Armement : les filouteries de l'Allemagne dans les coopérations avec la France (3/3)

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Derrière l'entente cordiale entre la France et l'Allemagne, que d'arrière-pensées?
Derrière l'entente cordiale entre la France et l'Allemagne, que d'arrière-pensées? (Crédits : FRANCOIS LENOIR)
Ces dernières années, l'Allemagne n'a pas toujours été très "fair" avec la France. En 2018, Berlin a fait faux bond à Paris dans un programme de missile tandis qu'en 2017 elle a déchiré un accord bilatéral pour fabriquer des satellites d'observation optique.

Entre la France et l'Allemagne, la méfiance des industriels, des administrations et des politiques grandit de plus en plus dans le domaine des coopérations de défense. Berlin n'a pas toujours été "fair" ces dernières années avec Paris et a souvent dicté sa loi. Mais, au final, les deux pays sont condamnés à s'entendre pour continuer à exister dans le domaine de l'armement au niveau mondial. Peut-être faut-il envisager une thérapie de couple pour Berlin et Paris ?

Camouflet allemand à la coopération avec la France

"La France et l'Allemagne conviennent de mettre en place un cadre de coopération pour le prochain standard de l'hélicoptère Tigre, ainsi que pour un programme commun de missiles tactiques air-sol", ont convenu les deux pays le 13 juillet 2017 lors du sommet franco-allemand. Mais l'Allemagne a finalement claqué la porte à la France sur la coopération portant sur le missile air-sol terrestre futur (MAST-F) destiné à armer l'hélicoptère de combat Tigre (Standard 3). Un missile qui sera développé par le missilier européen MBDA. Les Allemands préfèrent s'orienter vers le missile israélien Spike. Selon le PDG de MBDA Antoine Bouvier, cité dans le rapport du député LREM Jean-Charles Larsonneur, sur l'Equipement des forces et de la dissuasion, le nouveau Spike LR2 n'est qu'au début de son développement et comporte donc des risques technologiques. "D'ailleurs, le Spike en question n'est pas le même que celui intégré sur le Tigre espagnol", a écrit le député du Finistère.

Le choix des Allemands pour une société commune entre l'industriel israélien Rafael, fabricant du Spike, et Rheinmettall, "dont le rôle dans ce programme ne paraît d'ailleurs pas être dominant ‒ ne s'explique donc pas principalement par des considérations techniques", a-t-il expliqué. Ainsi, alors même que les besoins opérationnels sont identiques, et que le MAST-F était le seul lancement de développement possible en 2019 dans la coopération franco-allemande, les Allemands ont préféré écarter l'option d'une telle coopération.

Berlin déchire le "Yalta" de l'observation spatiale

Novembre 2017, l'Allemagne déchire symboliquement les accords de Schwerin signés avec la France en 2002. Pourquoi ? Berlin a passé une commande de 400 millions d'euros au constructeur de satellites allemand OHB System pour la réalisation de deux satellites d'observation optique. "Pour l'administration française, c'est un coup de canif aux accords de Schwerin dans la défense", explique-t-on à l'époque à La Tribune. Ces accords ont instauré entre Paris et Berlin un échange d'images optiques Helios et radars SAR-Lupe. Un "Yalta de l'observation spatiale" en quelque sorte, l'optique pour la France et le radar pour l'Allemagne. Même si elle s'en défend, Berlin a bel et bien rompu ces accords. L'Allemagne justifie cette décision en expliquant que ces deux satellites seront utilisés par les services secrets allemands (BND) placés sous l'autorité de la chancellerie et non du ministère de la Défense allemand lié par les accords de Schwerin. Mais la ficelle est grosse...

