Airbus ne brûle déjà plus de cash (contrairement aux compagnies aériennes)
Fabrice Gliszczynski
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Guillaume Faury, le directeur général d'Airbus
Reuters
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Guillaume Faury, le directeur général d'Airbus
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Alors que les compagnies aériennes, dans l'incapacité de réduire leurs coûts au niveau de la chute vertigineuse de leur recettes, brûlent 13 milliards de dollars de trésorerie par mois, Airbus a mis fin à l'hémorragie de cash. Après avoir consommé 12,4 milliards d'euros de cash au cours des six premiers mois de l'année, essentiellement à cause de l'effondrement des livraisons d'avions civils, le groupe européen d'aéronautique-défense est parvenu à dégager un flux de trésorerie positif de 600 millions d'euros au troisième trimestre de l'année (juillet-septembre). Airbus est même un petit peu en avance sur son plan de marche. En effet, quand le groupe indiquait au printemps vouloir neutraliser sa consommation de cash au deuxième semestre, les analystes financiers tablaient sur une petite sortie de cash au troisième trimestre (juin-septembre) suivie par un flux de trésorerie positive au quatrième trimestre. Airbus table sur un free cash flow stable au cours des trois derniers mois, mais certains observateurs misent sur un excédent.
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Réalisée quelques mois seulement après l'annonce du plan de réduction de 40% de la production d'avions civils en avril, la performance est de taille au regard de la taille du groupe et son organisation. Elle doit faire pâlir Boeing qui a encore brûlé 4,8 milliards de dollars de cash au cours du troisième trimestre. Cette performance s'explique par une hausse du nombre d'avions livrés. Si, sur les neuf premiers mois de l'année, les livraisons ont chuté d'environ 40%, elles n'accusent au troisième trimestre qu'un recul de 20% par rapport à la même période de l'année précédente, avec 145 appareils livrés, contre 74 au deuxième trimestre. Boeing n'a quant à lui livré que 28 appareils.
Fabrice Gliszczynski
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