Comment l'ANSSI va muscler la défense de la France face aux cybermenaces

 |  | 1261 mots
Lecture 7 min.
La priorité est clairement de faire évoluer les pratiques puisque les risques évoluent extrêmement vite, estime Guillaume Poupard.
"La priorité est clairement de faire évoluer les pratiques puisque les risques évoluent extrêmement vite", estime Guillaume Poupard. (Crédits : Steve Marcus)
L'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information va bénéficier dans le cadre du plan de Relance de 136 millions d'euros sur la période 2021-2022 pour accélérer la stratégie nationale française en matière de cybersécurité.

Bouclier contre les cybermenaces en France, l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) va bénéficier dans le cadre du plan de Relance de 136 millions d'euros sur la période 2021-2022 pour accélérer la stratégie nationale française en matière de cybersécurité. Cette enveloppe financière va notamment servir à l'ANSSI à apporter "un accompagnement à un certain nombre de structures qui sont particulièrement exposées et qui ont besoin d'être accompagnées en amont pour anticiper tout risque d'attaque. Parmi ces structures, le secteur de la santé et bien évidemment les collectivités territoriales", explique l'Élysée. Car les attaques dans le domaine de la santé ont représenté 11% des attaques mondiales en 2020. Et les cyberattaques de Dax et de Villefranche-sur-Saône confirment encore plus l'importance de prendre l'enjeu de la cybersécurité très au sérieux.

"L'objectif des 136 millions d'euros gérés par l'ANSSI est d'élever de manière durable le niveau de sécurité d'acteurs publics au sens large", estime le directeur général de l'ANSSI Guillaume Poupard.

"Cela fait des années que l'État et ses services ont pris cette menace extrêmement au sérieux", souligne d'ailleurs l'Élysée. Ainsi, entre 2017 et fin 2021, les effectifs de l'ANSSI vont augmenter de 40% passant de 400 à 560. Mais, en même temps, le nombre de cyberattaques traitées par l'ANSSI a pratiquement été multiplié par quatre, passant de 54 à 192 entre 2019 et 2020. Ce qui pose le problème...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/02/2021 à 10:47 :
Encore du pognon jeté par la fenêtre, plutôt que de réfléchir et de prendre du recul sur les phénomènes on préfère générer des usines à gaz inutiles et couteuses dans lesquelles ont pourra caser son réseau où l'histoire du déclin européen.

Il est quand même prodigieusement hallucinant que la droite ai fait encore plus de mal à la notion travail que la gauche ! -_-
Réponse de le 23/02/2021 à 13:31 :
Que voulez vous aujourd'hui on veut que du matériel "connecté" même quand c'est inutile. Avant de réfléchir a la "défense" il aurait été plus performant de se poser la question du fonctionnement, pourquoi connecter sur internet un respirateur alors que la seule connexion importante reste l'alerte vers l'infirmière en lien direct. Et si une mise a jour est nécessaire on la fait quand le respirateur sert pas... Et ceci est valable pour tout (scanner, irm, PC bureautique...) Avant la sécurité il est plus important de connaître l'utilisation et de réduire les interconnections inutiles.
a écrit le 20/02/2021 à 9:41 :
On propose la surenchère générateur de rente plutôt que de couper court au problème en confiant moins de données sensibles a une boite! Car le problème ne sera jamais résolue!
Réponse de le 23/02/2021 à 13:32 :
Vu le nombre de papier imprimé le pb de perte de donnée est nul, seulmeent voila si ils ont jamais décidé d'arrêter le format papier, ils ont aussi jamais pensé un jour devoir les relire et les retrouver...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :