Et Naval Group remporta le mégacontrat de chasseurs de mines belgo-néerlandais

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Naval Group coule le consortium français STX/Thales et le chantier néerlandais Damen
Naval Group coule le consortium français STX/Thales et le chantier néerlandais Damen (Crédits : ministère de la défense belge)
Le contrat pour la construction et la maintenance de douze nouveaux navires de lutte contre les mines a été attribué au consortium Naval Group / ECA Robotics. Un contrat de plus de deux milliards d'euros.

C'est la fête chez Naval Group, qui réussit un très gros coup commercial aux dépens du consortium français STX/Thales et du chantier néerlandais Damen. Après l'Australie et les pétroliers ravitailleurs, le groupe naval a gagné vendredi en tant qu'outsider un nouveau contrat important, comme l'avait annoncé La Tribune. Naval Group et son partenaire ECA ont remporté l'appel d'offres piloté depuis 2016 par la Belgique sur l'achat de douze chasseurs de mines par la marine belge (six bâtiments) et néerlandaise (six autres) pour un montant de plus de 2 milliards d'euros, dont 1,1 milliard pour la partie belge.

Selon nos informations, Naval Group a remporté haut la main cette compétition devant les deux autres concurrents en arrivant premier sur la totalité des critères : techniques, coopération industrielle (au moins 39 partenaires) et prix. Le montant belge de cet achat pèse 1,11 milliard d'euros, selon le site de la RTBF, ce qui représente 200 millions d'économie par rapport au budget initialement prévu. Ce qui confirme les informations de La Tribune.

Un appel d'offres belgo-néerlandais

Cette modernisation de la flotte belge renforce la position de la Belgique au sein de l'OTAN en tant qu'expert dans le domaine de la chasse aux mines. La marine belge attend le premier de ses six navires en 2023, les Néerlandais étant livrés en 2025. La future capacité utilisera des drones en surface, dans les airs et sous l'eau afin de détecter puis neutraliser des mines. "Grâce à cette nouvelle méthode de travail, le vaisseau-mère et son personnel pourront rester hors du champ de mines car seuls les drones y seront actifs", a expliqué le ministère de la défense belge  dans son communiqué publié vendredi.

Le 8 juin 2018, la Belgique et les Pays-Bas avait officialisé l'achat de seize navires militaires (deux frégates et six navires de lutte contre les mines pour chaque pays) pour un montant total de plus de quatre milliards d'euros. La Belgique avait décidé d'investir 2,2 milliards d'euros dans l'acquisition de ces huit navires. Chaque pays assure la direction d'un programme. Les Pays-Bas s'occupent de celui des nouvelles frégates tandis que la Belgique a pris en charge la construction des douze nouveaux navires de lutte contre les mines pour les deux pays. La mise en service de la première frégate est quant à elle prévue pour 2027.

Les ministres de la Défense belge et néerlandais, Steven Vandeput et Ank Bijleveld, signaient, en marge d'une réunion des 29 ministres de la Défense à l'OTAN, les mémorandums d'entente donnant ainsi "le coup d'envoi de la procédure d'achat de ces navires", selon Steven Vandeput. Les six nouveaux navires de lutte contre les mines remplaceront les cinq bâtiments belges actuellement en service, ainsi que le navire de commandement et de soutien logistique Godetia.

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Commentaires
a écrit le 16/03/2019 à 19:54 :
Bien joué M. Cabirol. Vos informations étaient correctes.

Dommage tout de même que deux entreprises françaises entre en concurrence sur le même appel d'offre.
a écrit le 16/03/2019 à 18:57 :
Ils doivent être contents les Saoudiens, nouveaux propriétaires majoritaires de la boîte.
a écrit le 16/03/2019 à 9:13 :
Pas très malin de casser les prix sur un contrat qui était acquis à la maison mère (thales)
=> 200m€ de perdu
=> j'imagine que cela sera compensé par des de localisation

ces grosses boîtes françaises ne comprennent donc pas qu il faut tenir les prix grâce à la innovation.
(En plus naval group avait aussi la meilleure offre technique! !)

bref le directeur commercial de naval group devrait être licencié pour faute grave : il a fait perdre 200m € de marge
Réponse de le 17/03/2019 à 11:08 :
THALES, maison-mère de qui ...... Naval Group? Erreur, l'actionnaire majoritaire de Naval Group est à 62% l'Etat, THALES en détenant 35%.
Réponse de le 17/03/2019 à 16:28 :
Votre scénario est possible voire probable. Et quid du conflit secret entre ministres des affaires étrangères et de la défense.
a écrit le 16/03/2019 à 6:18 :
Notre président ira-t-il signer ces mirifiques contrats de ventes d'armes, puisque nous ne savons rien faire d'autre que des machines de guerre... sauf les fusils de nos troufions?
Réponse de le 17/03/2019 à 3:50 :
Encore un commentaire sans fondement digne de râleur professionnel :(

Ne sait tu donc pas que la part du PNB mondial consacré à la Défense est a un plus bas Historique avec 1,8 %du PIB ? Chiffre le plus faible depuis qu'on a inventé cette statistique !
Réponse de le 17/03/2019 à 3:51 :
Encore un commentaire sans fondement digne de râleur professionnel :(

Ne sait tu donc pas que la part du PNB mondial consacré à la Défense est a un plus bas Historique avec 1,8 %du PIB ? Chiffre le plus faible depuis qu'on a inventé cette statistique !

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