Défense : l'A400M atterrit enfin dans l'armée de l'air française

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La Direction générale de l'armement, qui a réceptionné jeudi le premier exemplaire de série de l'avion de transport militaire, va livrer ce vendredi cet appareil à l'armée de l'air.

Enfin, après les trop nombreux avatars de l'A400M et dix ans de développement, la Direction générale de l'armement (DGA), qui a réceptionné jeudi le premier exemplaire de série de l'avion de transport militaire, va livrer ce vendredi cet appareil à l'armée de l'air. Cette dernière recevra au total 15 A400M d'ici à la fin de la loi de programmation militaire (LPM) en 2019, dont deux en 2013. « L'appareil, qui porte le numéro de série MSN7, rejoindra demain (vendredi, ndlr) la base aérienne d'Orléans-Bricy, sa base de mise en ?uvre au sein de l'armée de l'air », a annoncé le ministère de la Défense dans un communiqué publié jeudi. « Cette première livraison est l'aboutissement d'un processus long, complexe et minutieux entre les équipes industrielles d'Airbus Military, les équipes étatiques des sept nations partenaires et celles de l'organisation conjointe de coopération en matière d'armement (Occar) », a rappelé le ministère.

Ce processus comprenait les deux certifications civile et militaire, concernant la sécurité de l'avion, finalisées il y a quelques jours ; la qualification, vérification des performances effectives de l'avion par rapport aux spécifications du contrat, prononcée le 31 juillet ; et enfin la réception de l'appareil MSN7, opérations de contrôle de l'avion, au sol et en vol, par les ingénieurs, pilotes d'essais et spécialistes qualité de la DGA. Pour Airbus Military, « cette étape majeure marque le début d'une nouvelle ère du transport aérien militaire en Europe et au-delà ».

Un équipage de l'armée de l'air à bord de l'A400M

L'équipage qui convoiera le MSN7 entre son site de production de Séville (Espagne) et la base d'Orléans-Bricy, est composé exclusivement de personnels navigants de l'armée de l'air. « Leur formation, ainsi que celle des techniciens chargés du soutien de l'A400M, s'est partagée, depuis janvier 2013, sur plusieurs sites en Europe : Toulouse, Séville et Brême », a expliqué le ministère. Ce premier appareil livré à la France servira en premier lieu à l'entraînement des équipages avant de rejoindre la flotte de transport opérationnelle de l'armée de l'Air.

L'A400M, le nouveau couteau suisse de l'armée de l'air

Avion de transport militaire à la fois stratégique et tactique, l'A400M, qui va remplacer les vieux Transall de l'armée de l'air entrés en service en 1967, est sans équivalent sur le marché mondial, selon le ministère de la Défense. « Ses technologies d'avant-garde lui permettent de voler plus haut, plus vite et plus loin que nul autre, tout en offrant une grande man?uvrabilité et des capacités de vol lent et d'opérations à partir de pistes courtes, meubles et sommairement aménagées", assure Airbus Military. Equipé de quatre turbopropulseurs, il est conçu pour transporter jusqu'à 37 tonnes et réaliser l'ensemble des missions liées au transport, notamment les liaisons inter et intra-théâtre, les poser d'assaut sur terrains sommaires, l'aérolargage de personnel (jusqu'à 116 parachutistes) et de matériel y compris à très grande hauteur, le ravitaillement en vol (avions de combat, gros porteurs et hélicoptères) ou les évacuations sanitaires.

Sept pays clients participent au programme de l'avion de transport européen A400M : Allemagne, France, Espagne, Royaume-Uni, Turquie, Belgique et Luxembourg. La France est le premier pays à recevoir des avions A400M. La gestion du programme a été à Occar, qui a notifié en 2003 à Airbus Military Sociedad Limitada (AMSL) un contrat pour la production de 180 A 400M (Allemagne : 60, France : 50, Espagne : 27, Royaume-Uni : 25, Turquie : 10, Belgique : 8). La maîtrise d'?uvre du programme A 400M est assurée par la société AMSL résultant d'un partenariat industriel entre Airbus, EADS-CASA, TAI1 et FLABEL. Le consortium européen EPI (Rolls-Royce, Snecma, MTU, ITP) a été choisi pour réaliser le moteur.

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a écrit le 04/08/2013 à 14:26 :
Génial, François va pourvoir envahir un nouveau pays d'Afrique .... avec son couteau suisse !
Quand on voit ce qu'EADS a pompé comme fric pour cet avion, espérons qu'il ne finira pas au sol plus vite que prévu.
a écrit le 02/08/2013 à 21:38 :
l'a400m: le PLUS GROS ÉCHEC de TOUS LES TEMPS :D
a écrit le 02/08/2013 à 16:58 :
Du retard tout ... diplomatique en partie car déclencher les livraisons suppose que les clients puissent payer et parfois le retard devient subitement essentiel.
a écrit le 02/08/2013 à 15:04 :
Avec le moteur à hélice le plus puissant jamais construit ! Et 100 % made in E.U. ! Yipee !
Et si en plus on pouvait le vendre à d'autres nations, ça serait champagne dans les chaumières de notre continent.
a écrit le 02/08/2013 à 14:22 :
Quand on regarde les difficultées et retards rencontrées par Airbus avec l'A380 et Boeing avec son 787 qui ne sont déja "QUE" des appareils civils on peut comprendre les problèmes de mises au point rencontrés sur un appareil unique comme l'A400M.

Sans parler qu'il ne faut pas oublier que la carrière normale d'un tel avion est de plus de 50 ans.

Pour ceux qui l'auraient oublié, le premier vol du Transall que va remplacer l'A400M à eu lieu le 25 février 1963. C'était il y à 50 ans et il vole encore.
a écrit le 02/08/2013 à 10:38 :
Magnifique coucou et enfin disponible. Faites en bon usage!
a écrit le 02/08/2013 à 10:04 :
J'ai le même en U.L.M.
a écrit le 02/08/2013 à 8:49 :
Bonjour, oui belle machine, mais 5 ans de retards, 50% plus chère, un programme pas forcément bien conduits par EADS avec de ll'argent publique.... Bon espérons qu'il fonctionne correctement.....
Réponse de le 02/08/2013 à 12:31 :
C'est EADS qui a pris en charge la majeure partie du surcoût du programme, les états une part infime, donc non pas de l'argent public !
Réponse de le 02/08/2013 à 16:23 :
allez soyez indulgent notre industrie européenne de l'aéronautique est une belle machine nous pouvons sur certains équipements être au top et cela devrait booster la machine industrielle, je dis bravo et profitons de cette réussite. Un programme de cet ampleur avec autant de demandes à mettre dans une même machine voilà déjà un exploit, bravo EADS Concernant l'argent public je le préfère dans cet aventure que dans un sénat inutile, une assemblée nationale dont une partie de voyous, dans 36000 communes, dans 22 régions dont la moitié inutiles et dans les conseils généraux dont certaines fonctions sont données aux planquées des amis politiques et les familiers, , l'ensemble de ce mille feuille qui pompe sans vergogne l'argent du contribuable bien au delà du coût de cet avion et cela depuis 40 ans.
Réponse de le 05/08/2013 à 15:58 :
Bien raisonné; cela change de tous ces ''experts'' et fossoyeurs professionnels

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