Comment Dassault et Thales ont été cruellement écartés en Suisse

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Le Rafale avait injustement privé d'une victoire en Suisse en 2011
Le Rafale avait injustement privé d'une victoire en Suisse en 2011 (Crédits : © Pascal Rossignol / Reuters)
Par deux fois récemment, la Suisse a enlevé à Dassault et à Thales un succès pourtant assuré. Berne a choisi étrangement en 2011 le Gripen face au Rafale, pourtant arrivé en tête des évaluations de l'armée de l'air suisse. Enfin, le contrat de Thales pour la fourniture d'un système de défense antiaérienne a été résilié en 2016.

Par deux fois, la Suisse a été cruelle avec des industriels de la défense français pourtant très bien placés dans deux compétitions majeures pour l'armée de l'air suisse. Des compétitions qui vont être relancées par Berne. Une première fois avec Dassault Aviation, qui faisait la course en tête dans la compétition sur le remplacement partiel des F-5 Tiger grâce aux qualités opérationnelles du Rafale lors des évaluations entre 2008 et 2011 des avions de combat en course (Eurofighter, Gripen et Rafale). Berne a finalement choisi le Gripen E, qui était pourtant l'avion le moins performant de la compétition.

Puis une seconde fois avec Thales Suisse, qui a été choisi en août 2015 au détriment de Rheinmetall pour piloter le projet DSA 2020, un programme d'un système de défense sol-air de moyenne portée évalué à 700 millions de francs (642 millions d'euros). Dans un premier temps, le Département de la défense avait annoncé sa suspension afin de "disposer d'une vue d'ensemble adéquate" sur ce dossier. Puis le contrat signé avec l'entreprise Thales Suisse a été finalement résilié en avril 2016. Selon les Suisses, la résiliation du contrat n'est pas due à des prestations lacunaires ou insuffisantes de la part de Thales. Avant la résiliation du contrat, Thales Suisse, en partenariat avec Armasuisse, l'armée de l'air suisse et l'industriel Ruag, devait sélectionner le couple radar/missile. Restaient alors en course pour les radars, Thales (Ground Master 200) et Saab (Giraffe 4A) et pour les missiles MBDA (Camm-ER) et Diehl (Iris-T).

 Le Gripen aurait dû être éliminé

S'agissant de Dassault, deux rapports ultra confidentiels de l'armée de l'air suisse, révélés dans la presse helvétique et signés par le commandant de corps Markus Gygax, commandant des Forces aériennes suisses, avaient mis en lumière le choix étrange du ministre de la Défense de l'époque. En dépit de la médiocrité des performances opérationnelle de l'avion de combat suédois évaluées par les pilotes de l'armée de l'air suisse, Ueli Maurer avait opté pour le Gripen fabriqué par Saab. Les conclusions des deux rapports d'évaluation étaient pourtant sans appel, le Gripen était classé bon dernier derrière le Rafale, puis l'Eurofighter.

Sélectionné par Ueli Maurer essentiellement pour ses capacités à effectuer des missions de police aérienne, le Gripen n'en était même pas capable. L'avion de combat suédois "a été évalué comme insatisfaisant pour ce type de mission, expliquait l'un des deux rapports à l'issue des essais en vol de 2008. Les principaux points faibles du Gripen ont été son endurance et ses performances". Le Gripen avait obtenu la note médiocre de 4,20 points tandis que le Rafale décrochait un 6,71 points (6,2 points pour l'Eurofighter). L'avion de combat suédois était même devancé par les performances des F-18 suisses, qu'il devait remplacer. Un comble. Le rapport expliquait par ailleurs que "le Gripen a été le seul candidat à ne pas atteindre le seuil minimal (6 points, ndlr) des capacités attendues". Pour les auteurs du rapport, le Rafale détenait en revanche "la meilleure efficacité et pertinence pour l'accomplissement" de la mission de police de l'air aérienne.

Le rapport donne le Rafale en tête

Lors de la seconde phase d'évaluation, le Rafale a progressé un petit peu (6,98), l'Eurofighter aussi (6,48) tandis que le Gripen dans sa version MS21, grâce à 48 projets de modernisation dans le domaine de la police aérienne, passe de 4,2 à 5,33 points. Ce qui ne lui faisait toujours pas atteindre le seuil minimal des capacités attendues. En dépit de cette note, le rapport estimait néanmoins que les trois avions avaient la capacité à mener cette mission essentielle pour l'armée de l'air suisse. Avec une incertitude toutefois : "la probabilité du Gripen MS21 d'être incapable de mener avec succès cette mission de police aérienne est considérée comme quelque chose de possible".

