Airbus : l'incroyable exploit d'avoir livré 3 avions tous les 2 jours en 2020
Fabrice Gliszczynski
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Airbus a fait fort en 2020. Malgré la crise sans précédent qu'a traversé le secteur de l'aviation, le groupe aéronautique européen a réussi la prouesse de livrer 566 appareils aux compagnies aériennes. Soit près de trois avions livrés tous les deux jours!
Conformément à la baisse de 40% de production mise en place en juin dernier pour répondre à la crise, cette performance est évidemment en retrait de 34% par rapport aux 863 appareils livrés l'année précédente. Mais, même si Airbus est revenu à des niveaux qu'il a connus il y a une dizaine d'années, la baisse des livraisons n'est heureusement pas proportionnelle à la dégringolade du trafic aérien mondial, lequel est tombé non pas à son niveau de 2010, mais à celui de... 2002.
Par ailleurs, au regard de la situation financière des compagnies aériennes qui ont vu (et continuent de voir) leur cash partir en fumée à la vitesse de l'éclair, la performance d'Airbus est remarquable. Elle lui a permis de générer des cash flow positifs dès le troisième trimestre de l'année dernière.
Airbus surclasse une nouvelle fois son rival Boeing, lequel, en plus de la crise sanitaire, a été pénalisé par la suspension des livraisons du Boeing 737 MAX. Interdit de vol pendant 20 mois à cause de deux accidents mortels, l'appareil n'a été remis en service qu'en décembre dernier. Si Boeing n'a pas encore communiqué ses résultats, il n'avait livré fin novembre que 118 appareils.
Entre les annulations de commandes, les demandes de reports de livraisons, le stockage des appareils construits mais non livrés (en raison de l'impossibilité des compagnies de se déplacer ou en raison d'un problème de financement), l'avionneur a trouvé la bonne formule pour limiter la casse. Le développement des livraisons électroniques a concerné 25% des livraisons.
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L'avionneur européen a par ailleurs réussi à trouver le bon équilibre dans les négociations entre le rappel des engagements contractuels à certaines compagnies pour qu'elles prennent leurs appareils et l'acceptation de décaler les livraisons des clients les plus fragiles.
Fabrice Gliszczynski
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