Main basse de l'Allemagne sur Galileo

Pour l'Allemagne, Galileo est un enjeu industriel majeur. Pourtant, cela n'a pas toujours été le cas. Avec la complicité de l'Agence spatiale européenne (ESA), l'industrie allemande a raflé fin 2016 (Spaceopal) puis mi-2017 (OHB) deux contrats importants aux dépens d'offres françaises notamment. OHB-System va fournir les 30 premiers satellites de Galileo en configuration opérationnelle (FOC, Full operational capability). L'Allemagne spatiale a donc consolidé ses positions dans Galileo, un programme qui doit pourtant beaucoup à la France au moment de sa création. Ce qui est la traduction concrète du livre blanc allemand de 2011, qui résumait ainsi les ambitions de Berlin : "l'Allemagne occupe le deuxième rang européen en matière de spatial ; se satisfaire du deuxième rang ne suffit pas, il faut considérer ce classement comme une source de motivation".

L'exportation, un levier pour Berlin pour contrarier Paris?

En dépit de l'accord Debré-Schmidt, signé les 7 décembre 1971 et 7 février 1972 par les ministres de la Défense d'alors, Helmut Schmidt et Michel Debré, l'Allemagne bloque de temps en temps la livraison de matériels fabriqués dans le cadre d'un programme en coopération et vendus par la France. Que dit cet accord ? L'article 2 stipule qu'"aucun des deux gouvernements n'empêchera l'autre gouvernement d'exporter ou de laisser exporter dans des pays tiers des matériels d'armement issus de développement ou de production menés en coopération".

En 2014, par exemple, l'Allemagne, qui a une politique de plus en plus restrictive en matière d'exportation que la France, a bloqué un certain temps un contrat de MBDA en cours d'exécution (des missiles antichars Milan ER vers un pays du Golfe) et la finalisation d'une commande de Renault Trucks Defense, devenu Arquus, avec un pays du Proche Orient pour une commande de VAB Mark3En 2012, Berlin avait déjà refusé, à Mercedes le droit de vendre des châssis à Nexter et à Lohr, qui avaient signé des contrats avec la Garde nationale saoudienne : 264 Aravis fabriqués par Nexter, auxquels s'ajoutent 15 ambulances et 68 véhicules MPCV à roues de défense antiaérienne de Lohr. Fin 2014, Berlin avait également bloqué la livraison d'hélicoptères fabriqués par Airbus Helicopters à l'Ouzbékistan (10 Fennec et 6 Cougar).

Le "trucage" des commandes de l'A400M

Certains en France appellent cela un "trucage". De quoi parle-t-on exactement ? Des commandes lors de la signature d'un contrat en coopération. Par exemple, pour l'A400M, l'Allemagne a commandé 73 appareils lors de la signature du contrat en 2001, sachant que la répartition de la charge de travail entre les nations doit se faire en tenant compte du nombre de commandes effectuées. Dans ce cadre, elle obtient le fuselage principal (Brême) et les équipements militaires (Ulm). Fidèle à son habitude, Berlin a surestimé son besoin capacitaire comme elle l'avait déjà fait pour le Transall (de 110 à 60). En 2003, elle réduit sa commande à 60 A400M, puis à 53 en 2011. Le parlement allemand a toutefois décidé de ne conserver que 40 appareils, treize exemplaires devant être revendus à l'exportation. C'est la double peine pour les autres pays membres. Non seulement ils ont perdu de la charge de travail, mais en plus ils vont perdre les redevances liées à l'exportation des A400M vendus par Berlin...

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Commentaires
a écrit le 15/11/2018 à 17:44 :
En lisant les commentaires, on peut vraiment avoir peur que la population en France n'a pas évolué depuis 1914.
a écrit le 10/11/2018 à 9:02 :
curieux cet article... personne n'en parle.... L'allemagne nous niquerait elle ,?? Macron envouté par Angela... les commentaires que je viens de lire sont complementaires et semblent dire que l'article et l'étude meriterait un complement d'enquete, interessant afffaire a suivre, mais on nous a vendu ces contrats comme devant sauver l'industrie francaise créer des emplois ...... le baratin habituel qui est souvent developpé sans aucune analyse par les médias...
a écrit le 09/11/2018 à 0:57 :
Le plan allemand de revendre treize A400M a déjà été abandonné. Maintenant c'est l'Espagne qui essaie de revendre quelques de ses A400M superflues à la Corée.

