Airbus Helicopters : le contrat Caracal aux Emirats Arabes Unis est entré en vigueur

Les Émirats Arabes Unis ont versé en juin à Airbus Helicopters le premier acompte, qui officialise l'entrée en vigueur du contrat portant sur l’achat de 12 Caracal (H225M). Soit un contrat estimé à près de 800 millions d'euros.
Michel Cabirol
Les Émirats Arabes Unis ont acheté 12 Caracal à Airbus Helicopters
Les Émirats Arabes Unis ont acheté 12 Caracal à Airbus Helicopters (Crédits : Airbus Helicopters/Anthony Pecchi)

Pour Airbus Helicopters, c'est enfin dans la poche. Signé le 3 décembre 2021 à Abu Dhabi en présence du président de la République, Emmanuel Macron, et de Cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, alors Prince héritier d'Abu Dhabi, le contrat portant sur la vente de 12 Caracal aux Émirats arabes unis est enfin rentré en vigueur le 22 juin, selon l'Élysée. Emmanuel Macron va recevoir lundi à l'Élysée Cheikh Mohammed Bin Zayed dans le cadre d'une visite d'État en France en tant que président des Émirats Arabes Unis (EAU). A l'image des 80 Rafale F4, dont le contrat a été mis en vigueur en avril dernier, les Caracal seront très proches du standard français. Ce contrat pour Airbus Helicopters est estimé entre 750 et 800 millions d'euros.

"Dans le domaine militaire, il y avait eu des grosses annonces qui avaient été faites au mois de décembre. Il y a eu la suite au mois de juin dernier avec l'entrée en vigueur du contrat de douze hélicoptères Caracal, le 22 juin dernier. Mais il n'y aura pas de grandes annonces ou même de petites annonces qui seront  faites en termes de contrat militaire", explique-t-on à l'Élysée.

Ce contrat va notamment permettre à Airbus Helicopters de donner de la charge à Marignane, son principal site de production où est assemblé le H225M (Caracal). Cet hélicoptère de transport peut effectuer des missions de recherche et sauvetage au combat ainsi que des missions de manœuvres et d'évacuations sanitaires. Les douze appareils H225M, bien qu'ils soient équipés d'une boule optronique israélienne, seront "entièrement produits et assemblés en France" sur le site de Marignane, avait précisé en décembre dernier le ministère des Armées.

Renforcement de la coopération dans le spatial

Cette visite de Cheikh Mohammed Bin Zayed, qui est un allié très proche de la France, confirmera, une nouvelle fois, les liens forts qui unissent la France et les EAU. "Il s'agira pour les deux chefs d'État de poursuivre l'approfondissement du partenariat stratégique qui unit les deux pays, notamment en matière de sécurité et défense, et d'énergies et technologies du futur", explique un communiqué de l'Élysée. Notamment dans le domaine spatial, où les EAU ont "des ambitions comme nous", assure-t-on à l'Élysée. Les deux pays vont "renforcer" leur coopération.

"La précédente visite d'État remonte à 1991, à l'époque de François Mitterrand, et c'était le Cheikh Zayed qui, à l'époque, était venu en visite d'État en France. C'est évidemment un geste fort et symbolique auquel le président de la République est sensible puisque le choix de la France ne peut pas être anodin. Il témoigne à la fois de la force de notre
partenariat et de la proximité de nos deux pays (...)
Enfin, ils s'entretiendront des efforts conjoints de la France et des EAU pour la stabilité et sécurité régionales", a précisé l'Élysée.

Michel Cabirol
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Commentaires 5
à écrit le 18/07/2022 à 6:59
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On est sur un prix unitaire à 62,5M€ par Caracal. Le prix catalogue du Caracal est de 20M€. Il doit y avoir des éléments non divulgués liés à ce contrat.

le 18/07/2022 à 11:44
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Contrat incluant armements et maintenance sur une durée de quelques années voilà tout, classique !

à écrit le 16/07/2022 à 21:54
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Quel est le taux de disponibilité du caracal par rapport à celui du NH90 ? Parce qu'il ne peut être que meilleur...

à écrit le 16/07/2022 à 15:35
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Effectivement en matière de contrat d'armement tant que ce n'est pas payé, rien n'est en réalité acté.

le 17/07/2022 à 10:42
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On a bien vu un acompte versé pour des sous-marins en co-construction (aidant le pays acheteur à faire progresser son industrie) puis changement d'avis, on arrête. Méfiance. :-)

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