Défense aérienne : MBDA obtient une commande géante de 1.000 missiles Mistral de la part de cinq pays européens
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Il y a deux façon d'analyser la lettre d'intention signées par cinq pays (Belgique, Chypre, Estonie, Hongrie et France) qui ont exprimé la volonté commune d'acquérir des missiles sol-air très courte portée Mistral. Pour MBDA, qui travaillait depuis plusieurs mois sur ces projets d'achat, c'est évidemment une aubaine. Le missilier doit à terme engranger une commande pouvant dépasser plus de 1.000 missiles (500 unités dans un premier temps) grâce à un FMS à la française (Foreign Military Sales, cet outil qui facilite les ventes d'armement à l'export entre les Etats-Unis et le reste du monde), déjà utilisé dans le cadre du contrat CaMo signé avec la Belgique (vente de 442 blindés). Soit plus de 500 millions d'euros pour les missiles et les systèmes associés. Une intention de commande exprimée par cinq pays déjà utilisateurs du Mistral et annoncée par Emmanuel Macron lundi aux Invalides.
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Cette expression d'intérêt est la conséquence de la guerre en Ukraine, qui a accéléré la décision de ces cinq pays. « Il s'agit d'une première concrétisation de la volonté d'une acquisition conjointe de capacités de défense éligible aux financements de l'Union européenne prévus à la suite du sommet de Versailles de mars 2022 », a expliqué le ministère des Armées. Concrètement, cette acquisition sera réalisée auprès de MBDA par la Direction générale de l'armement (DGA) pour les besoins français mais également belges, chypriotes, estoniens et hongrois. Entré en service en 1988 au sein de l'armée française, le Mistral peut atteindre des cibles jusqu'à six kilomètres de distance.