L'Allemagne a en fait pris 110 Transall et en a revendu 20 à la Turquie.

Cependant la LPM 2019-2025 prévoit que la France prendra livraison de seulement 25 des 50 A400M commandées. Qui est le filou alors?
Réponse de le 09/11/2018 à 7:26 :
Il me semble que l'Allemagne n'a pas été la seule à exagérer sa commande.

Et sans cette commande importante, le contrat A400M aurait échoué dans son ensemble avec le retrait de l’Italie, car Airbus avait exigé une commande minimale de 180 machines.

Nous sommes tous dans le même bateau.
Réponse de le 10/11/2018 à 12:58 :
La France a gardé sa cible de 50 A400M. Ce que vous écrivez est faux. La LPM 2019- 2025 prévoit une cible à l'horizon de 2025 de 25 appareils mais la cible finale n'a pas changé . C'est vous le filou !
Réponse de le 10/11/2018 à 12:59 :
La France a gardé sa cible de 50 A400M. Ce que vous écrivez est faux. La LPM 2019- 2025 prévoit une cible à l'horizon de 2025 de 25 appareils mais la cible finale n'a pas changé . C'est vous le filou !
a écrit le 08/11/2018 à 19:20 :
Pas de lyrisme dans les affaires commerciales . Rien de nouveau ...
Les politiques francais vont ils enfin le comprendre et agir en conséquence ?
L’allemagne veut d’abord renforcer sa primauté economique et donc ses marchés par tous moyens . La trop fameuse relation franco allemande ne pese pas lourd ; nucleaire , armement , aviation civile et militaire , energie , entreprises , etc , l’allemagne decide seule quand elle le veut !
Les déceptions unilaterales s’accumulent
« Deutschland über alles » ...
Ne jamais oublier les réalites du terrain ...
Les Britanniques ont aussi de nombreux interêts communs avec les Francais et l’europe du sud est egalement un partenaire majeur à ne pas sous estimer !
a écrit le 08/11/2018 à 18:19 :
Les dirigeants allemands soutiennent leurs industries et finances nationales ; Macron soutient la Finance Internationale : c:est un idéologue .
a écrit le 08/11/2018 à 10:23 :
C'est réellement un probléme avec l'Allemagne. ce que nous avons beaucoup moins avec les Anglais !!! nous avons toujours été les précurseurs des grandes décisions prises en matiére industrielle sur le plan européen : l'espace avec Ariane, le TGV "européen, GPS Galiléo, AIRBUS industrie ...... et nous avons mis en commun notre savoir faire dans des domaines que nous maîtrisions et dont nous avons mis sur la table !! l'Allemagne ???? quel grand chantier au niveau européen ??? RIEN !!! traîne toujours les bottes ...mais par contre sait t s' accaparer au moment voulu de l'industrialisation du produit !... NICHT RICHTIG !!!
Réponse de le 08/11/2018 à 10:48 :
L'Europe a été créée pour, entre-autre, se protéger des errements politiques allemands répétitifs...mais on donne tout pouvoir à l'allemagne....
Ah si la France avait un jour un réel Président ....
a écrit le 08/11/2018 à 9:24 :
en sommes ils n'ont pas changé. Changeront-ils jamais ? la réponse est catégorique. C'est non ! Ils sont comme ça. Tout leur est bon pour dominer, même faire des "croche-pieds". Il eu été mieux de se mettre en couple avec l'Italie et même faire un ménage à trois avec l'Espagne.
a écrit le 08/11/2018 à 8:37 :
oui l'allemagne protege ses entreprises
la France non
regardez depuis le debut de l'europe combien de derogations l'allemagne a recue