En clair, le rapport restait méfiant, non pas sur les modernisations présentées par Saab mais sur la capacité des Suédois à les livrer. Pour finir, les auteurs recommandaient le Rafale et la meilleure alternative, l'Eurofighter... mais ils avaient une recommandations de précaution : "si le Gripen devait être choisi, de nouveaux tests et évaluations opérationnels devraient être conduits en Suisse pour évaluer l'efficacité réelle de l'avion à mener à bien la mission plus importante". Enfin, dans tous les autres domaines (combat air-air, reconnaissance et bombardement), le Rafale arrivait toujours en tête. Ce qui lui donnait un avantage indéniable pour gagner l'appel d'offre suisse puisque l'efficacité opérationnelle comptait pour 60 % de la décision de Berne.

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Commentaires
a écrit le 07/08/2019 à 20:40 :
Il est très compliqué de savoir quelles sont les raisons du choix suisse. Il y a tellement de paramètres différents.
a écrit le 22/09/2017 à 13:44 :
Dassault et Thales n'ont pas été "cruellement" écartés en Suisse, Mr M. CABIROL. Le tout est une question de performances / prix et, effectivement, il n'y a pas photo. Voyez un peu vous.même les spécifications techniques des uns et des autres, puis tirez-en vous-même les conclusions en connaissance de cause ...
a écrit le 04/06/2017 à 20:32 :
@Cabirol, @Bernard, @PML, @Octave
Vous êtes trop agressif, M. Cabirol, permettez-moi de vous le rappeler. Une fois vous avez même parlé de "trahison", et maintenu ce terme, dans des circonstances analogues. Relisez, je vous prie, mon commentaire du 01/06/2017 à 17h15. Vous verrez que ma suggestion de trouver ce qui a coincé était plus utile que de lancer des anathèmes. En effet les commentaires de Bernard, PML et Octave (que vous semblez avoir un peu prises de haut) nous donnent un indice : l'éternelle et insupportable arrogance de notre pays, lequel ne devrait pas imaginer qu'il est le meilleur en tout. Pour progresser, il ne faut pas regarder ce qu'on fait bien (il n'y a rien à changer) mais ce qu'on fait mal (là il faut changer). Merci Bernard, PML et Octave. Acceptons la leçon, elle est donnée sans anathème, au moins.
a écrit le 04/06/2017 à 18:26 :
Pour mettre tout le monde d'accord, je vous invite à suivre ce lien qui est très pro et qui vous donnera bien plus de précisions quant à la finalité de cette demande Suisse.
Je vous invite à lire également tous les commentaires (Suisses et Français) qui sont généralement bien professionnels car sur ce site, beaucoup de militaires de toutes nationalités...
http://www.opex360.com/2017/05/30/quatre-options-pour-lavenir-de-la-force-aerienne-suisse/
a écrit le 04/06/2017 à 17:58 :
En même temps je me dis que si j'étais Suisse et que le Gripen est mon aéronef de combat et non un ULM... Que se passerait-il si un ennemie est en face avec un Rafale...

Une réflexion comme une autre ;-)
a écrit le 04/06/2017 à 17:39 :
Pas besoin d'un Rafale pour descendre un ULM qui ne répond pas à une injonction radio... Le Gripen est très bien comme avion locoste pour un pays gros comme un mouchoir de poche.
a écrit le 03/06/2017 à 17:09 :
Si on voit quelle considération les gouvernements français succésifs portent à la Suisse, qui est tout-même un pays voisins!!,
qui emploient plus de 250'000 français (plus grand employeur après l'état) et
qui est le plus pays d'émigration de la France et
qui est un partenaire économique non négligable etc. etc.
on ne peut pas être surpris que la Suisse n'achètent pas des avions français.
Dernier exemple que la France ne respecte pas ces engagements vis-à-vis de la Suisse:
http://www.tdg.ch/suisse/fisc-gele-entraide-administrative-france/story/19181549?track
Réponse de le 04/06/2017 à 22:04 :
@ Normal

