s'il ne faut pas se faire d'illusion sur les moyens que tous ces partenaires peuvent aujourd'hui consacrer à un tel projet".

L'objectif est de créer une masse centrale. Même si, je le répète, nous ne nourrissons pas de faux espoirs sur la volonté de certains de nos partenaires", explique le patron de la DAS Au sein du cabinet du ministère de la Défense, on considère que "Weimar Plus" est le "bon outil pour animer" l'idée de l'Europe de la Défense. "J'entends de plus animer les deux cadres de collaborations - Lancaster House et Weimar - de concert, car ils ne sont pas contradictoires à mes yeux. La France est le seul pays à être engagé dans les deux processus", avait d'ailleurs expliqué, début juillet, Jean-Yves Le Drian.

Et les Britanniques ?

Paris ne veut pas mettre hors jeu les Britanniques. En dépit de leurs "réticences bien connues", à l'idée de l'Europe de la défense, la France a "une politique de transparence" à leur égard, explique Michel Miraillet. Ainsi, Londres s'est récemment opposé à Paris, Berlin et Varsovie sur le dossier du quartier général opérationnel (OHQ), qui pourrait être un jour un centre de planification et de commandement militaire pour les opérations de l'Union européenne (UE). Et pourtant "les Américains y seraient favorables », rappelait de son côté Jean-Yves Le Drian.

Pour autant, Londres semble plus à l'aise dans les relations bilatérales, notamment avec la France. La Grande-Bretagne "ne s'est pas opposée à ma proposition d'étendre la collaboration dans le domaine des forces conventionnelles à trois, voire à quatre partenaires dans certains domaines", avait rappelé Jean-Yves Le Drian en juillet dernier. "Nous devons être pragmatiques, du fait que, depuis de nombreuses années, notre relation avec les Britanniques repose sur la solidarité dans le combat, ce qui crée des liens, de la fidélité et de la compréhension dans les échanges. C'est toutefois resté insuffisant jusqu'à présent pour passer à la mutualisation des objectifs capacitaires bien identifiés à Lancaster House", avait pourtant souligné le ministre de la Défense.

Une Europe de la Défense ?

Outre les Allemands, "les Italiens eux aussi sont demandeurs d'une coopération plus approfondie, d'autant que leur industrie de Défense est loin d'être négligeable, sans oublier les Polonais et les Espagnols", avait fait valoir en juillet le ministre, qui expliquait que "notre pragmatisme doit avoir un objectif : construire l'Europe de la Défense. Les Allemands et les Italiens viennent de faire des déclarations en ce sens". Selon Michel Miraillet, "les initiatives trouvent également une illustration dans le domaine des capacités. J'en veux pour exemple le lancement avec les Allemands et les Néerlandais d'une initiative portant sur l'acquisition et l'emploi de ravitailleurs". A ce titre, Jean-Yves Le Drian a estimé que "la question des ravitailleurs (en France, ndlr) pourrait être traitée dans le cadre d'une mutualisation européenne". Au-delà, les cinq pays de "Weimar Plus" vont évoquer jeudi sur le principe d'un "socle industriel européen" avec l'objectif qu'il soit "pérenne et compétitif", explique-t-on à La Tribune.

"La question de l'Europe de la défense se pose avec d'autant plus d'acuité que le contexte est difficile pour tous les pays", a souligné en octobre devant les députés de la commission de la défense Jean-Yves Le Drian pour défendre son budget. Et de souligner qu'aujourd'hui, "avec nos amis européens, nous avons l'obligation d'être ambitieux et imaginatifs. La mutualisation est plus que jamais l'une des pistes pouvant nous permettre de résoudre l'impossible équation entre la situation géostratégique et la situation budgétaire".

Un déclassement de l'Europe ?