exemple le charbon village detruis les moteurs auto

construction de machine industriel

sans oublier les dettes effaces
a écrit le 08/11/2018 à 3:36 :
L'allemagne n'a jamais eu d'autre crédibilité que le dogmatisme destructeur. Malheureusement, la France ne l'a jamais compris. L'allemagne est le problème de l'Europe. Comment expliquer l'engouement des politiques français pour toujours suivre aveuglement l'allemagne ? Si l'europe s'est créée pour se protéger, pour partie, des délires répétitifs allemands, comment expliquer l'allégeance des présidents français successifs à l'allemagne ? Comment l'allemagne en est-elle venue a imposer sa vision des plus dangereuse de l'économie ? Vision qui a mené aux guerres répétitives ? Comment, pourquoi ou combien ?
a écrit le 07/11/2018 à 23:13 :
nous voilà prévenu.... nous sommes d un angelisme!mais faut etre cohérent :on ne peut pas se plaindre et se lamenter sans agir ( ça fait le jeu des russes-chinois et allemand apparemment) prochain écart allemaned boycott de ses produits comme ils exportent plus ver nous que l inverse ...ca devrait les faire réfléchir
a écrit le 07/11/2018 à 23:08 :
Etonnant combien de commentataires semblent regretter de ne pas vivre en 1914!
a écrit le 07/11/2018 à 19:59 :
Les dirigeants français sont vraiment d'une naïveté hallucinante! Entre la soumission à Washington et la négligence face à Berlin, que de capitulations!
a écrit le 07/11/2018 à 19:39 :
L'Allemagne a un certain mépris économique de la France qu'elle considère comme son petit frère sauf quand il faut mettre les mains dans le cambouis pour les opérations militaires auxquelles elle ne participe pas...compte tenu de son passé...un peu facile plus de 70 ans après la dernière guerre mais produire et vendre des armes ne lui pose pas de problèmes.
a écrit le 07/11/2018 à 19:25 :
Les derniers paragraphes sont édifiants. Pour ne pas dire scandaleux. Avec le culot d'annoncer : "On va vous rafler la première place." Encore un papier comme celui-là et je signe en bas d'un frexit...
a écrit le 07/11/2018 à 18:53 :
Les Alliés ont fait preuve de trop de mansuétude avec l'Allemagne. Cette nation conserve son envie d'hégémonie et de domination sur l'Europe. Il ne serait pas étonnant que cette dernière soit responsable de l'explosion de l'Union. DeGaulle a eu le mérite de proposer le traité de l'Elysée, les allemands ne le méritent pas. Et qu'on arrête avec cette fable du couple franco allemand, cela ne marche que pour les naïfs.
a écrit le 07/11/2018 à 18:38 :
L'Allemagne avait faite la même arnaque sur les Transall.
Et en 2013, répétition, juste avant que Poutine s'agite en Ukraine, l'Allemagne avait aussi décommandé des dizaines de Tigre et NH90.
On peut lui faire confiance pour les arnaques, pas pour la défense européenne, et très modérément pour les coopérations qu'elle truque, d'une manière ou d'une autre !
France et Allemagne avaient initialement commandé les même quantités de Tigre et Caïman
https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20130521trib000765628/defense-pourquoi-eurocopter-rachete-11-tigre-a-l-allemagne.html
a écrit le 07/11/2018 à 18:11 :
L'arnaque (le trucage) sur les A400M m'a toujours semblé la plus belle, et énorme !
a écrit le 07/11/2018 à 17:52 :
Et on veut faire le prochain Rafale avec ces gens LÀ.
a écrit le 07/11/2018 à 16:47 :
M. Cabirol se plaît fort bien de positionner la France en pauvre victime : attention, les ennemies arrivent ! En enlevant ses lunettes hexagonales, il verrait, par exemple pour Galileo:

Le contrat OHB prévoit la fourniture de la charge utile des satellites par l'UK. Cette charge utile est composée d'éléments de partout en Europe (horloges atomiques etc).
Il est faux de dire le contrat satellite revient à l'Allemagne.

Le contrat Spaceopal est pour un consortium DLR et Telespazio, une entreprise italienne. L'un des 2 centres d'opération se trouve à côté de Rome.
Il est faux de dire le contrat a été raflé par l'Allemagne.