Bien vu. Bien dit. Bravo ! D'un Français qui ne se laisse pas enivrer par la vanité nationale.
a écrit le 03/06/2017 à 1:19 :
Oui ils ne l'ont pas acheter juste parce qu'il est made in France? alors moi je dit il n'y avait pas de raison parce que de l'argent il y en a en Suisse et pour moi c'est parce que cet avion est Français voila tout et ils ne supportent pas qu'on arrive à faire mieux qu'eux...arrêtons de leur acheter leur montre alors...
a écrit le 02/06/2017 à 0:50 :
Tout est dans le titre : Alors ENFIN !!!!! ne Surtout plus participer à leurs faux appels d'offres, constituant un jeu : sachant, avec détermination, qui ils vont rejeter. Le Gripen est la logan de ces avions, et n'a pas le quart des potentialités et polyvalences du Rafale.
Réponse de le 02/06/2017 à 10:55 :
La Suisse fait ce qu elle veut avec son argent. Pourquoi ne pas accepter qu il y a des alternatives moins cheres au Rafale ? Pas besoin d un gros moteur diesel pour faire quelques kilometres ; un essence suffira.
a écrit le 01/06/2017 à 22:29 :
Les français n ont pas compris qu un Gripen equipé d un bon radar et de bons missiles peut faire face au Rafale qui coute le triple. C est pour cette raison qu il se vend si mal.
Réponse de le 02/06/2017 à 3:50 :
Ce n'est pas aussi simple que cela. Le gripen ne dispose pas de l'OSF, de SPECTRA et surtout d-une SER beaucoup plus visible que le Rafale. Et le Rafale s'est vendu à 3 pays depuis 2015.Mais la où vous avez raison est que le Gripen convient bien aux petits pays qui ne vont jamais participé à une quelconque coalition pour faire la guerre et qui se contente de faire la police du ciel.
Réponse de le 02/06/2017 à 5:40 :
Ta raison, vous pouvez toujours rêvé, le rafale mettra facilement en pièces un Gripen sans difficulté et pour les ventes regardé plutôt 2015 et 2016 et les autres prospects et vous ferez une comparaison avec le Gripen gros babley d'experts.
Réponse de le 03/06/2017 à 19:25 :
Le Rafale ne sert à rien en Suisse . Il n ont pas besoin de bombarder mais seulement d intercepter. Un Gripen suiffit largement.
a écrit le 01/06/2017 à 21:02 :
Des pays doivent etre ignorés par la france, à l'occasion d'appels d'offres perdus d'avance : pologne, suisse, pays bas. Ne plus se fatiguer, ni gaspiller temps et argent, avec ces gens. Le Rafale aurait eu une autre nationalité, et il emportait tout et partout. Ces pays narguent les meilleurs, dès lors que français.
Réponse de le 01/06/2017 à 21:52 :
Pourquoi s obstinerà nier l evidence ???
Réponse de le 02/06/2017 à 0:06 :
Et bien sûr en tant que français, il ne vous viendrait pas à l'esprit de vous demander pourquoi un tel comportement envers la France?

C'est vrai que la France est supérieur au monde entier et n'oublie pas de le faire savoir en prenant les autres pays de haut

Ne dit-on pas que le coq est le seul animal à chanter les 2 pieds dans la merde juché sur le tas de fumier de la ferme?
Réponse de le 02/06/2017 à 3:56 :
Il ne faut pas mettre La Suisse dans le même panier que les deux autres. Certes une partie des Romands sont francophobes mais beaucoup d'entre eux adorent passer leurs vacances dans notre pays et s'intéressent à l'actualité française presqu'autant que celle de leur pays. :) De plus, en matière économique, les deux pays restent très liés, on ne peut pas dire autant des bataves et des Polonais...
Réponse de le 02/06/2017 à 9:24 :
Ce n'est pas la bonne attitude, "les absents ont toujours tort" ! Mais éviter de donner trop de détails à ces clients douteux.
Réponse de le 02/06/2017 à 19:26 :
effectivement, vous avez raison : il ne s 'agit là que d'un vulgaire " racisme" anti français, rien de plus ! Le rafale, bien que cher, reste l'un (si ce n'est LE...) des meilleurs avions de combat du monde pour sa polyvalence et son efficacité, n'en déplaise aux suisses qui ont toujours dénigré la France sur tout et n'importe quoi !! Laissons les donc à leurs joujous obsolètes, de toutes façons, vu leur rôle sur la scène internationale, des simples bi plans devraient même leur suffire !!!
Réponse de le 02/06/2017 à 19:49 :
Les performances et polyvalences du Rafale, uniques au monde, ont permi à la france de passer à puissance identique, de 650 à 225 avions de ce type,
IL FAUT IGNORER SUISSE, POLOGNE, PAYS BAS, NORVEGE, en ne concourant plus à leurs appels d'offre, en Armement. TOUJOURS PERDUS D AVANCE.
a écrit le 01/06/2017 à 17:33 :
Les produits techniques "made in France" ont mauvaise réputation en Suisse. Ceci expliquant peut-être cela?!?!
Réponse de le 01/06/2017 à 19:00 :
@Ardisson, on pourrait entendre votre argument, mais pour ce qui est du matériel militaire en général et du Rafale en particulier, ça ne tient pas. Pour le coup cet avion est unanimement reconnu comme étant très performant et un peu cher aussi.....
a écrit le 01/06/2017 à 17:15 :
Les français n'ont pas été écarté des appels d'offre. Les appel d'offre ont été annulé. Ce qui est très différent. Etre écarté c'est être interdit de concourir. Dans le cas des suisses il n'y a plus de concours !!!!!

