Aviation régionale : ATR lorgne un marché d'une centaine de turbopropulseurs au Japon

ATR ATR 42-600 ATR 72-600 Japon Stefano Bortoli
ATR

ATR ATR 42-600 ATR 72-600 Japon Stefano Bortoli
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Le Japon, un marché pour ATR ? Le constructeur franco-italien de turbopropulseurs, qui a présenté jeudi à Tokyo une mise à jour de ses produits et du marché, évalue une demande à près de 100 appareils d'ici à 2025 au Japon. Un marché essentiellement lié à un renouvellement de la flotte existante (dont une cinquantaine de turbopropulseurs vieillissants) et, à une degré moindre, à l'ouverture de nouvelles lignes afin de répondre aux besoins liés au développement du tourisme au Japon, et au renforcement des connexions régionales.
Le Japon se prépare à une arrivée massive de touristes. Son gouvernement espère accueillir 40 millions de visiteurs d'ici à 2020, notamment en raison de l'organisation d'événements majeurs tels que la Coupe du monde de rugby en 2019 et les Jeux Olympiques en 2020. Dans la mesure où 35 % des liaisons intérieures japonaises sont inférieures à 300 milles nautiques, les ATR sont adaptés à ce marché clé pour le constructeur franco-italien.
Leader mondial des turbopropulseurs (1.700 avions vendus), ATR a eu beaucoup de mal à pénétrer le marché japonais. Et sa pénétration est même récente. En août 2015, la compagnie régionale Amakusa Airlines a pris livraison d'un ATR 42-600 acheté au loueur Nordic Aviation Capital, le premier appareil de ce type mis en service au Japon. "Nous nous réjouissons de faire notre entrée sur un marché aussi important, l'un des rares en Asie où les ATR n'étaient pas encore exploités", avait expliqué Patrick de Castelbajac, alors président d'ATR.
Plus récemment, en octobre dernier, ATR a livré à Japan Air Commuter (JAC), filiale régionale de Japan Airlines, son 1.500e avion, un ATR 72-600, qui est premier à être opéré au Japon. JAC avait initialement signé une commande de huit ATR 42-600 en juin 2015. Puis JAC a souhaité en juin dernier convertir en ATR 72-600, l'un des ATR 42-600. JAC a introduit son premier ATR 42-600 au début de l'année 2017 et en exploite aujourd'hui cinq, dont le premier ATR 72-600 depuis fin octobre.
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En 2012, le constructeur européen d'avions turbopropulseurs avait pourtant réussi à vendre trois ATR 72-600 à une nouvelle compagnie régionale japonaise. LINK devait opérer ces appareils au Japon, qui était l'un des derniers pays du continent asiatique où les ATR n'avaient pas encore volés. Elle devait démarrer son activité fin 2013, en intégrant à sa flotte trois ATR 72-600 en location. Mais LINK n'a finalement jamais décollé...
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