Crash d'un avion de Lion Air (sur liste noire jusqu'en 2016) au large de Sumatra, 189 disparus

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Pour mémoire, la Commission européenne avait retiré, le 16 juin 2016, l'indonésienne Lion Air de sa liste noire des compagnies aériennes.
Pour mémoire, la Commission européenne avait retiré, le 16 juin 2016, l'indonésienne Lion Air de sa "liste noire" des compagnies aériennes. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Le contact a été perdu avec l'appareil, un tout récent Boeing 737 MAX, treize minutes après le décollage, selon l'agence indonésienne de recherche et de sauvetage. Le vol JT610 transportait 189 passagers dont on ne sait encore combien de survivants. La compagnie indonésienne avait été retirée de la liste noire par la Commission européenne le 16 juin 2016.

[Article publié lundi 29.10.2018 à 8h43, mis à jour à 9:30]

Les autorités indonésiennes ont annoncé lundi qu'un avion de la compagnie Lion Air qui faisait la liaison entre Djakarta et la ville de Pangkal Pinang au large de l'île de Sumatra, s'était abîmé en mer. Le ministère des Transports a annoncé que 189 personnes, dont l'équipage, se trouvaient à bord de l'avion.

Les pilotes avaient demandé à revenir à l'aéroport

Le contact a été perdu avec l'appareil, un Boeing 737 MAX, treize minutes après le décollage, selon l'agence indonésienne de recherche et de sauvetage.

L'appareil de la compagnie indonésienne, un Boeing 737 MAX entré en service il y a seulement quelques mois, avait demandé à revenir à l'aéroport de la capitale peu avant que le contact ne soit rompu avec le contrôle aérien vers 06H30 (23H30 GMT dimanche). L'avion était à destination de Pangkal Pinang, une ville de l'île de Bangka, au large de Sumatra.

Le Boeing 737 venait d'être réparé

Et selon une déclaration faite par le PDG de la compagnie aérienne indonésienne, Edward Sirait, à l'agence de presse AFP ce matin, le Boeing 737 de Lion Air qui s'est abîmé lundi matin au large de  l'Indonésie avec 189 personnes à bord avait subi récemment des réparations suite à un problème technique.

L'appareil "a été réparé à Denpasar", sur l'île de Bali, "puis a volé vers Jakarta". "Les techniciens à Jakarta ont reçu des notes et ont fait une autre réparation avant qu'il ne reparte vers  Pangkal Pinai", la destination qu'il devait rejoindre lundi, a précisé le responsable interrogé par l'AFP, tout en expliquant qu'il s'agissait "d'une procédure normale".

L'épave retrouvée

Un responsable de la compagnie pétrolière Petromina a déclaré que des débris, notamment des sièges de l'avion, avaient été découverts près d'une installation offshore située dans la mer de Java.

L'épave de l'avion a été retrouvée près du lieu où il avait cessé d'émettre, a déclaré le directeur de l'agence indonésienne de recherche et de sauvetage.

"Nous ne savons pas s'il y a des survivants (...) Nous espérons, nous prions, mais nous ne pouvons pas confirmer", a dit Muhmmad Syaugi.

Le directeur général de Lion Air Group, Edward Sirait, a dit à Reuters qu'il réunissait informations et données et qu'il donnerait une conférence de presse plus tard ce lundi.

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[ Ce 29 octobre 2018, après le crash du vol JT610 de Lion Air, qui s'est écrasé ce matin en mer de Sumatra, l'équipe de secours dispose sur un quai du port Tanjung Priok à Jakarta, les premiers débris de l'épave en cours de récupération, ici un morceau de carlingue où apparaît une partie du logo de la compagnie aérienne. Crédit: Reuters.]

Une compagnie retirée de la liste noire en juin 2016

Pour mémoire, la Commission européenne avait retiré, le 16 juin 2016, l'indonésienne Lion Air ainsi que plusieurs autres compagnies aériennes, lors de la mise à jour périodique de sa "liste noire" - autrement dit, de sa "liste des transporteurs aériens qui ne respectent pas les normes internationales de sécurité et font donc l'objet d'une interdiction ou de restrictions d'exploitation dans l'Union européenne".

"Cette liste vise à garantir le plus haut niveau de sécurité aérienne pour les citoyens européens, ce qui est une priorité absolue de la stratégie de l'aviation adoptée en décembre 2015", dixit le communiqué de la Commission.

Lors de la mise à jour effectuée le 16 juin 2016 par la Commission, toutes les compagnies aériennes certifiées en Zambie étaient retirées de la liste ainsi qu'Air Madagascar et trois compagnies aériennes certifiées en Indonésie (Citilink, Lion Air et Batik Air). En outre, Iran Air avait reçu l'autorisation d'exploiter à nouveau la plupart de ses aéronefs dans l'Union européenne.

Ce qui inquiète, c'est que lors de la dernière mise à jour de la liste noire, intervenue en juin de cette année 2018, toutes les compagnies indonésiennes ont été retirées de la liste noire, eu égard aux progrès accomplis, expliquait la Commission dans son dernier communiqué.

"La Commission européenne a retiré aujourd'hui [le 14 juin 2018, Ndlr] tous les transporteurs aériens indonésiens de la liste des compagnies aériennes interdites dans l'UE."