Le contrat Galileo/GMS (segment mission) a été gagné par la France, pour plus de 320 millions euros.
Évidemment, ce contrat n'a pas été mentionné dans cet article.

Le contrat Galileo/GCS (segment contrôle satellite) a été gagné par l'Espagne.
Évidemment, ce contrat n'a pas été mentionné dans cet article.

Le contrat Galileo système a été gagné par l'Italie, avec une bonne partie réalisé en France.
Évidemment, ce contrat n'a pas été mentionné dans cet article.

Et si on veut rester dans la Navigation, le grand contrat pour la prochaine génération d'Egnos (intégrité GPS) cette année a été gagné par la France aussi.
Évidemment, ce contrat n'a pas été mentionné dans cet article.

L'auteur de cet article a clairement l'intention de communiquer des demi-vérités afin de passer son message nationaliste.
Réponse de le 07/11/2018 à 17:54 :
Entierement d'accord avec vous. On se pose la question sur le problème de l'auteur avec l'Allemagne...
Réponse de le 10/11/2018 à 12:45 :
Cher Banane, j'ai bien ri en lisant votre post. Si vous dénoncez les demi-vérités de Michel Cabriol, vous en écrivez aussi pas mal. Le contrat de spaceopal s'élève à combien : 1,5 milliard ! Soit 5 fois plus que le contrat gagné par La France. Et en plus Eutelsat est en procès avec l'ESA pour des manquements dans l'appel d'offres. Bang sur le donneur de leçons M ou Mme Banane.
OHB, qui vient de nulle part a gagné toute la constellation Galileo. L'ESA a privilégié un seul fournisseur alors qu'il a fallu que les Français (les naïfs) aident les allemands en panique pour mettre au point les satellites que OHB avait gagné. Dommage que Michel Cabriol ait oublié tous ces faits... Votre post est intéressant mais n'est que partiellement vrai.
Je rajoute que l'auteur de l'article souhaite une thérapie au couple franco-allemand. Il n'a pas l'air anti-allemand puisqu'il demande à la France de passer l'éponge.
Réponse de le 15/11/2018 à 17:36 :
Réponse à Totoff,
aujourd'hui, en Europe, il faudra passer outre cette attitude de diaboliser tel ou tel autre pays. Vous croyez de connaître la vérité ? Discutez-en avec un italien, allemand, espagnol. Chacun pourrait se mettre en position de victime de l'autre, comme vous le faites, il n'y a aucun problème pour trouver les bons arguments.
Encore une fois, le contrat Spaceopal est pour Allemagne et Italie, le contrat Satellite pour Allemagne et UK. La France récupère bien une partie des 1,5 milliard par un contrat Spaceopal / Thales. On ne peut pas dire "5 fois plus que la France". C'est un contrat sur 10 ans, contrairement aux autres contrats !! Si vous comparez, comparez "€ par année" svp ! Tout le monde travaille ensemble en Europe, seulement ceux qui ont tourné leur regards vers le passé ne le font pas.
D'ailleurs, Eutelsat est en procès contre la GSA, et non pas l'ESA.
a écrit le 07/11/2018 à 15:48 :
comme l'expliquent l’article et certains commentateurs, l'UE est de facto sous domination allemande, du fait de sa puissance industrielle écrasante (qui la maintient aussi sous tutelle US (marché auto)). France et Allemagne ne sont plus un couple, presque tout les sépare. Avec le temps le Frexit, inévitable, deviendra de plus en plus coûteux. Mais notre Président ne comprend rien à la politique ni à l'industrie, encore 2,5 ans de perdus.
Réponse de le 07/11/2018 à 17:12 :
Et si nous-mêmes achetions un peu moins allemand! II suffit de voir sur nos routes tous les adeptes de la "deutsche Qualität" qui roulent en BM ou Mercedes. Nous creusons nous-mêmes notre tombe.