Pour savoir quel est le meilleur des prétendants il faudrait avoir le cahier des charges. La Suisse est un petit pays, pour faire de la police du ciel il lui faut soit une présence en l'air permanente soit une capacité d'arriver en altitude très importante. Dans ce cas c'est le rapport poids puissance qui est le facteur principal.
C'est jamais le cas d'un monomoteur!!!
a écrit le 01/06/2017 à 17:15 :
Michel Cabirol a, par le passé, employé un mot très dur dans des circonstances analogues. Je parlerais plutôt de libre concurrence. On ne peut pas plaire à tout le monde. Le plus intéressant serait de chercher ce que les Suisses, qui sont des gens de bon sens, reprochent à l'offre française. Ce n'est pas en disant que c'est la faute des autres que l'on progresse.
Réponse de le 01/06/2017 à 19:07 :
En matière de vente de matériel militaire, parler de libre concurrence est une vue de l'esprit. Il faut avoir un très bon produit et surtout que le pays vendeur soit en mesure d'exercer la plus forte influence, pour ne pas dire pression par rapport aux offres de pays concurrents.....
Réponse de le 02/06/2017 à 3:58 :
TheBigBoss. Vous avez tout à fait raison.
Réponse de le 03/06/2017 à 21:39 :
Comme mentionné 1) le peuple à voté sur ce sujet en excluant l'achat possible de l'avion suédois qui ne semblait pas approprié et gelant l'offre d'achat des concurrents avec. 2) L'arrogance de vos deux ex-présidents, et Sarkosi particulièrement envers la Suisse en son temps à bien rebuté les plus en clin à vouloir prendre le rafale. 3) Il est tout de même délicat de vouloir faire un marché avec quelqu’un qui vous crache au visage.
Réponse de le 04/06/2017 à 17:45 :
@ Thebigboss

Oui vous avez raison, et c'est certainement pour cette raison qu'ils feront appel aux US en espérant que le F35 ne soit pas en compétition, sinon, c'est mort pour la Suisse. Un fer à repasser dans les montagnes Suisses, je rigole d'avance ;)
a écrit le 01/06/2017 à 17:13 :
En tant que Suisse, si ça ne tenait qu'à moi, j'achèterais le Rafale. Même si c'est un avion vieillissant, il a déjà fait se preuves au combat et va sûrement bénéficier d'une refonte ou modernisation dans les années 2020.
Réponse de le 14/06/2017 à 16:06 :
Un avion vieillissant ?? Il n'est pas encore à mi-vie, le standard F3R vient tout juste d'être validé, et un standard F4 est déjà en cours de développement.
Un avion de ce type est en continuel développement, il n'est pas figé depuis sa 1ère mise en service (2001)...
a écrit le 01/06/2017 à 17:06 :
malgré "le bon voisinage", tout oppose les suisses et les français Il est évident que les Suisses n'ont pas spécialement besoin du Rafale pour mener leurs missions, un intervenant l'a bien expliqué. Il est tout aussi clair que la guerre au secret bancaire fut d'abord mené par les français qui avaient pris la tête de cette croisade fiscale, au détriment des ... suisses. Ceux qui connaissent les suisses, lémaniques ou alémaniques, savent très bien que si les romands ont le coeur (le coeur seulement) qui penche à l'ouest il n'en est rien des autres.Tout sépare la conception sociale et économique qu'ont de la société les suisses et les français, il est évident que la décision fédérale a été finale, ce qui est plus surprenant 'est d'avoir choisi le plus nul des aéronefs, l'euroflighter aurait parfaitement correspondu aux besoins helvétiques
Réponse de le 01/06/2017 à 18:20 :
Voilà une contribution bien croustillante...... Toute cette logorrhée, pour trouver (très) laborieusement une justification de la décision du ministre de la défense suisse de l'époque. Lequel a choisi l'avion, que l'Etat Major de l'armée Suisse avait, et c'était de notoriété publique, écarté en raison de ses performances insuffisantes. POINT BARRE. Il faut juste reconnaître que c'est une décision politique, et que les politiciens français ne sont pas de bons vrps pour le commerce en général et les ventes d'armes en particuliers.
Réponse de le 01/06/2017 à 18:49 :
@outresarine, on peut ne pas aimer la France et choisir d'acheter le Rafale qui est unanimement considéré comme étant un très bon avion. Tout comme on peut ne pas aimer la Suisse et pourtant y acheter ses montres, qui sont de très bonnes qualités....
Ah oui, pour ce qui est de la croisade fiscale, c'est l'administration américaine qui a été à la première à la pointe du combat contre le secret bancaire, véritable paravent pour couvrir des comportements délictueux de 4000 de ses ressortissants. Ils ont eu d'ailleurs gain de cause (très) rapidement d'ailleurs... Les autres pays n'ont fait que suivre.....
a écrit le 01/06/2017 à 14:34 :
Que voulez-vous que les Suisses fassent d'un Rafale? C'est une bête de guerre. Ils font la guerre où les Suisses? La dernière fois qu'ils l'ont faite c'était quand?