Pour Jean-Yves Le Drian, l'Europe de la défense est un moyen de lutter contre "un risque de déclassement stratégique global" du Vieux Continent. "Notre pays doit peser de tout son poids pour relancer l'Europe de la défense. Je m'y emploie mais je ne vous cacherai pas que c'est difficile du fait que, contrairement à moi, mes homologues ne voient pas dans cette perspective de déclassement stratégique de l'Europe un enjeu majeur", regrettait-il. Pour lui, "les contraintes budgétaires représentent peut-être une chance pour l'Europe de la défense car il faut éviter que l'Europe ne connaisse un déclassement stratégique. Telle est notre responsabilité commune. La France, en tant que membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU et que puissance européenne importante, doit porter cette volonté".

Pour autant, l'Europe qui désarme alors que dans un même temps la Chine montre toute sa puissance en Mer de Chine, est-elle à même d'être le bon vecteur pour la protection des Européens? Car "des pays aussi importants que l'Espagne et le Royaume-Uni ont décidé des coupes sévères, voire brutales dans leur budget de défense  (il en est de même de la Belgique et des Pays-Bas). Nous n'en sommes pas là", a rappelé le ministre. Mais selon lui, "il va de soi que, dans ce contexte, on ne peut que souhaiter l'accélération de la mutualisation de nos moyens au sein d'une Europe de la défense".

Et la France ?

Contrairement à l'Europe, pas de risque de déclassement de la France, affirme Jean-Yves Le Drian. "La France garde toute sa crédibilité en matière de défense grâce à sa force de dissuasion", a-t-il précisé devant les députés. "Nous sommes au deuxième rang des pays européens, y compris en pourcentage du PIB - 1,8 % pensions comprises. C'est un demi-point au-dessus de l'Allemagne. Nous devons poursuivre le nôtre tout en favorisant le partenariat avec nos partenaires européens. C'est à cette seule condition que notre défense sera en mesure de répondre aux menaces futures. En effet nous ne pourrons pas y arriver tout seul, nos voisins non plus". A l'image de la mutualisation des avions ravitailleurs...

Pour autant, le chef d'Etat-major des armées, l'amiral Edouard Guillaud, estimait que la France était en train de baisser les bras. "L'effort de défense était, aux normes OTAN - c'est-à-dire hors pensions et hors gendarmerie -, de 2 % du PIB en 1997, avant de se stabiliser ces dix dernières années entre 1,6 % et 1,7 %. En 2012, il est de 1,55 %. À l'horizon de 2015, il dépassera à peine 1,3 %. Compte tenu de la situation des finances publiques, le modèle en vigueur n'est plus soutenable. Nous devrons donc penser autrement".
 