Réponse de le 07/11/2018 à 18:11 :
@deutschland über .. "Notre président" sait parfaitement ce qu' il fait s' agissant de défendre des intérêts extérieurs à la France, la prévention d' F. Asselineau sur ce que serait la politique de Marcron était donnée à lire et à entendre via la feuille de route de Macron ou GOPE.
Celle-là même qui donne une servitude volontaire totale absolue à l' exécution des GOPE et en l' occurence sur le chapitre qui nous occupe, à la préférence extérieure du plus fort européen, ici l' Allemagne et à l' Otan..
Macron se révèle à l' usage faible avec les forts et fort avec les faibles comme l' a si bien rappelé FA.
a écrit le 07/11/2018 à 14:11 :
L' UE solidaire, le mythe du couple franc-allemand qui marchait la mimine dans la mimine alors que cette UE n' est composée que d' intérêts divergents et d' une monnaie commune l" euro qui ne profite qu' au plus fort via les différentiels de compétitivité des pays la composant et ruine de facto ses partenaires européens jour après jour.
Non, l' UE n' est pas réformable Mme le Pen et M Mélenchon et il est plus que temps d'envisager LA solution, le Frexit avant d' être confirmé pays en voie de latinisation, ce qui est factuellement déjà très largement amorcé.
J' ajouterai que cette solution Frexit supporte tout à fait l' idée de voir les allemands défendre leurs intérêts dans l' UE mais révoque l' idée d'une France très mal représentée et depuis trop longtemps car défendant -avec les tenants d 'une oligarchie mondialiste-, les intérêts des autres ..
Sortie donc à l' anglaise par la mise en oeuvre de l' article 50 de l' UE, de l' euro et de l' otan et enfin libre choix des coopérations futures éviteront à la France un dépouillement absolu en même temps que se voir éternellement cantonnée dans un rôle de faire -valoir..
Pour rajouter au dossier et étayer la fracture des intérêts français et allemands sur le sujet évoqué ce jour, un très bon dossier de V. Brousseau et F Asselineau
traitant de l’intérêt de l’Allemagne pour notre siège au Conseil de sécurité de l’ONU en même temps que son discret intérêt pour le nucléaire français au coeur du sujet du jour..
https://www.upr.fr/actualite/france/se-cache-derriere-projet-euro-nukes-dossier-etabli-vincent-brousseau/
A consommer sans modération!
a écrit le 07/11/2018 à 12:00 :
les allemands font les règles qui leur vont et quand ça ne leur va pas, trouent des artifices, voire trichent carrément......
aucune confiance a accorder
ce sont des prédateurs.......ils utilisent l est de l Europe pour doper a moindre coût leur industrie ......bloquent toute action pouvant l'es mettre a mal avec les USA....décident seuls mais en ce moment Merkel en paye le prix, et sont entrain de marabouter l est de l Europe pour construire leur industrie de 'a defense.......
il est temps de taper sur la table........les courbettes ne servent a rien avec les allemands....
et certain pays de l est et du nord comm'ce't a trouver le poids de l Allemagne un peu trop lourd.......
nos diplomates, plutôt que de villipender certains dirigeants de l est,feraient t bien de réfléchir un peu
a écrit le 07/11/2018 à 11:21 :
Et on veut faire le prochain Rafale avez ces gens LÀ.
a écrit le 07/11/2018 à 11:00 :
Il doit bien y avoir moyen de leur rendre la monnaie de leur pièces.
a écrit le 07/11/2018 à 10:36 :
"L’Allemagne, puissance sans désir" https://www.monde-diplomatique.fr/2015/05/A/52957 (dossier)