A un moment donné il faut quand même s'en tenir au besoin réel, pas aux performances. Qui ici est faible.
a écrit le 01/06/2017 à 14:20 :
C'est impossible pour la France de vendre quoi que ce soit en zone euro-germanique, même pour les meilleurs. La zone Britannique est beaucoup plus pragmatique et internationalisée que le carcan euro-germanique sectaire. Par ailleurs, les affinités industrielles entre la GB et la France sont nettement meilleurs.
Réponse de le 02/06/2017 à 19:30 :
" le carcan euro germanique sectaire" : comme votre expression explique bien le rejet de l europe par la majorité des français !!
a écrit le 01/06/2017 à 13:40 :
Avec le vomi permanent sur les Suisses ils y en a vraiment qui se demandent pourquoi ??!!!!?? Qu'on se concentre sur le Luxembourg avant de donner des leçons, et surtout sur la démocratie Suisse qui n'a rien à voir avec notre pipo local.
Réponse de le 01/06/2017 à 14:53 :
Euh... les grandes déclarations de Sarko sur les paradis fiscaux sont du passé et c'est ça qui avait fait capoté en bonne partie les chances du Rafale en Suisse. Depuis 5 ans , les relations franco-suisses sont au beau fixe et d'ailleurs la France a même acheté ses avions d'entrainement à la Suisse pour le remplacement de ses Alpha-jet.
Donc le Rafale a donc toute ses chances surtout que c'est Le Drian qui va mener les négociations et qu'il va très vite savoir si le Rafale aura ses chances ou pas.
a écrit le 01/06/2017 à 13:03 :
Le marché mondial de l'armement est un vrai panier de crabes. L'industrie française ferait mieux de réorienter massivement ses capacités vers des filières propres et porteuses d'avenir pour nos enfants.
Réponse de le 01/06/2017 à 14:48 :
Désolé mais le marché de l'armement a toujours existé et existera toujours.
La France en tant que grand pays industriel a décidé très tôt de fabriquer ses propres armes afin de conserver une souveraineté totale de l'utilisation de son armement et d'être dépendant de personne. Mais comme il a été si souvent répété : la vente de grands contrats d'armements est avant tout des choix politiques et ce n'est pas celui qui vend les meilleures armes au meilleur prix qui gagne le contrat. C'est toujours très complexe avec des contre parties politiques et économiques derrière..
Réponse de le 02/06/2017 à 19:34 :
l angélisme, ça va bien !! nous ne sommes pas dans un monde de bisounours : si nous ne vendons pas nos armes, d'autres le feront !
les armes existent depuis l'aube des temps, aucune raison que ça change
a écrit le 01/06/2017 à 13:02 :
De là à imaginer des mesures de rétorsion très politiques suite à la pression européenne/française pour l'abandon du secret bancaire...Le coût du programme rete très secondaire. Et chapeau bas aux Suisses pour leur capacité éternelle à cacher la vérité derrière leurs décisions...
a écrit le 01/06/2017 à 12:38 :
Ce qui est plus que bizarre avec muri ueler, l intérêt suisse d avion très avancé ne lui plaît pas ! On sait qu il a de fortes accointances avec les scandinaves, pays et coutumes semblables à la suisse profonde !
On sait aussi que les "Schweizerich gelt "
ne sont plus aussi riche qu il y a 20 ans ..
Le peuple ( 10% de pauvres) en sait malheureusement les conséquences de fortes restrictions sur leur salaire ! Et de fortes augmentations primes assurances, les billets de transports publics, etc ...
a écrit le 01/06/2017 à 12:21 :
On peut comprendre que l'Inde, l'Egype ou le Qatar souhaitent équiper leur armée de l'air d'avion comme le Rafale.

On peut par contre se demander si la Suisse à réellement besoin de Rafale ou d'Eurofighter.

Et finalement doit on être surpris de voir Thalès et Dassault écartés en 2011 quand on repense aux déclarations contre productives de notre président de l'époque M. Sarkozy.
a écrit le 01/06/2017 à 11:46 :
la France se doit d"annuler
la commande des pilatus en remplacement des alfa jet
Réponse de le 01/06/2017 à 13:57 :
La commande française sélève à 300 mio pour une vingtaine de Pilatus alors que le budget pour les jets suisses s'élèvent entre 5 et 10 MILLIARDS!!!