>> Lire  le communiqué complet (en français) du 14 juin 2018

>> Lire aussi cet article de juin 2015:

Lire aussi : La low cost indonésienne Lion Air reste sur la liste noire de l'Europe

(Avec Reuters et AFP)

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Commentaires
a écrit le 30/10/2018 à 16:19 :
"Ce qui inquiète, c'est que lors de la dernière mise à jour de la liste noire, intervenue en juin de cette année 2018, toutes les compagnies indonésiennes ont été retirées de la liste noire, eu égard aux progrès accomplis, expliquait la Commission dans son dernier communiqué."

=> Mais quel journaliste oserait écrire une telle idiotie ? Comment d'un accident, certes dramatique et , peut on en déduire 1-que la compagnie est peu sûre (pour info Lion Air n'avait pas connu de crash entrainant des décès avant celui-ci contrairement à notre chère compagnie national :ex Rio Paris) et surtout que 2- l'ensemble des compagnies du pays en question sont peu sures ???
Faites votre job au lieu de raconter des sornettes et de donner votre "inquiétude" dont on s'en fou éperdument. Arrêtez de faire du sensationnalisme et bosser. Je ne sais pas qui a signé ce torchon mais ce n'est pas du journalisme et surtout pas digne du niveau de la Tribune.
a écrit le 30/10/2018 à 11:54 :
Je n'aimerais pas être à la place de ceux qui avaient fait la réparation ..
a écrit le 30/10/2018 à 10:28 :
"Commission européenne avait retiré, le 16 juin 2016, l'indonésienne Lion Air "

ET avec la même détermination, elle nous a imposé le traité de Lisbonne. C'était pour notre bien aussi !

"IL n'y a pas d'alternative démocratique aux traités européens" Juncker

Vite un frexit, les intérêts du consortium financier européen ne sont pas ceux des citoyens, la preuve.

J'avais prédis un intérêt financier quelconque à la base de ce drame et c'est bien ça, le néolibéralisme est décidément bien prévisible.
a écrit le 30/10/2018 à 4:14 :
Prendre l'avion, est risque. Quelque soit la compagnie.
Faut-il adopter le conseil de Voltaire ?
L'element "recupere" est une partie de la gouverne de queue et non de la carlingue.
a écrit le 29/10/2018 à 18:55 :
Sur la liste noir jusqu'en 2016. Comme par hasard lorsque Airbus a commencé à livrer des avions, cette compagnie a disparu de la liste noir.
a écrit le 29/10/2018 à 15:50 :
Excellent article très détaillé.
Il est mentionné dans un article du journal "The Jakarta Post":
- qu'il y avait un certain nombre membres des ministères et d'officiels de l'Etat dans cet avion (ils revenaient d'une célébration).
- les chances de retrouver des survivants étaient minimes.
Cordialement
a écrit le 29/10/2018 à 9:43 :
C'est un miracle que ces fers à repasser volants ne tombent pas plus souvent, mais c'est ce qui explique que ce marché sera toujours limité, on ne peut pas y casser les prix sans faire prendre de risques aux passagers. Encore certainement une histoire de rentabilité de l'avion resté trop longtemps cloué au sol à cause des pannes et dont on accélère la remise en service pour raison d'intérêts financiers.

A quand une blockchain qui nous retrace toute l'histoire de l'avion que l'on va prendre ? Cela pourrait éviter à certain de se retrouver dans un avion dont le risque de pannes est plus important.

Bolsonaro président du brésil, un crash d'avion qui fait de nombreuses victimes, la semaine commence bien...
Réponse de le 29/10/2018 à 14:14 :
C'est la loi du marché ! Pour faire moins cher, et être competitif, les compagnies limitent les frais .... Et comment les instances européennes pourraient rester insensibles à une telle concurrence ? C'est sa mission, pensent elles de favoriser toute concurrence. Les aspects sociaux, fiscaux elles s'en fichent.
Réponse de le 29/10/2018 à 15:18 :
"A quand une blockchain qui nous retrace toute l'histoire de l'avion que l'on va prendre ? Cela pourrait éviter à certain de se retrouver dans un avion dont le risque de pannes est plus important."
--> Mieux vaut éviter, les informations que vous en retireriez vous feraient très certainement peur, au point de ne plus voyager. Certains diront, mieux vaut ne pas savoir. Pareil sur la façon dont sont faits vos plats aux restaurants. L'ignorance a du bon.
Pour revenir à l'accident, mieux vaut attendre les résultats de l'enquête avant de formuler des conclusions hâtives.
Réponse de le 29/10/2018 à 17:24 :
"C'est la loi du marché ! Pour faire moins cher, et être competitif, les compagnies limitent les frais ...."

Ouais mais bon, sur les trains ok, sur les bus pourquoi pas, mais les bateaux non et les avions surtout pas.

"Mieux vaut éviter, les informations que vous en retireriez vous feraient très certainement peur, au point de ne plus voyager. "

Voilà... Et avouez que c'est plutôt inconfortable comme position non ?

"Pour revenir à l'accident, mieux vaut attendre les résultats de l'enquête avant de formuler des conclusions hâtives."

Et pourquoi donc ? Nous n'avons plus le droit démettre des théories reposant sur des faits déjà existants et donc ayant déjà existé ? Même si c'est pas cela cela permet de mieux mettre l'information dans son contexte.

En néolibéralisme, la première des causes de catastrophes c'est l'avidité, si ce n'est pas ça ici, tant mieux, maintenant cela ne nous interdit pas d'en parler.

Arrêtez de toujours chercher à m'interdire des sujets de pensée, c'est insupportable... Si vous ne me comprenez pas, au moins ne cherchez pas à me censurer, un minimum de sérénité svp.

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