Contrat de blindés : la France et la Belgique en ordre de marche

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La Belgique a acheté 60 Jaguar et 382 Griffon à la France, via le consortium composé de Nexter, Arquus et Thales
La Belgique a acheté 60 Jaguar et 382 Griffon à la France, via le consortium composé de Nexter, Arquus et Thales (Crédits : Nexter)
La France et la Belgique ont signé l'accord intergouvernemental cadre (AIG) dans le cadre du partenariat stratégique Capacité Motorisée. La Belgique peut désormais acheter 60 Jaguar et 382 Griffon au consortium composé de Nexter, Arquus et Thales. Le montant du contrat s'élève à 1,6 milliard d'euros.

Service minimum pour la signature de l'accord intergouvernemental cadre (AIG) entre la France et la Belgique dans le cadre du partenariat stratégique Capacité Motorisée (CAMO). Les deux ministres de la défense, Florence Parly et son homologue belge sur le départ Steven Vandeput ont signé à Paris à l'occasion de la première réunion ministérielle de l'Initiative Européenne d'Intervention (IEI), un AIG "inédit, qui ancre dans la durée, le partenariat stratégique Capacité Motorisée", a précisé le ministère dans un communiqué publié après mercredi soir après 23 heures.

La ministre des Armées se réjouit de cet accord majeur qui "vient fortifier une coopération déjà solide entre les armées de Terre française et belge et ouvre la voie vers une plus grande opérationnalité de nos forces", a expliqué le ministère. Alors que la Belgique a choisi l'avion de combat américain F-35, la France estime que l'AIG entre Paris et Bruxelles "incarne une Europe de la défense concrète qui se bâtit au travers de partenariats où les États conjuguent leurs forces, au service de la sécurité des Européens". Selon le ministère, cet accord permettra des retombées économiques importantes en France comme en Belgique.

Un contrat de 1,6 milliard d'euros

Dans le cadre de cet accord, la Belgique achète 60 Jaguar et 382 Griffon à la France, via Nexter en tant que maître d'oeuvre. Le montant du contrat s'élève à 1,6 milliard d'euros, selon le ministre de la Défense, Steven Vandeput (contre 1,1 milliard d'euros initialement). Soit 500 millions d'euros supplémentaires de plus mais avec une trentaine de véhicules en moins... Les véhicules blindés seront livrés à la Belgique à compter de 2025.

La Direction générale des ressources matérielles (DGMR) et la Direction générale de l'armement (DGA) vont coopérer de manière inédite avec la mise en place d'un bureau commun pour la conduite du programme d'acquisition. "La collaboration entre les deux directions permettra le développement de synergies, dans les domaines de l'expertise et des essais, et une concertation étroite en matière de besoins futurs, a précisé le ministère.

'' Avec 1,6 milliard d'euros, il s'agit du plus grand programme d'investissement pour les forces terrestres, annoncé dans ma vision stratégique, avait déclaré le 25 octobre Steven Vandeput. Cette acquisition, conforme aux principes de la vision stratégique, va de pair avec une révolution concernant la coopération de défense pour notre Composante Terre. Un partenariat avec la France est mis en place sur base de véhicules de combat français et belges identiques. L'objectif de ce partenariat est que la Belgique et la France auront, entre autres, une organisation commune et que la formation, l'entraînement et le soutien logistique seront organisés conjointement. (...) La coopération entre les deux armées peut être considérée comme un projet emblématique en Europe".

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a écrit le 08/11/2018 à 20:06 :
Il y a moins de blindés que prévus, mais pour plus cher. Si le nombre a baissé, ce n'est pas forcément les belges qu'il faut critiquer : si le prix augmente, ça se traduit toujours par une quantité plus faible.

Pour ce qui est du choix de l'avion, le problème du rafale, c'est aussi qu'il n'apparait pas comme européen, mais uniquement Français, et en plus la France a une politique de défense qui suis son propre chemin. Je ne dis pas que c'est une mauvaise chose, mais la France apparait plus pour ses partenaires européen comme ayant aussi un pieds en dehors de l'OTAN.

En fait, nous sommes à l'OTAN ce que les anglais étaient à l'union européenne : un pieds dedans pour en être, mais surtout un pieds dehors

Niveau vente de matériel aux autres membres de l'OTAN, ça n'aide pas.
Réponse de le 16/11/2018 à 11:36 :
Bonjour La Part des Choses, merci pour ton intervention.
Je suis d’accord avec ton analyse de notre positionnement avec l'OTAN.
Mais quand j'entends parler de politique de défense Française, je souris. Nous ne sommes qu'un moucheron militaire face aux USA et à la Russie. Acheter des avions à la France n’implique pas une acceptation de sa politique de défense.
De plus face aux déclarations de Trump, il faut faire un choix : soit une plus grande participation financière vers l'OTAN et une inféodation plus importante, soir une indépendance (relative) de l'EU. Bien sûr , je n’ai pas la réponse.
Je rappelle que le Rafale devait être un avion européen appelé Typhon. Vois ci dessous.
a écrit le 08/11/2018 à 10:06 :
La Belgique rejette le Typhoon (consortium européen Eurofighter) et le Rafale (Dassault). Elle choisi 34 avions F35 américain pour 4 milliards.
Elle participe à la fragilisation de la constitution d'une force militaire européenne et renforce les Etats Unis.
Comme lot de consolation, le plus petit contrat revient à la France.
Un camouflet pour la France et l'Union Européenne.
Réponse de le 14/11/2018 à 15:37 :
La Belgique est souveraine dans son choix d'armes. Elle perpétue sa politique d’achats auprès des US. Après les F16 le F35 même celui-ci n'est pas aussi fiable et présente des couts supérieur aux autres avions.
C'est bien la France qui n'a pas voulu d'Europe de défense en faisant cavalier seule avec le programme Rafale alors que l'Europe planchait sur l'Eurofighter.
Réponse de le 16/11/2018 à 11:17 :
Bonjour Mika, merci pour ton intervention.

Dassault n'a pas fait cavalier seul. Il est l'un des instigateurs du projet Eurofighter. Le projet était le Typhoon, un avion polyvalent "toutes opérations " et navalisable (porte-avion).

Sous l'influence de l’Angleterre, l’Italie, l'Espagne, … le projet est devenu un avion d'intercepteur en haute altitude, non navalisable. Dassault s'est retiré de ce projet incompatible avec les besoins de l'armée française.

Rions un peu : les actuels porteurs du projet Eurofighter sont en train de travailler sur des modifications, afin de rendre le Typhoon plus polyvalent ... ce que proposait Dassault dès le départ
a écrit le 08/11/2018 à 9:40 :
Vive la Belgique et vive la coopération franco Belge !
a écrit le 08/11/2018 à 7:27 :
Sacré Cabirol ! Même pour un contrat 1,5 milliards vous trouvez le moyen d’être négatif avec dés le début de l’article « service minimum ».

C’est pathologique non ?

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