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Commentaires
a écrit le 17/11/2012 à 16:47 :
Bonjour, il nie a pas de défense européen et il nie en aura avant bien longtemps.
Car pour cela ils fraudaient que beaucoup (anglais et pays nordique) ne repose pas leur volonté derrière une OTAN totalement soumisse a la volonté des américains.
Ensuite pour pouvoir avoir une défense, il faut avant tout un chef politique (l?Europe est incapable de désigner un homme avec de vrais pouvoir), des moyens financiers (il nie a même pas de budget pour une police commune), et surtout une vision de création de ce moyen de défense. Ils est sur que le mutualisation des moyen n?est pas la bonne solution, car comment expliquer a un français ou un allemand, d?aller mourir en Bulgarie contre un turque?
Il nous faut avant tout les moyens de notre indépendance ( chef et argent), ensuite laisser a des gents aviser le temps de former cette armé, recruter des personnels dans l?Europe pour former des régiments au service de l?union. Les instruites et les équipés dans les arsenaux européen, alors seulement nous aurons un moyen de défense communs a nos nations. Tout le reste n?est que perte de temps?.
a écrit le 13/11/2012 à 0:21 :
Il paraît difficile d?envisager une autonomie pour la défense européenne, sachant que pratiquement toutes les tentatives ont été torpillées et que nos finances publiques et notre industrie ont payé un lourd tribut aux dernières guerres du Moyen-Orient. Protégés par le parapluie de l?OTAN, lequel chapeaute aussi la Commission européenne officieusement, nous oublions souvent sa dimension économique et technologique, ainsi que la dépendance et les handicaps qui en résultent. Nous sommes enlisés dans un épuisant rapport de soumission depuis bientôt 70 ans, que d?aucuns comme Margaret Thatcher ou David Cameron souhaitent encore renforcer à travers un projet mégalomane de fusion transatlantique. Pourtant, une relation bilatérale et franche, comme vrais alliés, serait nettement préférable, laquelle pourrait même soulager les Etats-Unis d?un certain poids. En postulant que nous pourrions récupérer la liberté économique qui nous revient, la question fondamentale est de savoir si Washington autoriserait une telle relation ?
a écrit le 12/11/2012 à 18:48 :
Le projet WEIMAR Plus...Pas un bon titre , ça rappelle des mauvais souvenirs WEIMAR...
La Russie réarme et modernise, la Chine a plus que des ambitions territoriales et maritimes.
CED...et si nous nous occupions d'abord de nos fesses! L'Europe, on voit où elle nous conduit, gardons au moins notre souveraineté sur nos armées. C'est vrai que ça coûte des sous, une raison supplémentaire de sortir de l'?uro.
a écrit le 12/11/2012 à 18:48 :
Le projet WEIMAR Plus...Pas un bon titre , ça rappelle des mauvais souvenirs WEIMAR...
La Russie réarme et modernise, la Chine a plus que des ambitions territoriales et maritimes.
CED...et si nous nous occupions d'abord de nos fesses! L'Europe, on voit où elle nous conduit, gardons au moins notre souveraineté sur nos armées. C'est vrai que ça coûte des sous, une raison supplémentaire de sortir de l'?uro.
a écrit le 12/11/2012 à 17:24 :
L europe de la defense c est l arlesienne !!!personne n y croit car qui donnera des ordres à cette armée??et parler defense européenne c est faire passer la pillule d une diminution des credits des armées de la france !!!ca fait plus de 30 ans qu on nous sert ce discours d une armée europeenne!!!sans resultat!!
a écrit le 12/11/2012 à 16:03 :
Une défense commune ne peut être mise en place que par un gouvernement fédéral européen. Nous en sommes loin. D'ici là, il faut reconnaître que toute intervention européenne a nécessité et nécessitera le soutien de l'OTAN. Les partenaires éventuels d'un 'Weimar plus' en sont certainement conscients ; ils savent ce que serait le coût de réinventer les systèmes C2ISR (Command, Control, Intelligence, Surveillance and Reconnaissance) qui sous-tendent l'Alliance. Ils se sont toujours moqués de la dissuasion nucléaire française, sachant bien qu'elle n'a dissuadé absolument personne ; l'Europe de l'Ouest, devenue l'UE, ayant toujours été protégée par le bouclier de l'OTAN. Si M. Le Drian cherche réellement une coopération européenne accrue, il devra accepter qu'elle se fasse au sein de l'OTAN.
a écrit le 12/11/2012 à 14:33 :
La Russie réarme à toute vitesse, les pays du sud de la Méditerranée sont en révolution et ne sont pas encore passés en phase expansionniste( à part les Libyens qui continuent la guerre en.. Syrie), la Turquie devient chaque jour plus forte par son industrie, les américains se retirent petit à petit.
Nous avons besoin en urgence d'une Europe de la défense pouvant fonctionner de façon indépendante et coordonner des unités militaires issues de pays différents, nous devons être capables de nous défendre efficacement au cas où les américains disparaitraient; et qu'importe ce que peuvent dire les anglais. Comme pour les états-unis, nous devons pour chaque armée d'un état soit la transformer en garde nationale soit la scinder en 2 et fusionner une partie avec une armée européenne mobile.
A cause des particularismes et des langues différentes, nous avons un handicap de coordination et de mouvement( chaque pays voudra être protégé par son armée et qu'elle ne parte pas défendre un autre bout d'europe), ce qui suppose pour une qualité égale une plus grande armée que celle d'un ennemi potentiel.
N'oubliez pas une des grandes leçons de l'histoire, "la surface absorbe les hommes", une petite armée ne contrôle jamais rien.
Réponse de le 12/11/2012 à 18:50 :
Une petite armée contrôle un petit territoire, la France est un petit territoire, il lui faut une armée ad hoc.
Réponse de le 12/11/2012 à 22:45 :
@ JB38: vous oubliez que la France possède la 2ème ZEE derrière les USA...
a écrit le 12/11/2012 à 14:13 :
Comment faire confiance à l'Armée sachant que le Ministère de la Défense peine depuis presqu'un an à payer ses soldats. Le Ministère aurait-il changé de logiciel informatique et aurait-il recruté ses informaticiens au pays de Dracula? Il paraît que ce sont des As!
a écrit le 12/11/2012 à 12:03 :
Une vraie armée europeene serait surement le moyen de resoudre de nombreux problemes ! une caisse de guerre commune, un uniforme commun ! .
Bruxelles a deja une armée de fonctionnaires européens. Alors pourquoi pas une vraie armée des soldats eiuropens ? Puisqu ils sont deja ensembles pour les opérations militaires en cours.
Réponse de le 12/11/2012 à 12:24 :
C'est pas faux mais il faudrait avoir une politique commune de défense (ce n'est pas gagné) et des intérêts communs, genre la France et la GB interviennent en Libye et pas l'Allemagne. Comment fait-on ? Unanimité ou majorité ? Très compliqué de mettre tout le monde d'accord sur ce genre d'opération, tellement compliqué que cela risque d'être une usine à gaz l'Europe de la défense à 27 pays.
Réponse de le 12/11/2012 à 14:05 :
Totoff a mis le doigt dessus, le veritable probleme, c'est celui de la diplomatie europeene... qui decide d'engager nos troupes avec quels moyens etc. quelle est lq politique etrangere de l'europe? Et avec quel budget? Enfin on voit que meme au niveau des achats groupes, c'est pas fameux. Sur le programme A400M, les europeens ont achete en commun mais n'ont pas ete foutu de signer un contrat de maintenance en commun....
Réponse de le 12/11/2012 à 18:55 :
L'Europe n'est qu'un assemblage de vieux pays et il est heureux qu'il en soit ainsi encore longtemps. Que chacun de ces pays s'occupe de sa propre défense et s'offre l'armée qui lui
est nécessaire. Qu'adviendrait-il en cas de conflit si on devait traiter le problème comme on traite au niveau européen par exemple... la Grèce?
a écrit le 12/11/2012 à 11:53 :
cinq pays (outre la France, Allemagne, Pologne, Italie et Espagne)...outre signifiant "En plus de, en sus de, indépendamment de quelque chose" ... quels sont les cinq autres pays ??! ... ou alors, Mr CABIROL, merci de rectifier votre phrase !! ;-)
a écrit le 12/11/2012 à 10:45 :
Ce reportage contraste le discours nécessairement précis des militaires, avec celui des politiciens qui peut relever d'une fantaisie poétique. M. Le Drian sait bien que le coût des pensions ne doit pas être pris en compte dans la comparaison des budgets de la défense- mais il l'inclut. Il affirme que « nous n'en sommes pas là » en évoquant les coupes brutales dans le budget des voisins. Ah bon ? Ainsi que le rappelle l'amiral Guillaud, le budget de la France ne sera que de 1,3 % en 2015 ; les prévisions au-delà étant plus que nébuleuses. À comparer avec les dépenses du Royaume-Uni, qui même après ces fameuses coupes, passeront de 2,5 % du PIB en 2012 à 1,6 % en 2017. Le vrai défi sera de définir une stratégie concrète, avec ou sans partenaires, sur base d'un tel flou artistique.
a écrit le 12/11/2012 à 10:43 :
A la vitesse ou nous nous désarmons,j'espère que Andorre ne va pas nous attaquer .
a écrit le 12/11/2012 à 10:37 :
Pour les Polonnais c'est plutot avec les Americains. Que cherchent t'ils a Paris? et en Europe?
Réponse de le 12/11/2012 à 12:35 :
Des subventions pour acheter plus de matos US !!
a écrit le 12/11/2012 à 9:56 :
avec quels moyens?
Réponse de le 12/11/2012 à 10:05 :
pas d'initiatives.