A la Picsou...
a écrit le 07/11/2018 à 10:29 :
finalement un frexit serait peut-être une solution vu que l'Allemagne ne joue pas le jeu, et que tout lui profite (euro, exportation...). cela fait le jeu des extrêmes !!
Réponse de le 07/11/2018 à 13:25 :
Un frexit n'est plus possible : on serait incapable de rembourser les prêts en devises étrangères avec du Franc. Comme les simplets qui avait empruntés en Francs suisses chez Dexia.
a écrit le 07/11/2018 à 10:18 :
Les politiciens ne défendent les intérêts que de ceux qui les élisent. Une Europe de la défense est donc vouée à l'échec tant qu'elle sera supervisée par les gouvernements nationaux (surtout à 27 !). Un gouvernement européen est un préalable sur ce sujet comme tant d'autres, la politique des petits pas a atteint ses limites.
a écrit le 07/11/2018 à 10:12 :
Voilà ce qu'il se passe quand les politiques français , rois de la tchache se font entourlouper par l'épicière Angela. L'allemagne tire les marrons du feu comme il le tire de cet euro taillé sur mesure pour leurs besoins et absolument pas pour tous les autres .
a écrit le 07/11/2018 à 10:12 :
Les illusions francaise au sujet des allemands dure trop longtemps, le probleme est que la France avec son ``petit jupiter de strategie progressiste et .... ridicul`` se brillees avec tous les autres pays capables de contrer les allemands, donc la France s`est condanee a ce ``partenaire`` fictif qui n`a plus rien a gagner en s`associant a la France
a écrit le 07/11/2018 à 10:04 :
d'un autre cote avec un ' ami francais' qui se felicite de ne pas respecter les regles budgetaires en bafouant ses promesses, comme ca a ete le cas sous hollande, faut pas s'etonner que 'l'ami allemand' fasse la meme chose........
peut etre que si les francais voulaient avoir a faire a des gens fiables, ils devraient commencer par montrer le bon exemple......
c'est triste mais la france recolte ce qu'elle a seme!
Réponse de le 07/11/2018 à 10:44 :
Les excédents Allemands sont aussi toxiques pour la création d'un espace européen, en principe ils ne devraient pas dépassés 6% (non contraignant), ces excédents sont un peu nos déficits et si nous voulons progresser il faudra des mécanismes de rééquilibrage (Idem pour le dumping social et fiscal). Voir l'excellent Billet économique de France culture du 23/02/17 sous le titre :"Trop d'excédents (allemands) nuisent à la santé (de l'économie européenne)".
a écrit le 07/11/2018 à 9:33 :
Le couple franco-allemand est hélas un mythe et nous vivons toujours dans le rêve d'une grande Europe qui serait rassemblée autour de ce couple. L'Europe est Allemande, l'Euro lui est très favorable (alors qu'il est trop lourd de quelque 15% pour la France) mais la France possède les autorités politiques quelle mérite, des banquiers d'affaires qui imaginent tout régler par le jeux des taxes. Il faudra bien à terme, faire évoluer dans un sens ou dans l'autre cette association et cette monnaie qui ne sera jamais internationale pour cela faut-il attendre la catastrophe qui se profile avec notre dette monstrueuse et hors de contrôle alors quelle était nulle en 1965, j'espère que la glaise sacrée de Verdun débloquera les méninges de nos dirigeants.
a écrit le 07/11/2018 à 9:31 :
L avenir politique de l Allemagne est en fait tres incertain et peut être soit ecolo soit afd c est à dire pacifiste ou nationaliste et avec des coalitions complexes. Tout baser sur des contrats avec les allemands est donc scabreux et cet xcellent article montre que c est deja le cas ...avoir été incapable de sortir un fusil francais est une niaiserie et les exemples d abandons d independance sont helas si nombreux...on se met à la merci d un embargo pour des armes de base...les allemands ont empêché le développement de l aravis en bloquant les châssis unimog...une toute autre politique militaire est possible basée sur une volonté à la hauteur de de Gaulle jadis...missiles armes neutroniques de première frappe sous marins bombardiers stratégiques drones de combat et cyber sont des pistes que nos capacités techno nationales peuvent fournir .quant à l ONU sa dérive islamisante devrait nous conduire à la considérer comme le machin..on y gagne quoi ? Pensons à notre Zee et à nos approches et concevons une autre defense que le bla bla europeiste dont le seul adversaire semble etre la Russie alors qu on devrait en etre allié justement pour avoir une Europe solide face à l Asie et au Sud islamique...mais ca c est autre chose que la gestion comptable et la braderie de nos industries ...