Est-ce que la différence d'ordre de grandeur vous apparaît???
a écrit le 01/06/2017 à 11:43 :
Pourquoi voulons-nous absolument vendre le soi-disant meilleur appareil de combat à n'importe quel pays. Et quand un jour la guerre éclatera ce sera pour mieux se faire ratatiner ? Gardons le pour nous et arrêtons de perdre notre temps (et donc de l'argent) en négociations.
Réponse de le 01/06/2017 à 14:40 :
Il y a autant de chances que La France et la Suisse rentrent en guerre que le Liechtentein envers le Canada.
De plus, vendre des armes sophistiqués offre un avantage considérable au vendeur vis à vis de l'acheteur. Contrairement à un char ou un fusil d'ssaut, on arrive très bien à désactiver le système électronique de ces avions à distance ou à arrêter la maintenance qui rendront ces armes très vite inutilisables. Bref, pas d'inquiétude excessive..;) Un Rafale n'est pas un bazooka ou une Kalash qui peut être utilisé par n'importe qui... ;)
a écrit le 01/06/2017 à 10:29 :
oui enfin bon si la note minimale est 6, le rafale est tout juste au minimum pour un prix maximum.
la suisse est un petit pays qui vivote au dessus du seuil de pauvreté et puit ils ont d'autres vaches à fouetter, leur mission principale est de siphoner les lacs alentours, pour ça un f35 stovl furtif est l'idéal!
Réponse de le 01/06/2017 à 13:53 :
La difference de prix entre le rafale et l'autre brouette n'est pas si importante que cela pour des Suisses richissimes , j'en parle en connaissance de causes mon fils effectue une formation dans ce pays , rien n'est trop beau pour nos amis , c'est vrai qu'ils n'ont pas connu la guerre et qu'ils en ont même profitée , les cours particuliers que donnent mon fils ( il est étudiant ) lui permettent de gagner 40 FCH de l'heure pour un niveau de 4e 3e . C'est vrai que nos "amis" nous considèrent bizarrement , et qu'ils ont du mal à nous voir supérieur à eux .
Réponse de le 01/06/2017 à 19:19 :
@chris566: Et surtout vous oubliez de dire que votre fils est très heureux d'étudier en Suisse parce qu'il paie 1'200 euro de frais d'écolage par année (Le reste étant payé par les cons de Suisse qui y paient leur impots) alors que pour la même prestation, cela s'élèverait à plus de 50'000 euro dans une école anglo-saxonne!!!

Je ne suis pas sûr que votre critique de la Suisse soit particulièrement bienvenue, vous qui en profiter largement!
a écrit le 01/06/2017 à 9:21 :
Article incomplet et tout à fait partisan : (1) les suisses n'assurent plus leur police du ciel en soirée et en WE donc les perfos des bimoteurs pendant les heures de bureau, pas vraiment indispensables (2) le pays est - faudrait le rappeler - minuscule, donc range et autres perfos genre "Paris Air Show " on en n'a pas trop besoin (3) faudrait aussi rappeler le rapport € vs perfos du Rafale et Eurofighter comparé au Gripen. Et puis cette propension à toujours dénigrer les choix souverains lorsqu'ils n'avantagent pas le portefeuille de M. Dassault, ça devient lassant, M. Cabirol...
Réponse de le 01/06/2017 à 10:55 :
@PML Pourquoi dans ce cas la Suisse a-t-elle acheté des F-18 alors ? Le F-18 est un biréacteur...
Réponse de le 01/06/2017 à 11:03 :
Cher PML, je n'aime pas vos insinuations sur les relations que je pourrais entretenir avec Dassault. Elles ne sont et ne resteront que journalistiques. Que ce soit clair, Dassault ne me signe pas mon chèque de fin de mois et ne le fera jamais. Je suis payé par La Tribune. Point final. Que je m'interroge sur le choix de la Suisse en 2011 me parait pertinent au regard des rapports produits par l'armée de l'air suisse. Le Gripen n'atteignait pas les conditions minimales requises dans l'appel d'offres suisse pour les missions opérationnelles. C'est vrai ou c'est faux ? Bien cordialement Michel Cabirol
Réponse de le 01/06/2017 à 14:03 :
@Cabirol:
1. Oui votre article est "franco-français" et laisse entendre que c'est un scandale que la Suisse n'achète pas français! Etes-vous aussi scandalisé quand la Pologne, un membre de l'UE (la Suisse ne l'est pas), passe son temps à acheter américain en snobant les offres de l'industrie française (sous-marins, hélicoptères, etc)?