La diversion ne cachera pas l'incohérence de cette présidence et du gouvernement.
a écrit le 12/11/2012 à 9:20 :
illusions de la république hollandaise !
*******************************************Les dirigeants hollandais sont prétentieux et sans moyens réels !
Réponse de le 12/11/2012 à 10:44 :
n'avait pas plus de moyen quand il voulait relancer le deuxième porte avion, ni les moyens d'équiper convenablement nos soldat en Afghanistan. Il faut arrêter de tirer un boulet rouge sur Hollande.
a écrit le 12/11/2012 à 9:11 :
"Pour autant, Londres semble plus à l'aide dans les relations bilatérales, notamment avec la France." Avec l'aide des correcteurs bénévoles...
Réponse de le 12/11/2012 à 11:45 :
Merci pour votre vigilance. Bonne journée. Michel Cabirol
a écrit le 12/11/2012 à 8:24 :
L'Europe de la défense, c'est un serpent de mer !!! Qui va croire que la France va la relancer alors qu'elle a mis ses armées au régime maigre ? Nous n'aurons même pas de second porte-avions ! Les Rafales sont achetés au compte-goutte ! Des milliers de soldats perçoivent leur solde avec plusieurs mois de retard ! Brillant ! Très brillant !!!
Réponse de le 12/11/2012 à 8:38 :
On peut rêver, mais si l'Europe avait une armée commune à la place de plusieurs armées nationales, elle aurait plus d'équipements et de matériels avec les économies d'échelle permises (ne serait-ce que sur la partie administrative et "bureaucratie" très importante dans les armées de chaque pays)
Réponse de le 12/11/2012 à 10:10 :
Il est assez raisonnable de penser qu'une armée paneuropéenne serait largement plus crédible que des confettis d'armées mis au régime sec dans chacun des pays de la zone. Mais pour cela, il faudrait , encore une fois, que nos chères élites de tous poils lâchent leur petit pré carré...
Réponse de le 12/11/2012 à 13:52 :
Vous avez tout à fait raison, mais une armée paneuropéenne, c'est pour dans combien d'années-lumières ? Ce n'est pas notre procastinateur national "président-normal" éternel atermoyeur qui l'instituer !!!
Réponse de le 12/11/2012 à 14:19 :
Bien d'accord avec Tartarin, (le système Louvois a bon dos - il n'y a juste plus de trésorerie),

