Et Bruxelles créa l'Europe de l'espace

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Le système de navigation par satellites Galileo est l'un des programmes les plus emblématiques de l'Europe
Le système de navigation par satellites Galileo est l'un des programmes les plus emblématiques de l'Europe (Crédits : © STR New / Reuters)
C'est ce mercredi que l'Europe dévoile sa stratégie spatiale qu'elle va mettre en oeuvre à partir de 2017.

L'Europe spatiale existe déjà avec les programmes emblématiques tels que Galileo et EGNOS dans le domaine de la navigation par satellites,et Copernicus dans l'observation de la Terre. Mais elle ne veut plus être qu'un carnet de chèques. Elle veut être beaucoup plus. En coopération avec l'Agence spatiale européenne (ESA), elle veut prendre le leadership d'une vision spatiale européenne. C'est d'ailleurs pour cela que la commission européenne, qui va dépenser plus de 12 milliards d'euros dans l'espace entre 2014 et 2020, dévoile ce mercredi sa stratégie spatiale développée en quatre axes et qu'elle va mettre en oeuvre à partir de 2017.

Avec l'espace, l'Europe s'est notamment découvert une ambition. Alors qu'elle refuse obstinément de lancer l'Europe de la défense, la commission européenne a aujourd'hui la conviction qu'à travers la dimension stratégique d'une politique spatiale, elle peut rivaliser avec les Etats-Unis, la Chine et la Russie. En tant qu'acteur mondial, l'Europe revendique  sa place à la table des grandes nations spatiales. Car elle estime qu'aucun Etat membre ne peut le faire à sa place. Ainsi, elle souhaite goûter au parfum de la souveraineté et de l'autonomie de décision en assumant très clairement l'accès à l'espace (lanceur). C'est le premier axe sa vision stratégique.

Eviter les dépendances

De façon plus pragmatique, la commission souhaite encourager l'utilisation des applications issues du spatial au travers des PME et des start-up européennes. Ce qui, estime-t-elle, devrait favoriser l'emploi, et pourquoi pas, la croissance économique. Pour ce faire, la commission s'engage à pérenniser les systèmes spatiaux comme Galileo, EGNOS et Copernicus en investissant dans la durée dans ces programmes spatiaux.

Le troisième axe stratégique de la politique spatiale européenne repose sur la volonté de la commission de préserver une industrie européenne, voire un base industrielle et technologique dans le domaine de l'espace à l'échelle européenne, notamment dans les composants spatiaux critiques. Avec l'objectif de rester ou de devenir indépendant sur le plan technologique des autres puissances spatiales. La Commission va donc renforcer son soutien aux PME et aux start-up.

Enfin, la commission, en coopération avec l'ESA et les États membres, veillera à entretenir un accès autonome, fiable et rentable à l' espace. Tout comme elle garantira l'accès au fréquence radio, nécessaires pour faire fonctionner les systèmes spatiaux.

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Commentaires
a écrit le 27/10/2016 à 10:49 :
A LONGUE ECHEANCE L AVENIR DE L HOMME EST D ALLER VOIR VOIR ALLIEURS SI ON PEUT Y TROUVE DES MATIERES PREMIERE?ET CELA RELANCERAS L ESPOIR D UNE CONTINUITE DE CROISANCE A L INFINI POURQUOI PAS?C EST UN VIEUX REVE DEVENUE PRESQUE INDISPENSABLE? VUE LA CROISANSE DEMOGRAPHIQUES INCONTROLE PARS NOS DIRIGENT IRESPONSABLE MAIS QUI SONT GRASSEMENT PAYE AVEC NOS IMPOTS???
a écrit le 26/10/2016 à 14:14 :
C'est la France qui est le cœur du projet spatial, comme pour d'autres aspects (électricité avec un fort déploiement du nucléaire, l'armée, etc ...). Je trouve que les dirigeants français n'ont pas utilisé cette force pour imposer des choix plus conformes à nos intérêts stratégiques. Il faut dire qu'ils ont abandonné la direction de l'Europe aux allemands et anglais !
Ainsi ce n'était pas les intérêts de la France d'ouvrir l'UE aux pays d'Europe centrale et orientale, avec la possibilité d'employer pas cher les salariés qualifiés venus de ces pays. Les Allemands et les Anglais se sont rué dessus, et les Français continuent de laisser venir sur son territoire les gens d'Afrique ! Le Brexit devrait être l'occasion de reprendre les choses en main mais, avec des dirigeants qui s'en fichent, comment défendre les intérêts de notre pays ?
Réponse de le 26/10/2016 à 17:04 :
Vous confondez et mélangez plusieurs choses : Oui la France est au coeur de l'Europe spatiale. Mais elle n'a absolument pas les moyens de l'entretenir seule. Donc il est bien normal pour que les anglais et les allemands y aient un droit de regard, puisque financièrement ils y contribuent largement.

Ensuite sur l'immigration (qu'est-ce que ça vient faire ici ?) : Les anglais ou les allemands n'ont pas plus ou moins besoin de l'immigration que nous. L'impact positif de l'immigration sur l'économie a été prouvé scientifiquement partout, en France comme ailleurs.

Et l'impact psychologique que cela a sur des esprits xénophobes se constate aussi partout. Notamment au Royaume-Uni, puisque cela a justifié un Brexit qui s'annonce être une catastrophe pour tout le monde, ou encore en Allemagne où cela entraine la montée du AfD.
a écrit le 26/10/2016 à 12:27 :
Après l'écrasement du module Schiaparelli sur Mars, ça laisse songeur... L'UE, avance... en capotant !
Réponse de le 26/10/2016 à 17:08 :
Les échecs sont des évènements normaux sur lesquels on construit la réussite.

Vous croyez que la Nasa ne connait pas autant d'échecs que nous ? Elle les a simplement connus plus tôt vu qu'elle a commencé à travailler sur le sujet plus tôt.
Réponse de le 26/10/2016 à 20:26 :
Ce programme relève de l'ESA pas de la commission Européenne...
a écrit le 26/10/2016 à 11:42 :
L'Europe doit avoir une vision spatiale , ne serait ce qu'avec Kourou et Ariane 5 elle dispose déjà de formidables atouts. Elle aurait pu il y a longtemps envoyer des hommes dans l'espace, les Chinois l'ont fait avec les moyens bien plus rudimentaires de vieilles fusées soviétiques recyclées et une valeur bien différente des moyens humains que l'Europe a bien fait de ne pas s'autoriser.
a écrit le 26/10/2016 à 10:54 :
Alors si c'est la "commission" qui est derrière tout ça, il y de quoi s'inquiéter! Toute ses "vues" sont dogmatiques, ses moyens seront des excuses!

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