2. Oui le Rafale a eu la meilleure note technique! Mais dans le cas de la Suisse, c'est insuffisant: Il s'agit de prendre en compte le besoin et le prix. Il vous a certainement échappé que la Suisse n'est pas une monarchie comme la France: Il n'y a pas un Président qui peut décider de tout. Le peuple suisse décide: Il faut proposer un avion crédible pour un prix crédible et convaincre le peuple du besoin. Sinon, c'est NON... L'achat manqué des Grippen en est la preuve!
Réponse de le 01/06/2017 à 16:54 :
Cher Octave, l'interprétation que vous faites de mon article est erroné mais je ne suis pas étonné. Oui je m'interroge quand les décisions prises laissent planer un doute sur la procédure de l'appel d'offres. En l'occurrence c'est le cas pour les deux exemples cités dans mon article. Je suis également déçu que vous ne lisiez pas mes articles sur la Pologne. J'ai effectivement beaucoup écrit sur le tropisme américain des Polonais. Et je n'ai pas que des amis en Pologne...
Par ailleurs, le Rafale a eu la meilleure note technique qui comptait pour 60% de la note finale. Le Gripen n'a pas obtenu la note minimale. En dépit des recommandations de l'armée de l'air suisse, Uli Maurer a décidé comme un monarque français. Quant à la votation, elle portait sur le budget et non pas sur le Gripen. Bien cordialement Michel Cabirol
Réponse de le 01/06/2017 à 18:27 :
Les appels d'offre en matière d'armement ont toujours une partie opaque pour des raisons évidentes.

Dans ce cas précis vous mentionnez 1 ou 2 rapports sur 13. Lesdits rapports ne portaient d'ailleurs pas sur la version que les suisses voulaient in fine acheter mais sur une version précédente.

De plus, vous n'avez pas en main les rapports finaux et encore moins les propositions de contrat de maintenance et de transfert de technologie qui vont de pair avec ce genre d'achat.

Enfin, vous avez tort de balayer d'un revers de manche la votation. Celle-ci portait effectivement sur le budget, mais un budget spécifiquement alloué au Gripen et présenté comme tel à la population (Cf: l'intitulé de la votation). Elle aurait spécifiquement mentionné Le Rafale si celui-ci avait été choisi.

L'impact (au moins psychologique) sur les dirigeants suisses a donc du être important et peser dans la balance.

En dehors du fait que l'avion francais était (de loin) le plus cher (et c'est déjà pas mal), il avait la défaut incurable d'être francais. Quand on se souvient des propos de Monsieur Sarkozy sur la Suisse à l'époque, on peut comprendre le doutes d'un politique Suisse à l'heure de demander au contribuable de lâcher plusieurs milliards.

En choisissant le Gripen le CF a donc probablement tenter de faire le choix du compromis. Mais même ce choix n'a pas suffit à faire pencher le peuple Suisse en faveur d'un nouvel avion de combat.

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Réponse de le 01/06/2017 à 19:40 :
@ "unsuisse": Vous parlez de transferts de technologie...est-ce à dire que la Suisse compte bâtir une industrie aéronautique de défense?
Vous me surprenez beaucoup car je n'ai jamais entendu parler de ça.
Par ailleurs je croyais que les Suisses voulaient acheter "sur étagère" afin d'obtenir un bon prix.
Enfin concernant le prix il me semble que le Typhoon(Eurofighter) est un peu plus cher que le Rafale et cela pour des performances inférieures.
Bref...concernant le besoin exprimé par l'armée Suisse attendons de connaître le cahier des charges pour évaluer les chances de chacun des candidats.
Un dernier point: merci beaucoup pour cette phrase :"il avait le défaut incurable d'être francais".
C'est sympa, ça fait plaisir...
Réponse de le 01/06/2017 à 19:45 :
@un Suisse : Pensez-vous que les Suédois ont corrompu les Suisses? C'est ça le côté opaque que vous évoquez ? Il est vrai que les Suédois trainent beaucoup d'affaires de corruption dans les marchés de l'armement (Afrique du Sud, Brésil...)
Réponse de le 03/06/2017 à 1:15 :
@PML: Il faudrait vous renseigner davantage avant de poster un commentaire. Les forces aériennes suisses sont en train de mettre sur pied une police aérienne active 24h/24 et 7j/7.
a écrit le 01/06/2017 à 8:58 :
Surtout pour une force aérienne utile seulement à faire de belles photos au dessus des alpes ou à faire des meetings l'été. Effectivement me grippé
est suffisant. Je la suisse devrait même se tourner vers un avion moins cher comme le hawk ou même le tucano !!!
CSR pour la posture opérationnelle de défense, in demandera à la France d'engager ses coûteux rafales...
Réponse de le 14/06/2017 à 15:42 :
Bien sûr, la France, déjà engagée sur de multiples terrains d'opérations extérieures, et qui peine à maintenir une flotte en état de vol à 50% n'a que ça à faire de s'occuper de la défense de la Suisse parce que cette dernière ne veut pas mettre les moyens nécessaires à sa propre sécurité (cf. le "gag" lors du vol détourné en direction de Zurich ou Genève, je ne sais plus, et qui a dû être intercepté par les chasseurs italiens puis français car l'armée de l'air suisse ne pouvait (peut ?) assurer une permanence qu'entre 8h et 20h...)
a écrit le 01/06/2017 à 8:57 :
En néolibéralisme nous voyons bien que ce ne sont pas les meilleurs qui l'emportent mais ceux qui ont un gros réseau ou bien un bon réseau au bon moment. Nous avons des nouveaux exemples de ce fonctionnement oligarchique presque tous les jours.