Alors que la France continue de plier devant l'administration européenne, ayant progressivement renoncé aux différents aspects de sa souveraineté, comment peut-on avoir la naïveté de croire que cette défense commune va se mettre en place ? Les Américains qui se cachent derrière le Commissaire et ses sbires ne laisseront jamais faire... sauf... sauf... s'ils peuvent ainsi nous entraîner dans un conflit avec l'Iran.
Ca, c'est l'hypothèse complotiste et pessimiste... l'autre étant que ce ministre, comme les autres, gesticule...
Quelle hypocrisie des prétendues élites, ou quelle naïveté ! Et quelle honte pour ceux qui ont ainsi mis à genoux le pays. A qui va-t'on aujourd'hui faire croire que ce sont les Français, le trou de la sécu et autres excuses qu'on nous sert qui a creusé la dette ?
Et quels sont les journalistes français qui ont osé reprendre l'information capitale du très sérieux Daily Télégraph comme quoi les archives américaines rendues publiques par l'administration Clinton prouvent que Robert Schuman (et quelques autres) était un agent des services américains ?
http://www.telegraph.co.uk/news/worldnews/europe/1356047/Euro-federalists-financed-by-US-spy-chiefs.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Schuman
a écrit le 12/11/2012 à 7:29 :
A crédit puisque'on n'a pas de sous.

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