a écrit le 07/11/2018 à 8:53 :
On est comme d'habitude victime des renoncements de nos dirigeants, qui n'ont jamais fait que mépriser leur propre pays.
La France ils n'en ont rien à faire...
ils commandent le remplacement du fusil Famas chez les allemands, les satellites galileo se font en Allemagne avec transfert du savoir faire français...
On a même parlé un temps de partager notre siège de membre permanent de l'Onu avec l'Allemagne !!
c'est comme toujours la trahison de nos élites qui tue notre pays.
a écrit le 07/11/2018 à 8:44 :
Le proverbe dit " trompe moi une fois honte sur toi, trompe deux fois honte sur moi". Les allemands sont coupables, mais les dirigeants français qui s'évertuent a chercher en eux des partenaires le sont encore plus. Macron en premier lieu. l'aventure du SCAF va mal finir, sauf si Dassault se défend bien
a écrit le 07/11/2018 à 8:23 :
Cet article ne fait que rappeler les faits. Nous pouvons difficilement avoir confiance en l’allemagne. C’est à mon avis encore plus compliqué qu’avec la Grande Bretagne. Les allemands n’ont en plus pas été de bonne foi lors de la prise en charge des surcoûts de l’A400M. Ils ont des budgets, oui, mais ça ne fait pas un partenaire. De plus, les résultats de l’eurofighter permettent de réfléchir.
a écrit le 07/11/2018 à 8:22 :
En fait cet article montre que notre Président n’est pas écouté et peut-être pas reconnu comme un leader chez ses pairs. Son aventure avec M.Trump n’a pas durée plus loin qu’une poignée de main bien au contraire camouflet sur camouflet. Il en est de même avec M. Poutine belle réception à Versailles appréciée certainement par le Président russe mais rester au plaisir de la visite. Le Président qui claironne un renouveau entre l’Allemagne et la France, toutes les « offres » de M. Macron sont restées lettres mortes ou à minima. Les insultes vis-à-vis d’autres pays de l’Union affaibli encore plus la position française en Europe. Il serait temps que notre Jupiter national devienne un politique terrien et comprenne que son poids politique à l’international reste au niveau d’une France en difficulté. Une France affaiblie économiquement depuis quatre décennies et sa gouvernance par de la dette et du déficit n’est pas prête de changer. On ne gouverne pas un pays par la dette et la fiscalité punitive mais par l’innovation et la recherche de solutions, malheureusement la maladie de tous nos gouvernants et compris partis politiques ne connaissent qu’un mot FISCALITE ce mot est en fait le seul qu’il savent appliquer à outrance. Décidemment notre Président tout sourire n’est pas celui qui donnera à la France un fauteuil à l’international il restera comme ses prédécesseurs sur le strapontin des cations. La France se vante de son pouvoir de veto à l’ONU mais sur le fond ce fauteuil est usurpé par le poids de notre pays dans le monde.
a écrit le 07/11/2018 à 8:21 :
On est comme d'habitude victime des renoncements de nos dirigeants, qui n'ont jamais fait que mépriser leur propre pays.
La France ils n'en ont rien à faire...
ils commandent le remplacement du fusil Famas chez les allemands, les satellites galileo se font en Allemagne avec transfert du savoir faire français...
On a même parlé un temps de partager notre siège de membre permanent de l'Onu avec l'Allemagne !!
c'est comme toujours la trahison de nos élites qui tue notre pays.
Réponse de le 07/11/2018 à 10:46 :
Un historien américain avait dit que les français étaient des gens géniaux trompés par leurs élites. Cet article en est une belle démonstration
a écrit le 07/11/2018 à 7:49 :
Ce n'est pas l'attitude de l'Allemagne qui est si critiquable : c'est celle des dirigeants français si prompts à renoncer à défendre les intérêts nationaux, sous prétexte de construction européenne et de politiquement correct. Quand les élites françaises recommenceront à défendre leur pays, tout se passera mieux. On ne respecte que les gens qui se font respecter.

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