Du coup si machin fait de bonnes affaires avec la femme de bidule et qu'il faut passer une commande publique d'un truc qu'il vend bien on fait travailler sa relation qui se sentira obligé de vous rendre la pareil une autre fois et ainsi de suite, le cercle vicieux de la compromission grandit très vite.

Alors bien entendu, règle mathématique des probabilités oblige, de temps en temps ça tombe sur des bons mais c'est seulement du hasard, si notre système privilégiait la compétence, l'innovation, la recherche et l'intelligence nous ne serions pas dans une situation économique et politique aussi épouvantable.
a écrit le 01/06/2017 à 8:54 :
"Par deux fois, la Suisse a été cruelle avec des industriels de la défense français". Trop sentimental alors que les sentiments ne peuvent être mélangés avec les intérêts et le business. Ce genre d'article me donne l'impression que la France est la meilleure dans tout les domaines!!!!! Trop de sentiments, trop!!
Réponse de le 01/06/2017 à 9:06 :
C'est trop facile de réagir comme cela. On va changer les noms des sociétés et de pays, au lieu de Dassault on met Ruag pour un appel d'offres lancé en France. Ce qui donne : Comment Ruag a été cruellement écarté en France. Et puis franchement il n'y a que les Suisses pour dire que la France est al meilleure dans tous les domaines. C'est vraiment mal connaitre les Français lesz plus forts en French Bashing... Cela dit le Rafale est un bon avion mais de là à dire qu'il est le meilleur, je laisse les spécialistes juger...
a écrit le 01/06/2017 à 8:39 :
Vous parlez bien sûr des performances où le rafale arrive indéniablement en tête mais ne mentionnez à aucun moment le prix des avions... le rafale étant largement plus cher que tous ses concurrents... a savoir que le budget pour le remplacement des avions de combat fut soumis à votation.
Réponse de le 01/06/2017 à 9:47 :
Oui le Rafale était largement plus chère que le Gripen car il est LARGEMENT plus performant. Les deux avions ne concourent pas dans la même catégorie ! Le Rafale est un avion pour faire la GUERRE et pas seulement pour des tâches de police du ciel. Néanmoins, j'avais trouvé la décision suisse plutôt "logique" car jamais la Suisse n'ira participer à une quelconque coalition pour aller bombarder les fous de Dieu au Moyen Orient et que le Gripen suffisait largement pour les besoins Suisses. Toutefois, le Rafale n'est pas le plus chère . C'est l'Eurofighter, le plus onéreux alors que ce dernier est moins performant que l'avion français (Voir le rapport Suisse).
a écrit le 01/06/2017 à 8:18 :
Sans doute un réflexe d'habitué de la magouille politique en France, mais quand on choisit le moins bon produit malgré les missions d'évaluation, ça a un léger fumet de "corruption" de la procédure...Je précise que le sort du compte d"exploitation de Dassault ne m'intéresse guère...
a écrit le 01/06/2017 à 7:53 :
Et alors, tout cela est connu.
Le choix d'un équipement militaire stratégique est avant tout politique.

Les Suisse ont de la mémoire. L'affaire des mirageIII avait déjà pesée dans le choix des f18.

De toute façon l'important est de le savoir....
Réponse de le 01/06/2017 à 8:24 :
Le choix est fait selon un ratio budget / besoins .
Lorsque les produits français sont ecartés lors des appels d 'offres on crie au scandale . Difficilement les francais vont admettre qu il y a des concurrents moins chers et valable. Dans le cas specifique la Suisse na pas vocation à projecter son armé à l etranger donc le Gripen est largement suffisant
Réponse de le 01/06/2017 à 8:59 :
@expert : sauf que le Gripen n'a pas obtenu la note minimale requise lors des évaluations pour les missions opérationnelles, et notamment la plus importante pour l'armée de l'air suisse, les missions de police aérienne. Uli Maurer a choisi un avion qui n'était pas capable de faire cette mission. C'est énorme, c'est Suisse?
Réponse de le 01/06/2017 à 11:20 :
@totof le cahier de charges etait dès le départ contraditoire . Lorsque il sera revu et affiné le Gripen sera le choix plus logique
Réponse de le 01/06/2017 à 19:38 :
espérons que l'appel d'offres sera plus précis si bien sûr l'ancien était contradictoire comme vous le précisez. Et que le meilleur gagne !

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