La Défense pourrait perdre 380 millions d'euros de crédits en 2014

Si le ministère de la Défense ne devait que perdre 380 millions d'euros de crédits en 2014, il limiterait la casse. Pour autant, son budget est taillé au plus juste.
Michel Cabirol
380 millions d'euros. C'est ce que pourrait perdre in fine le budget du ministère de la Défense en 2014 (31,4 milliards d'euros au total)
380 millions d'euros. C'est ce que pourrait perdre in fine le budget du ministère de la Défense en 2014 (31,4 milliards d'euros au total) (Crédits : reuters.com)

380 millions d'euros. C'est ce que pourrait perdre in fine le budget du ministère de la Défense en 2014 (31,4 milliards d'euros au total), assurent des sources concordantes. Ce qui limite un peu la casse si bien sûr la facture n'augmente pas avec le collectif budgétaire de fin d'année. "Le costume est taillé au plus juste. Les marges de manœuvre sont inexistantes", avait rappelé fin octobre au Sénat le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers. Un temps tentés de monter au créneau, les grands subordonnés du ministre jouent pour le moment profil bas sur le budget.

Lors du dernier collectif budgétaire cet automne, Bercy a été contraint d'ouvrir 605 millions d'euros de crédits pour financer les opérations extérieures (OPEX) et 170 millions d'euros pour couvrir le dépassement de la masse salariale, soit 775 millions d'euros au total, a expliqué à l'Assemblée nationale le secrétaire d'État chargé du budget, Christian Eckert. "Nous proposons, inversement, d'inscrire 570 millions d'euros d'annulations de crédits, soit un surplus positif de 200 millions d'euros pour la défense - auxquels s'ajoutent les 250 millions d'euros du programme d'investissement d'avenir (PIA)", a-t-il également précisé.

Louvois : 180 millions de trop-versés en 2014

Selon Christian Eckert, les dépassements pour la mission Défense "se décomposent en 150 millions d'euros au titre des OPEX, 180 millions d'euros au titre des trop-versés de solde imputables au logiciel de paye Louvois, et de la nécessité de remplacer ce logiciel, et 40 millions d'euros répartis sur d'autres actions".

Michel Cabirol