Et de trois ! Après la Grèce et l'Égypte en 2021, c'est au tour de la Croatie de s'offrir le Rafale F3R de Dassault Aviation qui est proposé par la France. Ou plus exactement de sélectionner l'avion de combat tricolore qui sera prélevé dans la flotte de l'armée de l'air (12 appareils : 2 biplaces et 10 monoplaces) en dépit d'une pression maximale de Washington sur les autorités croates pour qu'elles montent à bord du F-16. Après la sélection du Rafale, Zagreb va négocier avec Paris plusieurs mois pour signer un contrat de 12 Rafale d'occasion armés de missiles air-air MICA, de bombes AASM et enfin d'un canon de 30 mm avec ses munitions, selon nos informations. La France s'engage aussi à donner une formation et un entrainement aux pilotes croates. Soit un contrat global évalué à environ 999 millions d'euros.
L'objectif est de signer un contrat avant la fin de l'année pour pouvoir livrer les six premiers Rafale fin 2023, début 2024, puis un deuxième paquet, fin 2024, début 2025 pour remplacer les vieux MiG hors d'âge de l'armée de l'air croate, dont la fin de parcours est prévu en 2024. Les appareils prélevés dans l'armée de l'air française ont une moyenne d'âge de près de 10 ans et auront un potentiel d'utilisation d'au moins 30 ans. Ce n'est certes pas le contrat du siècle pour la France mais cela reste néanmoins un contrat de plus pour le Rafale. Et il a été obtenu dans un pays européen, le deuxième après la Grèce. Ce qui est clairement la priorité de la ministre des Armées Florence Parly en matière d'exportation.