A400M : Airbus a peut-être mis fin à son cauchemar financier

Airbus a signé une déclaration d'intention avec les sept pays européens pour la signature d'un avenant au contrat qui va réduire les risques techniques et financiers du programme A400M.
Michel Cabirol
Airbus devrait livrer 16 A400M (15 + 1 appareil non livré fin 2017 à l'Allemagne) en 2018 et 11 en 2019
Airbus devrait livrer 16 A400M (15 + 1 appareil non livré fin 2017 à l'Allemagne) en 2018 et 11 en 2019 (Crédits : Pascal Rossignol)

Airbus a-t-il enfin tiré un trait sur son cauchemar financier. Même si la prudence reste encore de rigueur, le constructeur européen a peut-être arraché un accord aux pays clients de lancement de l'A400M pour se sortir de ce piège financier. Il doit annoncer jeudi prochain (15 février) de nouvelles provisions au titre de ce programme. "Une augmentation des provisions pour contrats déficitaires relatives au programme est à l'étude pour les résultats de l'exercice 2017 qui seront publiés le 15 février 2018", a indiqué Airbus dans un communiqué publié mercredi. Une nouvelle charge de 1,2 milliard d'euros avait été annoncée il y a un an par Airbus.

"Nous avons désormais la possibilité de stopper ou tout au moins de réduire l'hémorragie et de livrer les capacités dont ont besoin nos clients", a observé le président exécutif d'Airbus, Tom Enders, cité dans le communiqué.

En tout cas, Airbus, qui avait appelé en février 2017 à engager des discussions en vue de redéfinir le cadre contractuel de l'A400M, a d'ores et déjà signé une déclaration d'intention avec les sept pays européens (Allemagne, France, Royaume-Uni, Espagne, Turquie, Belgique, Luxembourg). L'accord définit le cadre d'un avenant au contrat mutuellement engageant, qui devrait être finalisé en 2018. "Ce jalon va permettre de rendre plus robuste et fiable l'exécution du programme, en réduisant les risques techniques et financiers", a expliqué Airbus dans un communiqué.

"Finalisée aujourd'hui (mercredi 7 février, ndlr), cette déclaration d'intention est une avancée importante vers la signature en 2018 d'un accord contractuel définitif avec l'OCCAR et les nations clientes de lancement, en vue de réduire les risques et d'assurer l'avenir du programme", a précisé Airbus.

Un plan de livraison remanié

L'organisation européenne de coopération en matière d'armement OCCAR, qui gère le programme A400M pour le compte des sept pays, les nations clientes et Airbus ont ainsi convenu de modifier certains éléments contractuels, dont un plan de livraison remanié ainsi qu'une feuille de route pour le développement et la qualification des capacités militaires finales de l'A400M.

Le programme A400M comprend sept standards (batch) pour arriver à sa version définitive avec toutes les capacités tactiques en 2020, voire 2021. La solution définitive du TP400 avec sa nouvelle boite de transmission de puissance (Propeller Gear Box ou PGB) devrait être certifiée dans le courant du premier trimestre 2018, explique-t-on à La Tribune. Après avoir livré 19 appareils en 2017, Airbus devrait en livrer 16 (15 + 1 appareil non livré fin 2017 à l'Allemagne) en 2018 et 11 en 2019.

Michel Cabirol

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Commentaires 6
à écrit le 11/02/2018 à 12:04
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L'Italie doit une fière chandelle à Berlusconi. Il avait à l'époque, au grand déplaisir de l'Allemagne et de la France, refusé de commander des A400M.

à écrit le 09/02/2018 à 17:22
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Ce n'est pas très commercial. Augmenter les ventes à pertes. Et cela est sensé résoudre le problème d'un avion qui a été livré avec plus de 100 réclamations/avion..... Drôle de concept.

à écrit le 09/02/2018 à 17:22
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Ce n'est pas très commercial. Augmenter les ventes à pertes. Et cela est sensé résoudre le problème d'un avion qui a été livré avec plus de 100 réclamations/avion.....

à écrit le 09/02/2018 à 17:01
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C'est un peu toujours la même chose : un génie bardé de diplômes, dans un bureau, pense qu'il a une idée mirifique et qu'il serait beaucoup moins cher si on avait un avion qui ferait tout à la fois. Au final, on se retrouve avec une usine à gaz, be...

le 14/02/2018 à 13:36
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Cela est loin d'être une première. En son temps un certain "génie" du nom de MacNamarra avait imposé le F111 à l'Air Force et à la Navy comme avions de combat à tout faire...

à écrit le 08/02/2018 à 16:32
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Je ne peux pas partager avec Facebook; lui, Mark Zuckerberg, ne partage rien, je vis avec très peu de sous, je jongle avec la monnaie, lui, immensément riche, que me donne-t-il ? rien. Patrick Lévy.

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